Je ne vais pas y aller par quatre chemins: ce stage me pèse. J'ai vraiment hâte d'être au 21 juin. Sauf pour le mémoire et la soutenance...
Grosse démotivation dès le matin, fatigue chronique, irritabilité. ça ressemble à une pub pour les cachets contre le rhume ou un truc du genre. Mais nan, c'est juste moi chaque jour de la semaine.
Les journées se suivent et se ressemblent, je m'ennuie, j'apprends rien, j'ai des envies de meurtres sur ma costagiaire qui me coure sur le haricot. Je me sens pas à ma place. Je me sens démotivée. Je ne veux pas devenir bibliothécaire. Mais qu'est ce que je pourrais bien faire d'autre ?

On a été intégrées dans le planning une semaine. Puis après on existait de nouveau plus. Une fois n'est pas coutume: SOS Eric. Il nous a dit que du coup on pouvait s'intégrer nous même dans le planning. Mais ça fait qu'on est toujours en binôme avec quelqu'un. Comme si on n'était pas aptes à faire quelque chose toutes seules (sauf aujourd'hui où j'étais au prêt toute seule "grâce" à l'absence de Juliette.)
Pour notre étude de cas, là par contre, on a été livrées totalement à nous mêmes. On a tout fait toutes seules alors qu'on a aucune expérience. Eric a lu notre travail. Seulement lui, alors que je rappelle qu'en théorie ce n'est pas lui notre responsable de stage. Il a dit qu'on avait bien bossé. Mais avec mon irritabilité, j'ai moyennement apprécié les quelques remarques. Pourtant constructives et pas du tout méchantes (c'est Eric quoi !). Si même lui en arrive à m'énerver parfois un peu, c'est vous dire mon degré de ras le bol !
Le truc c'est que mon manque de confiance en moi habituel est à son paroxysme en ce moment. Je me sens à la hauteur de rien. Je veux pas le décevoir. Je veux pas LES décevoir. Je prends mal chaque petite remarque, même dite sur un ton blagueur, parce que j'ai peur qu'ils pensent que je ne fais rien. Que je ne fais pas bien. Que je ne sais pas prendre d'initiative. Que je ne sers à rien. Bref.
Et puis la culture, mes amis, la culture. Franchement j'ai des lacunes en tout. Eux ils connaissent tellement de choses. Tellement d'auteurs, tellement de bouquins. On croirait qu'ils ont tout lu. Pareil pour Caroline. Moi j'ai tellement l'impression de passer pour une cruche. J'en suis réduite à faire semblant de connaitre des trucs.
Pareil pour tout ce qui est de l'ordre de l'actualité, de la politique, des différents conflits. En général chuis larguée dans les conversations. Donc là encore j'essaye de sauver les apparences. Mais y'a jamais une phrase intelligente qui ne sorte de ma bouche.
Vous pouvez pas savoir à quel point je me sens niaise.
C'est pathétique, mais le seul moment de la journée que j'aime bien, c'est le moment où je prends les transports. J'ai toujours bien aimé les transports en commun. En général on me regarde avec de grands yeux quand je dis ça. Mais c'est vrai. J'aime bien cette forme de sociabilité. Voir les mêmes gens tous les jours, ça me crée mes petites habitudes rassurantes. J'aime bien observer les gens, dès fois je leur donne des petits surnoms. Quand je les vois plus je me demande ce qu'ils deviennent. Bref.
Je vous ai dépeint un tableau bien noir, mais tout n'est pas si négatif. Y'a des gens vraiment sympas dans cette bib, à l'instar de Sophie, qui est vraiment adorable et me fait délirer ! Pierre et Christine débordent de gentillesse aussi. Et d'autres. Comme Eric, vous l'aurez compris. Dès fois il pète des durites, j'adore ! Genre ce midi, il était super en colère contre la chef, alors quand il a pressé son pamplemousse dans son verre, il a imaginé que c'était sa tête, et il était là "je t'écrabouille J., je t'écrabouille". Sorti du contexte, c'est naze, mais je peux vous dire que c'était très drôle à voir !
Et je suis désolée de vous décevoir, mais Fifi le pervers n'est pas venu hier. Il a appelé pour dire qu'il ne viendrait pas (genre ça nous intéresse !) parce que.....Je vous le donne en mille.... Il s'est fait "agresser sexuellement" (ce sont ses mots !) en allant acheter Le Figaro dans un bar !! Mais bien sûr ! Il a dû prendre ses rêves pour des réalités, sacré Fifi !
