~ Hope In The Darkness ~

Lundi 24 juillet 2006.

 

 

C’est là que les choses sérieuses commencent ! Réveil matinal vers 7h-7h30, puisqu’aujourd’hui, direction Florence ! La ville étant très très difficilement accessible en voiture, on a décidé d’y aller en train.

Arrivés à la gare de San Piero a Sieve (la ville ou se trouve le camping), il nous faut déjà comprendre comment on achète des tickets en Italie ! Parce que vu qu’il n’y avait aucun guichet, il a fallu se débrouiller avec la machine qui nous baragouinait des choses bizarres. Ensuite, fallait trouver le quai, heureusement qu’une jeune fille a pu nous aider, nous pauvres touristes paumés.


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Bien sûr, le train arrive bien à la bourre, et quand on le voit arrivé, on craint le pire ! Un vieux train diesel à l’ancienne, bien polluant. L’intérieur est heureusement plus joli. Tout le monde s’installe dans un wagon, mais il ne reste plus assez de place pour mon frère et moi, qui allons dans le wagon d’à côté. Le voyage se passe très bien, il y a même la clim, et heureusement car il fait chaud en ce lundi ! Quand on sort du train et que l’on retrouve le reste de la bande, on s’extasie sur le fait que c’était super qu’il y ait la clim dans ce train. Là mes parents et leurs amis nous regardent, interloqués : « vous aviez la clim ?? ». Hi hi, il s’avère que tous les wagons n’avaient pas la clim et qu’ils ont crevé de chaud pendant la demi-heure qu’a duré le voyage !

A Florence, ville touristique par excellence, il y a énormément de monde, et les rues sont assez étroites, je vous raconte pas la galère avec le fauteuil roulant de Françoise, c’est là que l’on se rend compte que les villes ne sont pas du tout adaptées pour les gens à mobilité réduite.

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On se rend tout d’abord sur la place où se trouve le dôme de Florence (Il Duomo), son campanile et son baptistère. Très joli coin, mais pas mal bondé, entre les groupes de touristes et les vendeurs à la sauvette.


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La porte du baptistère est  magnifique, elle a été réalisée par Ghiberti et baptisée « la porte du paradis » par Michel-Ange qui la trouva somptueuse. Ce nom lui est resté.

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Nous sommes ensuite allés sur la place de la seigneurie (Piazza della signoria), où se trouve la statue de Cosme 1er de Medicis sur son cheval, mais aussi et surtout la réplique de la statue de David de Michel-Ange. Sur la place se trouve le Palazzo Vecchio, qui fut le lieu de résidence des prieurs qui formaient le conseil municipal, puis celle de Cosme 1er au 16ème siècle. Maintenant il abrite toujours le conseil municipal, mais constitue surtout un musée ouvert au public.

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Après cette petite visite, ce fut l’heure de manger ! Après quelques déambulations dans les rues, on trouve un petit resto qui a l’air sympa, le Gusto Leo. Et on a été bien inspiré !! Accueil très chaleureux, surtout de la part du gérant qui parle un français presque impeccable. Il est très sympathique. J’ai un peu de mal à déchiffrer le menu et met du temps à choisir mon plat, mais finalement je me décide pour une pizza au jambon, qui fut délicieuse. Pas de dessert pour moi, qui suis repue, mais tous les autres commandent une belle coupe de fruit.

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Tout à coup on se rend compte que ça s’est assombri dehors, et qu’il pleut des cordes !! Mieux vaut rester un peu à l’abri. Quelques minutes plus tard, un gros coup de tonnerre éclate et l’électricité est coupée !! Ce fut très surprenant. Heureusement la lumière revient vite, et le gérant nous conseille de rester à l’intérieur pour l’instant. Faut pas nous le dire 2 fois, c’est pas un temps à mettre un chat dehors !  Heureusement qu’il est près de 14h30 et donc qu’il n’y a plus grand monde dans le resto. En attendant que le beau temps revienne, on fait un petit jeu de pendu pour passer le temps !

