~ Hope In The Darkness ~

Début de semaine chiant à mourir.

Avec Caro, on continue à s'autogérer. On a toujours rien vu d'autre que notre travail sur la salle d'études, alors que tous nos compatriotes de l'IUT font du prêt, du rangement, de l'équipement. Toutes les choses normales qu'on fait en bibliothèque. Toutes les choses qui font qu'on se sent utile sur son lieu de stage.

Nous on fait limite tapisserie. Pas facile pour l'intégration.

Je pense que certaines personnes pensent qu'on ne fait pas grand chose. C'était vrai hier, où l'on a passé le plus clair de notre temps à bavarder et à râler. Nous n'avions plus rien à faire, et aucune directive. Et pour cause, Anne, qui je le rappelle est notre "maitre de stage" - et qui est la personne qui nous a "recrutées" - n'a pas daigné nous accorder cinq minutes de son temps. On devait avoir un "rendez-vous" avec elle mardi aprem pour faire un point sur l'avancée de notre travail, mais madame était archi-méga-overbookée (Caro l'a vu rêvasser au rayon philo, mais bon, passons), elle nous a dit qu'on "prendrait un autre rendez vous plus tard". C'était limite "prenez contact avec ma secrétaire pour un rendez vous". Ouais c'est ça Madame la Ministre.



Autant dire que j'ai parfois des envies de meurtre, et que ça s'arrange pas quand une autre "collègue" que j'ai du mal à piffrer, passe son temps à nous appeler "les stagiaires". "Bonjour les stagiaires", "Alors vous faites quoi les stagiaires ?"

- On a des prénoms, pétasse.

Hier donc, on s'ennuyait pire que des rats morts. On a fait 36 000 photocopies de bouquins qui pourraient nous servir pour notre mémoire, en prenant bien notre temps. Le photocopillage tue le livre le temps. On écrivait le titre dessus, ça devenait limite de la calligraphie tellement on prenait notre temps pour bien faire chaque lettre. Bref, on essayait de tout faire pour avoir quelque chose à faire. Ce fut l'une des journées les plus longues de ma vie, à égalité avec la JAPD (les beaux militaires en moins).

Heureusement, aujourd'hui, Eric revenait de ses quatre jours de congé. Avec Caro on lui a limite sauté dessus comme des petits chiens jappant au retour de leur maître. Il a tout de suite pris le temps de faire un point avec nous. J'ai pas pu m'empêcher de lui dire qu'on s'était fait chier hier. Je me suis retenue de lui dire tout le bien que je pensais de sa chère collègue. Du coup on a trouvé quoi faire pour la journée, toujours à propos de notre travail sur la salle d'études. On a pas osé lui demander de changer le planning pour qu'on puisse enfin commencer à voir autre chose.

Là je sature vraiment. J'en suis à un point où j'aimerais bien passer mes journées à faire du catalogage, à couvrir des bouquins, à faire le ménage, à chasser les poux du livre et les petites vrillettes, tout, tout pour faire autre chose. Pour voir autre chose. Pour avoir l'impression de servir à quelque chose. D'ailleurs quand Eric nous a demandé si on voulait aider à démonter l'expo mardi prochain, j'ai pas pu m'empêcher de  crier un "Avec plaisir !" dans une explosion de joie. Je crois qu'on m'aurait proposer d'aller à un concert d'Oasis, ma réponse n'aurait pas sonné plus enthousiaste !

C'est pathétique tout ça. Mais je vais survivre.

Plus que 8 semaines et 2 jours !


Une semaine de passée. Plus que 9 !

Cette première semaine de stage n'a pour être honnête pas été des plus palpitantes. Je vous entends d'ici vous dire "Ayé, elle va encore se plaindre", "elle est jamais contente", "la chieuse, le retour", ou autres expressions plus imagées. Vous n'avez ptet pas tort !





Je vais expliciter tout ça.
Mardi matin, premier jour du stage, j'arrive à la gare de S. super en avance (pas le choix à cause des bus). J'attends Caro et on se rend à la bib, où on arrivera pile en même temps que la directrice. Notre "maitre de stage" est normalement Anne, mais comme elle n'est pas là ce jour là, c'est Eric qui nous fait la visite de la bib et nous montre diverses choses. Haaaa Eric, notre maître Yoda à nous. Un homme pas tout jeune, bien barbu, et surtout très très gentil. La bienveillance incarnée. Il a un côté un peu à l'ouest, mais il est adorable. Ce qui était bien, c'est qu'on a vu que notre arrivée avait été préparée. Il nous a donné un organigramme avec les photos du personnel, un planning, et une fiche expliquant en quoi consistera notre étude thématique. Voilà où se situe le principal problème, cette étude thématique...

