~ Hope In The Darkness ~

La bicyclette rouge - Kim Dong Hwa

le 08/05/2008 à 22h17
Résumé
Empruntez les nombreux chemins de campagne à la rencontre des habitants de Yahwari. Vous croiserez sûrement cette bicyclette rouge, celle du facteur, qui circule doucement en harmonie avec la nature.

Mon avis
Pour une fois, je vais vous parler d'un manga. Non pardon, d'un manhwa coréen. Y'avait longtemps que j'avais envie de découvrir un peu l'univers des mangas et compagnies, et une de mes "collègues" de la bibli étant très calée en la matière, elle m'a conseillé certains titres, dont celui-ci, que j'ai dévoré !
On suit un jeune facteur rêveur au cours de ses tournées qui parcourent un village rempli de maisons aux adresses originales et poétiques. Le bouquin est composée de plusieurs histoires courtes (3 ou 4 pages) nous emmenant chacune au coeur de récits tour à tour drôles, insolites, tristes.... Ce facteur peu ordinaire connait chacun des petits chemins, chacune des fleurs, chacun des arbres, chacune des maisons qui marquent ses tournées quotidiennes. Il connait bien les gens aussi, et ce qu'ils ont dans le coeur... Il apporte de la bonne humeur à un vieux monsieur qui ne reçoit jamais de lettres, en lui racontant les nouvelles de la ville, il emmène une jeune fille sur son porte bagage pour lui montrer la beauté de cette contrée, il discute avec une vieille femme qui se morfond de ne plus recevoir de lettres depuis que le portable existe, etc... Des petites tranches de vie, qui  donnent le sourire, et font parfois couler une larme. De bien jolies histoires que l'on dévore d'une traite, on en redemande. Je n'ai d'ailleurs qu'une hâte: lire les deux volumes suivants !

Mercredi, j'étais au renseignement avec Isa, elle me montrait le catalogage d'un CD qui comprenaient plusieurs textes lus dont certains lus par Stéphane Freiss:

Isa: Tu vois qui c'est Stéphane Freiss ?
Moi (la bave au coin des lèvres): Oui !! <3
Isa: Je l'ai croisé dans la rue ici à S. y'a pas longtemps, il doit habiter dans le coin !
Moi (tombée de ma chaise): ......

J'ai regardé sur Internet, il semblerait bien qu'il y habite, ce serait sa "maison de campagne" (bizarre une maison de campagne dans la région parisienne mais bon !)





Je sens que je vais souvent aller me balader dans les rues de S., moi ! :p

 
Oui, je sais...
Enfin une journée de stage que je pourrais qualifier de plutôt bonne.