 

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On sort finalement du resto assez tard, le temps n’est vraiment pas au beau fixe, tout le monde est déjà fatigué, alors on décide de rentrer tranquillement. Les petits vendeurs à la sauvette, toujours à l’affut du bon coup, ont rangé tous leurs petits objets attrape-touristes, et ont à la place sorti des parapluies !! On en achète un pour la pauvre Françoise sur son fauteuil.

On est obligés de poireauter pas mal de temps à la gare, car les trains sont assez rares. En plus on apprend que notre train a été supprimé, décidément ! Du coup, on va se renseigner à un guichet, où l’on nous conseille de prendre un autre train pour une station, et de choper une correspondance. Galère, galère tout ça, surtout avec le fauteuil. Avant de monter dans le train, je chope le journal gratuit. J’y comprends pas grand-chose, mais ce n’est pas grave, ça fait un souvenir ! On monte donc dans le train, et là on se rend compte que la plupart des fauteuils du train sont littéralement trempés !!! Probablement une conséquence de l’orage, mais c’est assez bizarre, d’ailleurs, même si la pluie s’est finalement arrêtée, l’eau continue à gouter à l’intérieur de train… Sympa… Je crois que je ne me plaindrais plus jamais de la SNCF  !

Bref, une fois que l’on a changé de train, le reste du voyage se passe sans encombre, à part les tunnels, qui sont très désagréable en Italie. D’ailleurs tous les gens du train ont le même réflexe dès qu’on entre dans un tunnel : se boucher les oreilles ! C’est assez marrant à voir !


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Mardi 25 Juillet 2006.

 


Aujourd’hui, départ assez matinal également, puisque nous nous rendons à San Gimignano, un village médiéval, qui se trouve à une centaine de kilomètres de Florence. Après San Gimignano nous prévoyons de visiter Sienne, qui se trouve juste à côté.


Après 1h30 de route, nous arrivons à San Gimignano. Très jolie petite ville, avec des petites rues bien sympathiques, pas mal de petites boutiques et une bien jolie cathédrale. Cathédrale qu’il faut d’ailleurs payer pour visiter, ce que je trouve assez aberrant. Comme dans toutes les cathédrales que nous avons visitées en Italie, il est interdit d’entrer les épaules nues, donc lorsqu’on a un débardeur, ils nous fournissent un immonde machin bleu en papier à se mettre pour cacher tout ça. Heureusement, j’avais prévu le coup et emporter un petit gilet !





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Dans les petites rues de la ville, on tombe sur une petite boutique qui fait des parts de pizzas à emporter, ce par quoi Pierre Louis et Romain se laissent tenter. Moi, raisonnable (comme toujours !), je résiste à la tentation, mais goûte quand même une bouchée de celle de mon frère : délicieuse !


Après ça, un petit tour à la Poste pour poster mes cartes postales, puis on s’arrête pour pique-niquer. Ensuite, vient le meilleur moment de la journée : la dégustation des glaces à l’italienne !! Et pas n’importe lesquelles : on les a achetées dans une boutique réputée pour être une de celles qui fait les meilleures glaces.  Et je dois dire que cette réputation n’est pas usurpée : c’est un véritable délice pour les papilles ! Je n’ai jamais mangé une aussi bonne glace à la vanille de ma vie !



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Après cela, nous continuons à flâner dans la ville, d’où nous avons un panorama magnifique.


Il est aux environs de 16h, et mon père décrète que l’on ne va pas à Sienne parce qu’il est trop tard. Bon ben si 16h c’est trop tard alors…


 


 


Mercredi 26 Juillet 2006.

 


Aujourd’hui, direction Pise ! C’est également à près de 100 Km, donc de nouveau un départ assez matinal et une longue route.