J'explique:
On devra rendre à l'issue des deux mois et des poussières de stage un "mémoire de stage": une partie purement descriptive type rapport de stage classique, et une partie plus "réfléchie" on va dire, une étude thématique donc, sur un des aspects du stage. En général, les bibliothèques habituées aux stagiaires ont déjà des idées de thèmes qui pourraient leur être utiles. Du genre "réactualiser le fonds de sciences sociales" ou "passer de la CDU à la classification Dewey" (miam, passionnant !). La médiathèque où Caro et moi faisons notre stage nous a mis sur le même sujet: analyser la salle d'études et proposer des solutions pour la rendre plus attractive. La salle d'études est un petit espace de la médiathèque où il y a des tables pour bosser et des ouvrages de références, des usuels, etc. (c'est surtout un gros fourre-tout si vous voulez mon avis !). Bref.

Où est le problème me demanderez vous ?
Déjà, le fait qu'on soit toutes les deux sur le même sujet est un premier problème. Il va nous falloir bosser ensemble mais trouver deux problématiques différentes pour ne pas pondre un mémoire identique.
Le deuxième problème, c'est le planning qui prévoit que les deux premières semaines du stage, on ne bosse que sur cette salle d'études. Rien d'autre. Pas d'accueil du public, pas de découverte des diverses activités de la bib, pas de catalogage, d'équipement, de recherche documentaire, etc etc.

Concrètement:
Notre première semaine a surtout consisté à passer le plus clair de notre temps dans cette salle d'études à regarder un par un les quelques 1800 bouquins qui s'y trouvent. Voir quand ils ont été édités, leur état, s'ils sont bien à leur place dans cette salle, etc. Voilà pourquoi j'étais courbaturée le premier jour, après 5 heures passées à prendre un par un des livres pas légers légers (ben ouais, ce sont des usuels, pas des livres de poche !), à me baisser, à me relever. Bref, que du bonheur ! Je vous rassure, nous n'avons pas fait que cela de toute la semaine. Quoique pas loin, parce qu'il y avait de quoi faire ! C'était un peu le bazar dans cette salle, et surtout que de vieilleries ! Beaucoup de livres des années 1970 et même d'avant les années 1960 (y'a un bouquin de 1889 !). On a réfléchi à nos problématiques, qu'on a pas trouvées, même si diverses pistes nous sont venues à l'esprit. On a aussi établi un mini questionnaire (reusement que quelques uns de mes souvenirs du cours de "construction d'enquête" de 2ème année de socio me sont revenus à l'esprit !), qu'on a fait passé à une dizaine de personnes fréquentant la salle d'études. D'ailleurs j'étais plutôt contente de moi car j'ai réussi à aborder les gens sans trop de craintes (comme quoi ma timidité est parfois contrôlable). Donc avec tout ça, on a fait des tableaux excel et des camemberts pour montrer combien de livres de telle ou telle décennie il y a pour chaque domaine (46% de livres des années 70 pour tout ce qui psycho/philo !), et on a fait un petit bilan des résultats de l'enquête par questionnaire (pas très concluant avec 16 réponses !).

Et le reste du personnel ?
On a été vraiment livrées à nous mêmes, à nous démerder sans vraiment savoir quoi faire avec toutes ces données et quelles sont leurs attentes précises. Ce n'était pas de leur faute, car on est arrivées en pleine semaine des marchés publics, c'est-à-dire la semaine où ils devaient tous boucler des dossiers avec leurs choix de fournisseurs et pleins de trucs compliqués de ce style, c'était un peu le rush. Donc pas beaucoup de temps pour nous. Reusement qu'Eric était là pour nous rendre visite et s'assurer que nous n'avions pas dépéri dans notre salle d'études ! Anne - qui est notre "maitre de stage", c'est marqué sur les conventions - ne nous a pas adressé 3 mots de la  semaine, ça promet !
Ce qui est surtout embêtant dans cette situation, c'est que ce n'est pas facile de faire son trou dans ces conditions. Pas beaucoup de contact ni avec le personnel ni avec le public ne permet pas de se sentir "chez soi". J'aurais préféré qu'on soit intégrées dans le planning comme le reste du personnel. Y'a que comme ça qu'on apprend. Et là j'ai peur qu'on apprenne pas grand chose. Et en plus de tout ça, parano comme je suis, j'ai toujours peur que les "collègues" nous jugent, comme s'ils pensaient qu'on ne faisait rien parce qu'ils ne nous voient pas ou presque de la journée. Et puis qu'ils se disent que je suis pas intéressante, parce que je parle pas beaucoup. Et puis tant d'autres choses encore...