{ J'ai failli rater mon bus ce matin, et je déteste courir après les bus ! Heureusement  je n'ai eu qu'à faire 3 pas en courant avant de voir que c'était un chauffeur que je "connaissais", et je savais donc qu'il m'attendrait. Ouf ! Comme d'hab, j'ai dû attendre 10 minutes le train à la gare, mais en lisant ça passe vite. En plus heureusement, pour une fois il n'y avait pas le mec qui pue l'eau de toilette à 10 Km à la ronde et que j'essaye de fuir au maximum tous les matins dans le bus ou à la gare ! Arrivée à la gare de S., j'attends Caro sur un banc au soleil. Il ne fait pas encore trop chaud à cette heure là, donc ce bain de soleil était bien agréable !
La première heure de la matinée, j'étais aux renseignements avec Isa. Comme la veille, je priais pour que personne ne vienne demander de renseignements quand elle n'était pas dans les parages ! Elle en a profité pour me montrer un peu de catalogage de textes lus. L'heure a finalement passé assez vite, celle d'après j'ai pu rédiger un peu mon mémoire pendant que Caro était au prêt. Puis 12h15, l'heure d'aller manger à notre "cantine" habituelle. On a pu manger dehors, sur la terrasse, pour la première fois. J'avais le soleil en pleine face, chuis devenue rouge comme une écrevisse et ce soir j'ai encore mal aux yeux ! A tous les coups je me suis brûlé la rétine :p  Sur le chemin du retour, j'ai discuté un peu avec Juliette de la crevette qu'elle a dans le ventre. Comme j'ai appris que c'est un petit garçon, je lui ai demandé si sa petite Cloé de 4 ans n'est pas trop déçue, elle qui voulait une petite soeur pour jouer ! De retour à la bib, avec Caro on a bossé une demi heure sur notre étude de cas, puis j'étais (pour la première fois !) au prêt, avec Eric. J'ai trop stressé n'empêche quand ça a été à mon tour (Eric m'avait dit qu'il ferait la première demi-heure et moi la deuxième. Mais il a oublié - et moi j'ai oublié de lui rappeler :p - donc je n'ai fait que 10-15 minutes mais, pour cette première fois, ça m'a suffit !) J'avais toujours tellement peur d'oublier un truc que j'ai eu l'impression de faire n'importe quoi ! J'ai oublié de démagnétiser les documents d'une madame, je m'en suis rendue compte plus tard, mais bon elle n'a même pas sonné à l'antivol de l'entrée donc ça va ! Et pis bien sûr les gens ne faisaient jamais qu'emprunter ou rendre un document, ils avaient toujours quelque chose à demander en plus ! Prolonger le prêt d'un livre, savoir combien il leur restait de livres sur la carte, etc. Pis y'en a pleins qui avaient des amendes à payer pour cause de retard, grrrr. 
Et puis bien sûr, avec la chance que j'ai, il a fallu qu'IL choisisse pile mon heure de prêt pour se pointer. LUI. Fifi. Ce fameux pervers dont j'avais tant entendu parler. Dès que je l'ai vu, me suis doutée que c'était lui. J'ai eu un doute quand Eric lui a tapé la discut' comme à un vieil ami. Mais quand j'ai vu qu'il rendait un bouquin sur les porte jarretelles, mes doutes se sont bien vite envolés ! Heureusement, il s'est adressé seulement à Eric, il ne m'a pas parlé, mais bon j'ai quand même bien perçu son regard lubrique malgré ses lunettes teintées. Beurk et rebeurk ! Et pis bonjour la discrétion entre Sophie qui était là-haut, morte de rire et qui me faisait de grands signes pour me dire "c'est lui, c'est Fifi !", et Nadine, qui était à la base venue pour chercher des livres à nettoyer et qui finalement est restée là à côté de moi en me foutant des coups de coude en gloussant ! Et moi j'essayais de pas rire, tout en évitant soigneusement le regard du bizarroïde ! Et pis Eric l'a envoyé aux renseignements parce qu'il avait un problème. Pas de bol, aux renseignements, y'avait que Caro - ma costagiaire - Isa s'étant enfuie quand elle a été prévenue de la présence du pervers (ce genre de nouvelles circulent vite !)  Cette fois c'était Juliette qui faisait des grands signes à Caro pour la prévenir ! Hi hi, quelle histoire ! C'était marrant au final. Enfin... En plus apparemment on y aura le droit tous les mercredis, puisque c'est son jour. génial ! :s
La journée s'est finit sur une heure de rangement et une heure et demi de travail sur l'étude de cas avec Caro. Avec une bonne migraine aussi ! }

Jour férié bien mérité demain !

La joueuse de go - Shan Sa

le 07/05/2008 à 21h39
Résumé
~ La Joueuse de go raconte l'histoire d'une jeune collégienne mandchoue de 16 ans qui a pour passion le jeu de go, ainsi que celle d'un jeune officier japonais. L'action se déroule principalement en Mandchourie durant l'invasion japonaise (d'où l'intervention de l'officier). La jeune « joueuse de go » défie et terrasse tous ses adversaires, mais elle ne connaît pas encore celui de demain, un jeune officier japonais muté en Mandchourie, dur comme le métal à peine plus âgé qu'elle, qui lui, est dévoué à l'utopie impérialiste.~



Mon avis

< Une magnifique histoire, dans laquelle on se laisse vite happer et de laquelle on n'a plus envie de sortir... Alors que la Mandchourie est occupée par l'armée japonaise, une histoire d'amour se tisse entre un japonais et une jeune chinoise, qui n'ont rien en commun sauf les parties de jeu de Go auquelles ils s'affrontent, et qui vont les lier à jamais. C'est très bien écrit, c'est simple, avec des phrases et des chapitres courts, qui confèrent un rythme haletant au récit, en contant tour à tour l'histoire des deux personnages, avant que chacune ne se mêlent... C'est poignant, c'est dur, c'est beau, c'est triste. Tout ça à la fois, si si. On en tire une belle philosophie, une belle leçon de vie. >


Citations
"Entre la mort et la lâcheté, choisis sans hésiter la mort !"

"Le bonheur est un combat d’encerclement, un jeu de go. Je tuerai la douleur en l’étreignant."


