Dans Valse avec Bachir, Ari Folman nous livre, sous la forme d’un film d’animation autobiographique, des images de la première guerre du Liban telle qu’il l’a vécue, ainsi que ses compatriotes de l’armée israélienne, au début des années 1980. Après avoir parlé, un soir, à l’un de ses amis hanté par des cauchemars récurrents liés à cette guerre, Ari décide de partir en quête de ce passé enfoui, dont il n’a plus qu’un souvenir : une vision étrange de lui et deux autres soldats sortant nus de la mer… Il va, à partir de là, effectuer un travail de mémoire, en allant interroger tour à tour différents acteurs ou témoins de cette guerre… Peu à peu, le puzzle se reforme dans son esprit, jusqu’à l’effroyable massacre des camps de Sabra et Chatila, perpétré par les phalanges chrétiennes, sous les yeux de l’armée israélienne...
Ce film indescriptible est une sorte de thérapie personnelle, mais aussi et surtout une violente dénonciation de la guerre et de son inutilité. Le graphisme est magnifique, à la fois riche et dépouillé, les personnages nous apparaissent étrangement réels, à l’instar des chiens du début du film, effrayants et plus vrais que nature… Certaines images sont très fortes et prennent aux tripes, comme celle de la vision d’Ari, qui revient plusieurs fois dans le film. Il y a une vraie tension dans chaque image : grâce aux couleurs particulières, mais aussi (et surtout ?) à la musique, magnifique et omniprésente. Elle rythme le film et contraste avec les gestes lents des personnages, elle nous plonge littéralement dans l’histoire, au point que l’on semble incapable d’en sortir. On est pris dans les mailles, et on découvre les images au fur et à mesure des récits des personnages, au fur et à mesure des réminiscences d'Ari…Tout nous amène inexorablement au jour de ce massacre dans les camps palestiniens, à cette fin bouleversante, presque insoutenable… Je me suis tellement retenue pour pas pleurer que j’ai une énorme boule qui s’est formée dans ma gorge. Je suis ressortie ébranlée par ce film, mais avec l’envie d’en savoir plus sur cette période de l’Histoire. Et avec la sensation d’avoir vu le meilleur film de l’année. Un chef d’œuvre.
Ce film indescriptible est une sorte de thérapie personnelle, mais aussi et surtout une violente dénonciation de la guerre et de son inutilité. Le graphisme est magnifique, à la fois riche et dépouillé, les personnages nous apparaissent étrangement réels, à l’instar des chiens du début du film, effrayants et plus vrais que nature… Certaines images sont très fortes et prennent aux tripes, comme celle de la vision d’Ari, qui revient plusieurs fois dans le film. Il y a une vraie tension dans chaque image : grâce aux couleurs particulières, mais aussi (et surtout ?) à la musique, magnifique et omniprésente. Elle rythme le film et contraste avec les gestes lents des personnages, elle nous plonge littéralement dans l’histoire, au point que l’on semble incapable d’en sortir. On est pris dans les mailles, et on découvre les images au fur et à mesure des récits des personnages, au fur et à mesure des réminiscences d'Ari…Tout nous amène inexorablement au jour de ce massacre dans les camps palestiniens, à cette fin bouleversante, presque insoutenable… Je me suis tellement retenue pour pas pleurer que j’ai une énorme boule qui s’est formée dans ma gorge. Je suis ressortie ébranlée par ce film, mais avec l’envie d’en savoir plus sur cette période de l’Histoire. Et avec la sensation d’avoir vu le meilleur film de l’année. Un chef d’œuvre.


Commentaires
Par Justine le 01/07/2008 à 09h11
Je l'ai vu hier et wahou ! On ressort un peu bizarre mais bon ! Vraiment très beau film.
Par Emy le 30/06/2008 à 21h32
Je n'ai entendu que des éloges sur ce film, et même si j'avoue que ça ne me tente pas plus que ça, je pense que ça peut être super intéressant de le voir pour en apprendre plus sur cette période de l'Histoire comme tu dis.
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