La suite du planning
Après ces 2 semaines consacrées exclusivement à notre étude thématique, on devrait enfin découvrir les différentes sections la 3ème semaine, grâce à des présentations l'après midi. Ce n'est qu'au bout de la 4ème semaine qu'on aura enfin le droit de faire de l'accueil, du prêt, tout ça ! Vivement !
Mais l'autre problème qui m'embête, c'est qu'avec Caro on a toujours exactement le même planning, et ça me plait moyen. Elle est très gentille, et à l'IUT on s'entendait très bien. Mais on était pas dans le même groupe, donc on ne se voyait pas tout le temps... et ça me suffisait ! Là après 5 jours à passer près de 9h non-stop avec elle par jour, je sature un peu...  Et en plus on va avoir exactement les mêmes choses à écrire dans notre mémoire...

Les points positifs
Parce que oui, il y en a, ouf !  Déjà, et malgré tout ce que j'ai pu dire avant, heureusement qu'on est deux pour cette étude thématique, parce qu'il y a du boulot et que si j'avais été seule à le faire j'aurais sérieusement déprimé !
Et puis, le personnel est quand même bien sympathique, il y a l'air d'y avoir globalement une bonne ambiance ! Le cadre et la bib sont chouettes. Le midi on mange à une cantine, un vrai repas, ça me change des sandwichs quotidiens de l'IUT ! Et puis il y a Eric. Et puis si ça se trouve le reste du stage sera plus palpitant. Et puis deux mois et demi ça passe vite !


Et puis demain, c'est lundi, et le lundi, pas de bibli !

Bye Bye Baby, Don't Be Long....

le 20/04/2008 à 17h58
C'était il y a quoi ? 4 ans ? J'avais eu un vrai coup de coeur pour cette série qui sortait de l'ordinaire avec son sujet palpitant: 4400 personnes disparues à différentes époques reviennent toutes au même moment, et dotées de dons incroyables ! Enlevés par des extraterrestres ? Histoire de faille spatiotemporelle ? Il y avait pleins de théories possibles et matière à faire une série qui allait tenir en haleine des millions de téléspectateurs !  C'était d'ailleurs un peu la série star de M6.

Quatre ans plus tard, on sait depuis longtemps que les 4400 ont en fait été envoyés dans le futur puis renvoyés dans le présent histoire de changer l'avenir. Et puis il s'en est passé des choses, ce serait trop long à récapituler. Et la série, qui n'était plus la chouchoute ni de M6 ni du public a été reléguée en deuxième (voire troisième !) partie de soirée. Faut dire que la série s'était assez vite essoufflée. Autant la première saison m'avait bluffée, autant dès la deuxième je m'ennuyais ferme devant certains épisodes. L'intrigue s'engluait un peu dans des histoires loufoques ou tirées par les cheveux, et je me demandais souvent si les scénaristes savaient vraiment où ils allaient. J'étais souvent perdue et la disparition de certains personnages clés m'avait déçue. J'en étais venue à ne suivre que distraitement la saison 3 et j'ai même failli ne pas regarder cette saison 4. Heureusement que j'ai changé d'avis ! La saison 4, bien que le démarrage ait été un peu lent, a rendu la série de nouveau cohérente en la remettant sur les rails ! L'intrigue était recherchée et renvoyait à des situations du début, ce qui a permis de raccrocher certains wagons (pour rester dans le vocabulaire ferroviaire !) et de faire de la série un tout cohérent et non 4 saisons qui se juxtaposent. Le tout agrémenté d'un suspens haletant, de retournements de situation, de personnages plus étoffés. Plus la fin de la saison approchait, plus je la trouvais prenante. Dommage qu'il ait fallu attendre la fin de la série (et oui, cette saison 4 était la der des der !) pour retrouver la qualité des débuts.