Extrait
«
Je me suis demandé qui était mon adversaire. Les hommes assis là, à votre place, se confondaient, et seules leurs figures de go se distinguaient les unes des autres. Hier, je vous ai vu pour la première fois sur cette colline. A travers vos yeux,j'ai connu le pays de votre origine : sur une terre recouverte de neige éternelle, les arbres brûlent et les flammes s'épanouissent dans le vent. »


Quelques films que j'ai vus récemment, que ce soit en DVD, en Divx ou au ciné !



Trainspotting
Danny Boyle, 1996

(Résumé)




Un film culte,  complètement psychédélique et délirant, dur aussi. Le thème de la drogue y est traité sans tabou ni jugement, avec un humour noir à souhait. Trash, drôle, intelligent, ce film est en plus servi par un casting excellent, le génial Ewan McGregor en tête (mais aussi Robert Carlyle), et par une BO du tonnerre,  tour à tour rageuse ou planante (Blur, Iggy Pop, Lou Reed, etc.). A voir, définitivement !





The Usual Suspects     
Bryan Singer, 1994

(Résumé)


 

Là aussi, y'a pas à dire, on est en présence d'un film culte ! Un bijou de film policier, où le suspens nous tient en haleine jusqu'au dénouement final, assez inattendu. En effet, au fil du film, nos certitudes se dérobent, on croit savoir et finalement on ne sait plus. Qui est ce mystérieux Keyser Söze, que tout le monde craint tant mais qu'on ne voit jamais ? Existe t-il vraiment ou n'est ce qu'une légende comme le croient certains des protagonistes ? Un film réalisé avec brio, et interprété par une belle brochette d'acteurs, dont un Kevin Spacey comme à son habitude magistral !



Funny Games US
Michael Haneke, 2008

(Résumé)





Je le dis tout de suite, âmes sensibles, s'abstenir ! Non, il n'y a pas d'effusion de sang à outrance ni de boyaux qui sortent de partout. Nous sommes en présence d'un film d'horreur intelligent, qui mise tout sur l'aspect psychologique. Mais est ce que ce n'est pas pire finalement ? Le film met vraiment mal à l'aise, car le spectateur est mis en position de voyeur, parce que la souffrance des protagonistes, merveilleusement bien jouée et filmée est difficilement supportable, parce qu'il y a  un enfant dans l'histoire, et pour pleins d'autres raisons encore. Et que dire des deux méchants ? Deux têtes d'ange (interprétées par Michael Pitt et Brady Corbet, tout deux épatants) aux joues bien rondes et roses, toujours très (trop) polis, mais qui se révèlent bien vite être de vrais monstres, qui commettent les pires atrocités en gardant toujours (ou presque !) cette passivité et cette politesse qui les caractérisent. La réalisation rajoute au malaise que l'on ressent avec ses gros plans, ses longs plan-séquences, le silence... Ce n'est que quelques temps après la séance, quand on s'est remis de ses émotions, que l'on prend conscience du génie du film, de son réalisateur et de ses acteurs.
Michael Haneke avait tourné le premier Funny games en 1997. Funny games US est le remake plan par plan de ce premier film, et il a pour but de dénoncer l'extrême violence au USA.
Je ne suis pas sure que le message passe clairement, mais ce qui est sûr, c'est qu'après avoir vu ce film, vous y réfléchirez à deux fois avant de prêter des oeufs à vos voisins !



Les noces funèbres de Tim Burton
Mike Johnson, Tim Burton, 2005

(Résumé)



J'aime beaucoup Tim Burton, et je n'avais pourtant jamais eu l'occasion de voir ce film d'animation. C'est un petit bijou où l'on retrouve bien l'univers et le style de ce réalisateur hors pair. C'est un vrai conte à la fois onirique, poétique, drôle et touchant. L'esthétique est magnifique, gothique à souhait, j'aime ! Les voix de Johnny Depp et d'Helena Bonham Carter entre autres sont un petit plus non négligeable, qui me pousse à vous conseiller de le voir en VO si ce n'est pas déjà fait !



Il y a longtemps que je t'aime
Philippe Claudel, 2008

(Résumé)




Il y a longtemps qu'un film français ne m'avait pas autant plu et bouleversée ! L'histoire est touchante, les personnages sont attachants avec leurs défauts et leurs fêlures qui les rendent si réels, et les acteurs sont excellents, des premiers rôles (Kristin Scott Thomas époustouflante, Elsa Zylberstein vraiment touchante) aux seconds rôles qui donnent la petite touche humoristique au film (le mari bien à l'ouest, les gamines fraîches, spontanées, à croquer, etc...)  Le film est vraiment triste et poignant (surtout le dernier quart d'heure, très intense !), mais il ne tombe jamais dans le pathos et le larmoyant. Rien n'est surjoué, tout est dans la sobriété et la pudeur. Un très beau film, vraiment...