Bref, bref, bref. Un stage pas super constructif. Des moments de démotivation intense couplés à une explosion de complexes et de manque de confiance en moi, en mon avenir, en les autres, tout ça tout ça.
Grosse démotivation dès le matin, fatigue chronique, irritabilité. ça ressemble à une pub pour les cachets contre le rhume ou un truc du genre. Mais nan, c'est juste moi chaque jour de la semaine.
Les journées se suivent et se ressemblent, je m'ennuie, j'apprends rien, j'ai des envies de meurtres sur ma costagiaire qui me coure sur le haricot. Je me sens pas à ma place. Je me sens démotivée. Je ne veux pas devenir bibliothécaire. Mais qu'est ce que je pourrais bien faire d'autre ?

Pour notre étude de cas, là par contre, on a été livrées totalement à nous mêmes. On a tout fait toutes seules alors qu'on a aucune expérience. Eric a lu notre travail. Seulement lui, alors que je rappelle qu'en théorie ce n'est pas lui notre responsable de stage. Il a dit qu'on avait bien bossé. Mais avec mon irritabilité, j'ai moyennement apprécié les quelques remarques. Pourtant constructives et pas du tout méchantes (c'est Eric quoi !). Si même lui en arrive à m'énerver parfois un peu, c'est vous dire mon degré de ras le bol !
Le truc c'est que mon manque de confiance en moi habituel est à son paroxysme en ce moment. Je me sens à la hauteur de rien. Je veux pas le décevoir. Je veux pas LES décevoir. Je prends mal chaque petite remarque, même dite sur un ton blagueur, parce que j'ai peur qu'ils pensent que je ne fais rien. Que je ne fais pas bien. Que je ne sais pas prendre d'initiative. Que je ne sers à rien. Bref.
Et puis la culture, mes amis, la culture. Franchement j'ai des lacunes en tout. Eux ils connaissent tellement de choses. Tellement d'auteurs, tellement de bouquins. On croirait qu'ils ont tout lu. Pareil pour Caroline. Moi j'ai tellement l'impression de passer pour une cruche. J'en suis réduite à faire semblant de connaitre des trucs.
Pareil pour tout ce qui est de l'ordre de l'actualité, de la politique, des différents conflits. En général chuis larguée dans les conversations. Donc là encore j'essaye de sauver les apparences. Mais y'a jamais une phrase intelligente qui ne sorte de ma bouche.
Vous pouvez pas savoir à quel point je me sens niaise.
C'est pathétique, mais le seul moment de la journée que j'aime bien, c'est le moment où je prends les transports. J'ai toujours bien aimé les transports en commun. En général on me regarde avec de grands yeux quand je dis ça. Mais c'est vrai. J'aime bien cette forme de sociabilité. Voir les mêmes gens tous les jours, ça me crée mes petites habitudes rassurantes. J'aime bien observer les gens, dès fois je leur donne des petits surnoms. Quand je les vois plus je me demande ce qu'ils deviennent. Bref.
Je vous ai dépeint un tableau bien noir, mais tout n'est pas si négatif. Y'a des gens vraiment sympas dans cette bib, à l'instar de Sophie, qui est vraiment adorable et me fait délirer ! Pierre et Christine débordent de gentillesse aussi. Et d'autres. Comme Eric, vous l'aurez compris. Dès fois il pète des durites, j'adore ! Genre ce midi, il était super en colère contre la chef, alors quand il a pressé son pamplemousse dans son verre, il a imaginé que c'était sa tête, et il était là "je t'écrabouille J., je t'écrabouille". Sorti du contexte, c'est naze, mais je peux vous dire que c'était très drôle à voir !
Et je suis désolée de vous décevoir, mais Fifi le pervers n'est pas venu hier. Il a appelé pour dire qu'il ne viendrait pas (genre ça nous intéresse !) parce que.....Je vous le donne en mille.... Il s'est fait "agresser sexuellement" (ce sont ses mots !) en allant acheter Le Figaro dans un bar !! Mais bien sûr ! Il a dû prendre ses rêves pour des réalités, sacré Fifi !
Bref, bref, bref. Un stage pas super constructif. Des moments de démotivation intense couplés à une explosion de complexes et de manque de confiance en moi, en mon avenir, en les autres, tout ça tout ça.
Mais mes petites habitudes sont là. Et vous savez comme elles me sont chères.
Je survivrai, donc.
{...}
Je survivrai, donc.
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