Et que dire du final d'hier ? Une vrai bonne fin comme je les aime, avec ce qu'il faut d'ambiguïté et de mystères non résolus. Une fin mi happy-end, mi unhappy-end...

Durant 4 ans, on s'est demandé qui étaient les vrais héros de la série: les 4400 ou les agents Tom et Diana ? Qui allait donc sortir vainqueur ? Les gens dotés de capacités ou le gouvernement ? La bande à Shawn Farrell et Jordan Collier ou le NTAC ? Et finalement, la bande à Jordan ou la bande à Shawn ?


Seattle devenue la Cité Promise, je crois qu'on a  notre réponse...



Merci pour vos différents messages de soutien !



Je fais un article rapide qui disparaitra surement, trop la flemme d'écrire quelque chose de construit, chuis explosée et courbaturée comme une grand-mère ! (hey, qui a dit que c'était reposant de bosser dans une bibliothèque ! )

Cette 1ère journée de stage s'est bien passée. Les gens ont tous (ou presque !) l'air sympa.

Je vous donnerai plus de détails d'ici quelques jours, parce que là en une journée j'ai pas vraiment pu me faire une opinion: trop de têtes et de noms à retenir, des choses encore un peu floues sur le contenu du stage, et faut que je me fasse un peu au rythme !

Mais globalement c'est plutôt positif.

Je serai plus bavarde d'ici la fin de semaine, promis !
Je stresse pour mon 1er jour de stage demain,

Je décide d'aller faire une razzia à la FNAC pour me changer les idées,

La FNAC est fermée pour inventaire,

Je m'achète des chaussures,

Vu le temps, impossible de les mettre pour l'instant,

Je me suis laissée saper le moral par quelque chose de bête,

Comme d'habitude me direz vous,

J'en ai marre de ce moral qui monte et qui descend,

qui fait des zig zag incessants,


ça commence à me donner mal au COEUR


(En plus j'ai passé un week end pourri,
mais au moins j'ai fini mon dossier de bibliographie...)

# Apocalypse Please #

le 11/04/2008 à 19h51
Ayé... C'est fini...

Beaucoup de choses à dire. Mais pas envie de tout dire. Trop difficile de mettre des mots sur tout.

Commençons par un petit retour en arrière.

Mercredi Show case de la prof d'anglais avec un de ses amis guitaristes. (...) Elle avait une extinction de voix. Mais c'était chouette quand même. Je commence à aimer le genre country folk. Pas pu lui dire au revoir comme je voulais. Dans le groupe précédent, certaines sont sorties en pleurs ! Chez nous les gens s'en foutaient trop. Je lui écrirai un petit mail pour la remercier de sa gentillesse et de sa bonne humeur. L'aprem, cours d'éco avec le groupe de D. La VBS devenue gentille (même si toujours pas nette) nous avait fait des sablés maison. On aurait dit un cours de cuisine quand elle nous a donné la recette. J'ai pas tout capté. Juste qu'il fallait faire une grosse boule, puis des ptites boules, puis des boudins. Vais pas aller loin avec ça ! Sans oublier la conversation sur le maroille que la VBS a eu avec Martin, son compatriote du ch'nord !

Jeudi Pas grand chose à signaler. Un cours sur les documents sonores super pessimiste. Le métier de discothécaire est voué à mourir. C'est le prof qui le dit. Bientôt la musique sera complètement dématérialisée, ce sera l'ère du tout numérique. Qu'allons nous devenir mes amis ? Après les cours Emmanuelle et moi avons regardé des mémoires de stage d'anciens élèves. Je sais pas si ça nous a beaucoup aidé mais ça aura eu le mérite de nous faire rire. Y'en a une qui s'y croyait trop entre les remerciements à ses parents pour leur soutien (elle leur dédie son mémoire, ça doit leur faire une belle jambe) et son "le dernier jour du stage, je n'ai pas dit "au revoir" à mes collègues, mais "à bientôt". Enfin...