Poor Lil Kitty

le 05/05/2008 à 21h33
Pasha et Luna ont été opérés mardi dernier, afin d'éviter tout risque de pleins de bébés chats partout, si vous voyez ce que je veux dire !

Ils ont été groguis les deux premiers jour, mais ont bien vite retrouvé leur énergie !

Le soucis, c'est que Luna ne supportait pas son pansement, et n'avait de cesse de le lécher. Vendredi, on l'a emmenée chez le véto pour la vérification prévue. Tout allait bien au niveau de la cicatrisation, mais l'idiote d'assistante a remis le même pansement ensuite plutôt que d'en mettre un nouveau, tout en nous disant de revenir absolument si jamais le pansement se décollait. Et bien sûr, vu son acharnement, Luna a fini par arracher un bout du dit pansement ! On a du l'emmener chez le véto ce soir, et l'assistante n'a rien trouvé de mieux à faire, plutôt que de lui refaire son pansement, que de l'affubler d'une collerette, pour éviter qu'elle se lèche. Apparemment ça a enflé à cause des léchouilles, et ça peut être dangereux si jamais elle arrache les fils de la suture....

La pauvre mémère est très gênée, elle a du mal à manger, elle peut pas faire sa toilette, et pour dormir c'est pas top...

Pfff, ça aurait été tellement plus simple de lui mettre un bandage entourant tout son ventre, qu'elle n'aurait surement pas pu enlever....

Pauvre mémère !


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Surfer la nuit - Fiona Capp

le 28/04/2008 à 12h35
Résumé
L'Australie, ses plages de dune. La rencontre de Hannah, qui a quitté le monde clos de l'université pour apprendre à surfer, et Jake, jeune et beau surfeur, dont le rêve est de chevaucher une vague gigantesque en pleine nuit. Leur histoire d'amour sera éphémère.




Mon avis
Un roman simple et plaisant, qui fait rêver à l'Australie et à ses plages. Le fait que le roman soit très accessible pour de "jeunes adultes" (il existe dans une édition pour ados) n'empêche pas un style d'écriture recherché qui nous montre bien que Fiona Capp, auteure australienne, est une véritable écrivaine contemporaine. Il y a une réelle profondeur des personnages, et c'est là la vraie base de l'histoire: les relations humaines sont abordées avec un réalisme étonnant. La difficulté de ces relations surtout, dont les différences de milieu d'origine, de mode de vie, de passions, d'aspirations, sont la cause principale. En outre, le monde des surfeurs est abordé avec une grande sensibilité, bien loin des préjugés habituels.
Un beau roman donc, qui montre une fois de plus que la littérature australienne gagnerait à être plus connue par chez nous !


Extrait
Il est debout près d'elle, et son ombre s'étend sur le corps de la jeune femme. Il aimerait pouvoir toucher son dos parsemé de sel blanc. Son corps bronzé paraît solide. Elle a des jambes d'athlète et ne manque pas d'épaules. Elle n'a rien de ces filles maigres et osseuses qu'il a connues dans les quartiers résidentiels. Ces filles dont la beauté a une sorte de vernis qui le laisse perplexe. Jake ne saurait dire en quoi Hannah lui convient, ce qu'il sait, c'est qu'elle vient d'une autre planète et que, malgré toutes ses connaissances, il y a pleins de choses qu'elle ne sait pas. Ce qui l'étonne le plus, c'est la manière dont elle semble n'avoir aucun projet et pourtant parle de futur comme si elle en avait le contrôle.

{ La fin de semaine n'a pas été plus palpitante que le début. Toujours la même chose. Mais, Oh miracle ! Anne nous a donné notre planning de la semaine prochaine (mais elle n'a pas été très bavarde, fallait pas en attendre trop non plus.), et devinez quoi ? On va faire un peu autre chose que cette fichue étude de cas !  Chaque jour de la semaine on va découvrir un peu chaque section (historique, budget, fonctionnement, tout ça tout ça). Il semblerait que l'on va enfin apprendre des choses. Well, I hope.