A tout ça il faut ajouter le rush pour finir la mise en page du projet tutoré, tout relire, faire toutes les mises au point avec les filles par mail jusque 22h30 pour imprimer le dossier dans les temps. Il faut ajouter le boulot sur le dossier de bibliographie que je n'ai toujours pas fini. J'étais (et suis toujours) complètement épuisée.

Vendredi Aujourd'hui quoi. Un peu la course ce matin car il a fallu que j'aille faire relier le projet tutoré dans un genre de Copy Top. J'ai plus qu'à l'envoyer à la prof. L'aprem, dernier cours de bibliographie. Dernier cours tout court. Y'avait pas grand monde. Beaucoup de gens à qui j'ai pas dit au revoir. Pas les plus importants. Sauf peut-être D.  Bizarre de se dire qu'on ne reverra plus jamais la plupart de ces gens. En partant, j'ai prévenu le gentil gardien qu'on ne revenait pas la semaine prochaine et lui ai dit à bientôt. ça a fait rigoler les filles comme des patates. Faut dire qu'Emmanuelle m'a inventé un prétendue liaison avec lui. Ha ha. C'est vrai que la moustache c'est hypra sexy ! J'ai pris quelques photos avec mon portable. Histoire d'immortaliser tout ça. On s'est dit au revoir sur le quai de la gare. Pas d'adieux larmoyants, ouf. Je suis contente de ne pas m'être sentie submergée par mes émotions. Chuis assez douée pour pleurer en public, mais je déteste ça. Là j'en ai même pas eu envie. Je crois que je n'ai pas réalisé. J'ai toujours l'impression que je serai de retour à l'IUT lundi...

Je crois que pour l'instant je suis bien trop crevée et à bout pour ressentir quoi que ce soit. ça viendra. Ou pas.


Je ressens quand même le besoin de faire un bilan. Court et concis, promis.

Ce qui ne me manquera pas
Certains cours supra inintéressants que je ne citerai pas. Certains profs assez détestables.  La ville en elle-même, pas passionnante et un peu trop friquée. La cafet' trop chère et la vendeuse de la cafet' plus lunatique et hypocrite tu meurs. Une horreur. La secrétaire, pour les mêmes raisons. Certaines personnes. Les jours de stress et de déprime où tout parait noir. Les dossiers à rendre. Les partiels. Le rush de certaines semaines.

Ce qui me manquera
Certaines personnes. Mes habitudes diverses et variées. D. Les délires avec les copines. Mes habitudes encore. Mon environnement, mon impression de "cocon" que j'ai à chaque fois que je passe un peu de temps dans un établissement. Se plaindre. Délirer sur certains profs (genre Mr U. en cuir, ou Mr T. alias Droopy). La sociabilité. Juste parler avec des gens et se sentir bien. Aller à l'IUT quoi.

Ce que cette année m'aura apporté
J'aurais eu beau me plaindre (beaucoup !), je suis quand même contente de cette année. Certes il y aurait pleins de choses à revoir dans cette formation. Des profs à virer probablement. Une organisation à refaire. Mais j'aurais quand même appris des choses. Des choses assez nouvelles, des choses qu'on apprend pas à la fac. J'aurais appris que je peux me dépasser aussi. Que quand on veut on peut et que je sais vaincre ma timidité parfois. J'aurais rencontré des gens vraiment chouettes et ça m'a fait un bien fou de retrouver une certaine sociabilité après un an passer à rien faire et à pas voir grand monde.

En bref, cette année n'aura pas été que du bonheur, loin de là, mais pour bien la finir j'ai envie de voir le côté positif des choses. Si ce soir j'ai ressenti le besoin d'écrire cet article, et si je me sens un peu triste et perdue aujourd'hui, c'est bien parce que malgré tout, elle aura été plutôt sympa, cette petite année en DUT métier du livre en année spéciale à l'IUT de St-C.


Maintenant,
place au stage...

/ Don't Let it Get Away... /

le 08/04/2008 à 22h34
[ Je n'avais pas cours ce matin et avais donc prévu de me lever à l'aube (9h !) pour pouvoir bosser sur mon dossier de bibliographie et finir de réviser la littérature. Comme d'hab j'ai trainé au lit. J'ai pris mon temps pour prendre mon petit dej'. J'ai regardé un bout des Maternelles. Il y avait un reportage sur les cadeaux et plus précisément sur les fêtes d'anniversaire des enfants. Dans ce genre de reportages y'a toujours un professionnel (psy, sociologue ou autre) qui est interrogé pour apporter des éléments d'analyse. Il s'avère qu'aujourd'hui, c'était une de mes anciennes profs, sociologue de l'éducation à Paris 5 (Llyree et Alias l'ont cette année si je ne m'abuse !) ça faisait bizarre de la voir à la TV.

Enfin ça fait toujours moins bizarre que d'entendre sa prof d'anglais chanter (et bien en plus !) sur MySpace.  [Ici]




Normalement demain elle nous fait un showcase acoustique avec deux de ses amis guitaristes, un texan et un italo-texan, ça promet ! Elle est excellente cette prof, c'est une des seules qui me manquera. Avec Droopy. Bref. Je finis finalement par réussir à m'extirper du canapé. Je me prépare. Et j'atterris sur l'ordi. Au lieu de bosser ma bibliographie, je fais ma tournée des blogs et j'écris un article sur Par dessus le bord du monde de Tim Winton. Il est près de 11h quand je me mets finalement à bosser. Du coup je ne fais que réviser ma littérature pour le partiel de l'après-midi. Vers midi, je mange sur le pouce devant l'émission de Nagui. J'ai rigolé comme une nouille ! Je finis de me préparer, et c'est l'heure de partir. Faut que je marche jusqu'à un arrêt de bus qui est loiiiin car pas de bus pour la gare à mon arrêt à cette heure là. J'arrive à l'arrêt et je suis soulagée de voir qu'il n'y a pas le gamin de la semaine dernière, qui m'avait cassé les oreilles avec son rap/raï sorti de son portable (y'a des fois, c'est PAS beau la technologie !) et m'avait dégoutée en crachant un bon gros mollard par terre. Bon appétit ! Dans le bus et dans le train, petit coup de déprime inattendu et sans raison particulière. Je me sens juste moche et naze, pour pas changer ! J'arrive à l'IUT et voit la bande à Gaelle dans l'aquarium. Pas très envie de leur parler, je file vite à la bibli où je tombe sur Caroline qui révise sa littérature. Encore un peu de temps avant le cours de socio donc je me pose et commence la lecture de La honte d'Annie Ernaux, prêté par ma Coco. Cécile arrive, me montre le haut qu'elle vient de s'acheter à Monoprix. Alexia vient me faire un petit coucou.

D. arrive, passe devant moi, et me dit "salut". Je tombe des nues et je rechute ! Zut. C'était pas le moment !

Caro ne va pas en socio, D. non plus apparemment. Je descends, parle avec Ewa et retrouve Manue puis Carine. On ne sera finalement qu'une quinzaine en amphi (sur une soixantaine normalement !)  Elle nous montre un petit film regroupant des entretiens fait à la BPI (la bibliothèque Georges Pompidou, Beaubourg, enfin bon elle a 10 000 noms cette bib !), sur des assidus qui viennent pour certains tous les jours ou presque dans cette bib. ça date de la fin des années 90, avant qu'elle ait été toute refaite.  Les témoignages sont marrants. Y'a des gens qui viennent là plus pour faire des rencontres que pour bosser ou lire ! Y'avait un petit vieux touchant qui venait là tous les jours depuis 20 ans paske c'était sa seule distraction... Après le film, la prof fait quelques commentaires, puis nous libère une heure avant l'heure habituelle ! Je vais à la bib réviser la littérature, et je retrouve beaucoup de personnes faisant la même chose. J'ai mieux réviser qu'au premier semestre, et je compte bien faire mieux que le 8/20 que j'avais eu.

Mais y arriverais-je ? Suspens....