Il faudra par contre attendre la semaine suivante pour être initiées au prêt/ retour/ rangement/ inscription/ etc. En même temps, une des collègues ne nous a pas donné très envie de rencontrer le public en nous parlant du pervers qui vient très souvent à la médiathèque, qui emprunte toujours le même livre sur les porte jarretelles, qui voulait savoir s'ils n'avaient pas de vidéos coquines, et qui une fois a confié à l'une des employées qu'à 50 ans il n'avait jamais été avec aucune fille.
La collègue nous a sorti: "Comme vous êtes des nouvelles têtes, c'est sur qu'il va venir vous voir !" Hmmm j'en frétille d'impatience... }

Voilà voilà pour les nouvelles de la semaine !


Le nouveau single
de Coldplay sur les
 ondes dès Mardi ! :)



Larmes, frissons, émotions.
L'impression de se sentir lessivée,
mais aussi apaisée,
presque en paix.


* Merci Damien *


Why D'You Sing Hallelujah,
If It Means Nothing To Ya ?


Début de semaine chiant à mourir.

Avec Caro, on continue à s'autogérer. On a toujours rien vu d'autre que notre travail sur la salle d'études, alors que tous nos compatriotes de l'IUT font du prêt, du rangement, de l'équipement. Toutes les choses normales qu'on fait en bibliothèque. Toutes les choses qui font qu'on se sent utile sur son lieu de stage.

Nous on fait limite tapisserie. Pas facile pour l'intégration.

Je pense que certaines personnes pensent qu'on ne fait pas grand chose. C'était vrai hier, où l'on a passé le plus clair de notre temps à bavarder et à râler. Nous n'avions plus rien à faire, et aucune directive. Et pour cause, Anne, qui je le rappelle est notre "maitre de stage" - et qui est la personne qui nous a "recrutées" - n'a pas daigné nous accorder cinq minutes de son temps. On devait avoir un "rendez-vous" avec elle mardi aprem pour faire un point sur l'avancée de notre travail, mais madame était archi-méga-overbookée (Caro l'a vu rêvasser au rayon philo, mais bon, passons), elle nous a dit qu'on "prendrait un autre rendez vous plus tard". C'était limite "prenez contact avec ma secrétaire pour un rendez vous". Ouais c'est ça Madame la Ministre.



Autant dire que j'ai parfois des envies de meurtre, et que ça s'arrange pas quand une autre "collègue" que j'ai du mal à piffrer, passe son temps à nous appeler "les stagiaires". "Bonjour les stagiaires", "Alors vous faites quoi les stagiaires ?"

- On a des prénoms, pétasse.

Hier donc, on s'ennuyait pire que des rats morts. On a fait 36 000 photocopies de bouquins qui pourraient nous servir pour notre mémoire, en prenant bien notre temps. Le photocopillage tue le livre le temps. On écrivait le titre dessus, ça devenait limite de la calligraphie tellement on prenait notre temps pour bien faire chaque lettre. Bref, on essayait de tout faire pour avoir quelque chose à faire. Ce fut l'une des journées les plus longues de ma vie, à égalité avec la JAPD (les beaux militaires en moins).

Heureusement, aujourd'hui, Eric revenait de ses quatre jours de congé. Avec Caro on lui a limite sauté dessus comme des petits chiens jappant au retour de leur maître. Il a tout de suite pris le temps de faire un point avec nous. J'ai pas pu m'empêcher de lui dire qu'on s'était fait chier hier. Je me suis retenue de lui dire tout le bien que je pensais de sa chère collègue. Du coup on a trouvé quoi faire pour la journée, toujours à propos de notre travail sur la salle d'études. On a pas osé lui demander de changer le planning pour qu'on puisse enfin commencer à voir autre chose.

Là je sature vraiment. J'en suis à un point où j'aimerais bien passer mes journées à faire du catalogage, à couvrir des bouquins, à faire le ménage, à chasser les poux du livre et les petites vrillettes, tout, tout pour faire autre chose. Pour voir autre chose. Pour avoir l'impression de servir à quelque chose. D'ailleurs quand Eric nous a demandé si on voulait aider à démonter l'expo mardi prochain, j'ai pas pu m'empêcher de  crier un "Avec plaisir !" dans une explosion de joie. Je crois qu'on m'aurait proposer d'aller à un concert d'Oasis, ma réponse n'aurait pas sonné plus enthousiaste !

C'est pathétique tout ça. Mais je vais survivre.

Plus que 8 semaines et 2 jours !

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