Juste avant le partiel, je parle avec Chantal, une femme d'une bonne quarantaine d'années, qui fait le DUT en formation continue. Elle est adorable. Elle est persuadée que le partiel va tomber sur les écritures autobiographiques, et j'espère de tout coeur qu'elle a raison. On s'installe dans l'amphi. Pénurie de copies. La prof distribue les sujets.... J'ai presque envie de rendre copie blanche tellement chuis désespérée. J'arrive finalement à pondre un truc tout merdique en 2h. Une chose est sure, si j'arrive à dépasser le 8 du premier semestre, j'achète une bouteille de champ' et je me la bois à moi toute seule même si je déteste ça ! Heureusement, y'a peu de chance que ça arrive. Je sors de l'amphi, et j'attends les copines en recueillant les impressions tour à tour de plusieurs personnes qui ont l'air aussi désespérées que moi. J'adore voir la tête des gens quand ils sortent de l'amphi ! Presque à chaque fois il y a un gros soupir  pour accompagner leur mine déconfite !  Quand toutes les filles sont sorties, on s'en va.  J'avais pas vu Alexia à la gare, mais on était finalement dans le même train. Dans le bus on rigole bien, y'avait longtemps que c'était pas arrivé. Les gens nous ont regardé bizarrement quand on parlait de deweyter et rameauter pour finir notre dossier d'indexation et le rendre demain. C'est pire qu'une secte, je vous le dis ! En rentrant chez moi et en regardant mes mails, je suis agréablement surprise de voir un mail de la directrice de la bib où je vais faire mon stage, qui me donne les horaires. ça m'évitera  d'avoir à lui passer un coup de fil, et je suis contente de voir que je commencerai tous les jours à 10h ! Ce soir, finissage du dossier d'indexation, mangeage de pizzas et matage de la fin du grand journal. J'ai rigolé comme une patate avec Omar et Fred ! Sans oublier Yannou. ]

Je ne sais pas pourquoi j'ai ressenti le besoin de faire un article si long sur une journée si banale. Il ne s'est rien passé de spécial et j'ai foiré mon partiel, mais malgré tout cette journée m'a laissé une bonne impression. Après mon passage à vide du matin, j'ai été de bonne humeur et plutôt rassurée sur pas mal de choses. Pour une fois que c'est du positif, ça méritait bien un article un peu longuet et ennuyeux, non ?

Et puis ma scolarité touchant à sa fin, je crois que mine de rien je ressens le besoin d'en garder des traces... 


Hé hé, extra
le dernier strip
de Maliki. Comme d'hab !


Résumé

Georgie Jutland est une femme chancelante. À quarante ans, sa carrière d’infirmière en miettes, elle vit isolée à White Point aux côtés de Jim, un pêcheur de langoustes. Le village est à la fois riche et fruste, aberrant dans le paysage éblouissant. Georgie passe ses nuits à naviguer sur Internet en buvant de la vodka. Un matin, elle aperçoit une ombre sur la plage en contrebas. Luther Fox vient d’entrer dans sa vie. Braconnier des mers, timide et musicien, il est précédé d’une réputation de malheur et de malchance. Leur rencontre improbable, contrariée par la colère des langoustiers, se transforme en odyssée et leur amour fou en road-movie initiatique.






Mon avis

Ce roman de l'auteur australien Tim Winton, nous plonge au coeur d'une Australie aride, où la nature est aussi belle que dangereuse. On s'y croirait tant les descriptions sont précises bien écrites. L'histoire -- la passion entre Georgie et Lu et le passé trouble de certains des protagonistes -- est finalement presque reléguée au second plan, ne servant que de prétexte à un voyage à travers ce sublime pays qu'est l'Australie. Le roman nous transporte, on est avides d'en savoir toujours plus sur le passé de ces personnages torturés, et on est emportés par le suspens de l'odyssée réelle et intérieure qu'ils vivent. J'ai également beaucoup aimé le style original de l'auteur, mais heureusement que je ne l'ai pas lu en anglais, car il utilise un vocabulaire très spécifique lié à l'argot australien, à la la faune et à la flore particulière de ce pays, et également des termes liés à la pêche. Je tire d'ailleurs mon chapeau à la traductrice, qui a fait du beau travail, notamment quand elle a judicieusement choisi de laisser certains mots en anglais (je dirais même en australien !), préférant mettre une note explicative en bas de page plutôt que de le dénaturer en faisant une traduction française approximative.

A lire !



Extrait
Il monte à découvert jusqu'au périmètre du terrain de Buckridge. A un jet de pierre de la pelouse, il se tapit au sol et regarde les fenêtres palpiter sous la lueur de la télévision. Dans le noir, le village émet des sons assez bienveillants: musique, rires, portes qui claquent. Il frotte ses jambes pour soulager ses crampes. Finalement, la maison se trouve plongée dans l'obscurité et le silence.
En chemin vers le robinet du jardin, il flaire de la viande sur le barbecue. Il détache les côtelettes noircies de la plaque de cuisson et s'accroupit sur la pelouse pour déchirer la viande brulée à belles dents avant de boire goulûment au jet.
Il pense à Georgie couchée dans cette maison. Au bout de ces marches, tout près. Il voit la silhouette de la pelle contre le mur. La saisit tout en gravissant les marches de la terrasse. La baie vitrée coulissante n'est pas verrouillée. Et Jim Buckridge dort dans son lit. Mais ses gamins aussi.
Il dépose un baiser sur la vitre et s'éclipse.


Il vient de neiger à gros flocons !


Bon c'est déjà fini et ça n'a pas tenu.

Et mes espoirs de ne pas pouvoir aller en cours demain
pour cause 20 cm de neige sur le sol se sont évanouis...


Mais moi, même 3 flocons, ça me rend guillerette
et je retrouve mon âme d'enfant !


Edit du 7 avril En effet, comme certaines l'ont dit en commentaire, il a finit par bien neiger cette nuit ! C'était tout blanc ce matin, c'était bôôô ! :p

~ Résumé~

// Kafka Tamura, quinze ans, s'enfuit de sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. De l'autre côté de l'archipel, Nakata, un vieil homme amnésique décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s'entremêlent pour devenir le miroir l'une de l'autre tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d'un murmure enchanteur. Les forêts se peuplent de soldats échappés de la dernière guerre, les poissons tombent du ciel et les prostituées se mettent à lire Hegel. Conte initiatique du XXIe siècle, Kafka sur le rivage nous plonge dans une odyssée moderne et onirique au coeur du Japon contemporain. //




~Mon avis~

{ Voilà un roman qui, si vous acceptez de vous laissez emporter, vous entrainera avec plaisir dans son univers étrange, onirique, qui oscille entre rêve et réalité. Dès les premières pages, on ne sait pas où l'on va, mais on y va. Des questions se succèdent alors, pendant que l'on suit l'itinéraire, le voyage initiatique, de ces deux personnages qui ne se connaissent pas et dont on se demande si les destins finiront par se croiser. L'écriture est fluide, c'est la première fois que je lis un roman japonais (et même un roman asiatique tout court), mais il m'a semblé retrouver l'univers des films d'animation japonais: un univers poétique, onirique, bizarre aussi... Une atmosphère assez zen, où de la sagesse semble sortir de chacune des paroles des personnages. C'est un roman qui est aussi cru et sensuel, et qui semble sonder l'âme humaine dans ses moindres recoins... C'est enfin un roman qui laisse travailler l'imagination, et qui j'en suis sure, apporte des découvertes et des émotions nouvelles à chaque relecture... }



~Extrait~

" Du fond d'un autre tiroir, je sors une photo de moi et de ma soeur aînée quand nous étions petits. Nous sommes sur une plage, souriants, l'air heureux. Ma soeur est tournée de côté, une moitié de visage dans l'ombre. Son sourire ainsi coupé au milieu lui donne l'air d'exprimer deux sentiments opposés, comme sur ces masques de tragédie grecque qui ornent certains livres de classe. Ombre et lumière. Espoir et désespoir. Rire et tristesse. Confiance et solitude. Quant à moi, je regarde droit vers l'objectif, sans la moindre hésitation. Nous sommes seuls sur la plage, en tenue de bain ; ma soeur porte un maillot une pièce rouge à fleurs, et moi je flotte dans un caleçon bleu informe. Je tiens à la main une espèce de bâton en plastique. L'écume blanche des vagues vient lécher nos pieds.
Qui a pris cette photo, quand, sur quelle plage ? Pourquoi ai-je l'air aussi heureux ? Comment est-il possible que j'aie l'air aussi heureux ? Pourquoi est-ce la seule photo de famille que mon père ait gardée ? Tout cela est bien énigmatique. Je dois avoir trois ans, sur ce cliché, et ma soeur neuf. Je m'entendais donc si bien avec elle ? Je n'ai aucun souvenir de vacances au bord de la mer. Je n'ai aucun souvenir de vacances où que ce soit. En tout cas, je n'ai pas envie de laisser cette photo à mon père. Je la glisse dans mon portefeuille. Il n'y a aucune photo de ma mère. Apparemment, mon père a jeté toutes celles où elle figurait. "

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