 


 Arrivés là bas, on se gare où l’on trouve de la place, et ensuite on suit à pieds les panneaux indiquant la « Torre pendente » (la tour penchée). Quand on arrive à proximité de la tour, c’est affolant le monde qu’il y a !! Des groupes de touristes venus de tout pays, et un nombre impressionnant de petits vendeurs, qui d’ailleurs vendent tous la même chose : des drapeaux italiens, des mini tours de Pise (à l’instar des mini tours Eiffel que l’on trouve partout à Paris), mais surtout de magnifiques tabliers ou caleçons où l’on voit en gros plan le zizi de la statue de David… Passionnant, vraiment !  La place où se trouve la tour est vraiment magnifique, et pas grâce à la tour, mais grâce surtout à la cathédrale et au baptistère qui se trouvent devant. La tour de Pise est beaucoup moins impressionnante que ce que j’aurais imaginé : beaucoup plus petite que ce que je pensais !! Mais je vous confirme qu’elle est penchée, et bien même.




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 A l’instar de tous les touristes, je joue à la japonaise en prenant des photos de la tour sous toutes ses coutures. Le plus rigolo, c’est de voir tout le monde prendre des poses assez similaires : les mains en l’air sur le côté, pour donner l’impression, en prenant un bon angle de vue avec l’appareil photo, que la personne soutient la tour. On a fait l’expérience avec mon frère, mais j’ai mal pris la photo, si bien que ça ne rend pas bien du tout, par contre ça rend pas mal du tout avec la photo que j’ai prise d’une fille qui faisait elle aussi ce geste, debout sur un plot. C’était vraiment un phénomène très amusant de voir tous ces gens faire ça ! C’est comique, je vous le dis !




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Il est possible de monter dans la tour, mais c’est assez cher pour ce que c’est (il parait que ça ne vaut pas le coup) et il est conseillé d’avoir une bonne condition physique pour monter les 300 marches.  Moi perso, avec les 35 degrés qu’il fait, je ne me voyais pas le faire !


Nous avons par contre visité le baptistère et la cathédrale, qui est aussi magnifique dedans que dehors.


Après tout ça, ce fut l’heure de manger. A peine quittés cette place touristique, les petites rues de la ville sont toutes désertes ! Tout le monde reste concentré au même endroit ! On a trouvé un petit « resto », où nous avons mangé des pizzas, moins bonnes que celle que nous avions goutées précédemment, mais pas mal quand même. Décidément j’aime trop les pizzas italiennes.


Nous sommes ensuite retournés tranquillement à la voiture, pour nous rendre à Lucques (Lucca), une ville médiévale.




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  Petite ville bien sympathique, avec tout un tas d’Eglises ! Nous avons mangé de nouveau une petite glace, moins bonnes que celles de San Gimignano, mais ça se laissait manger quand même !


Petit truc insolite à Lucca, une tour sur laquelle se trouve un chêne !



 


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Jeudi 27 Juillet 2006.



Aujourd’hui, c’est retour à Florence ! Cette fois, on oublie le train, on essaye le bus ! Déjà il vient nous chercher jusque dans le camping, c’est une bonne chose. Par contre on apprend que ce n’est pas direct et que l’on doit changer de bus, pas tip top encore une fois. Surtout que l’autre bus on l’a attendu pas mal de temps.  J’ai bien aimé ce trajet en bus, même si le chauffeur conduisait comme un fou ! On voyait des jolis paysages, c’était vraiment magnifique. On en prenait plein la vue, contrairement au train où on ne voyait pas grand-chose à part des tunnels.


Arrivés à Florence, on se promène dans la ville, pour voir les coins que l’on n’a pas pu faire le lundi. On se rend notamment sur le célèbre Ponte Vecchio, sur lequel nous avons une vue magnifique sur l’Arno.




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 Lorsque c’est l’heure de manger, le Gusto Leo fait l’unanimité, on est tous contents d’y retourner ! Et le gérant à l’air tout content de nous revoir.




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 Cette fois, j’oublie la pizza, et je prends une salade. Quand je vous disais que j’étais raisonnable ! Oui bon ok, en dessert, j’ai pris un tiramisu, mais bon…. Je ne pouvais pas aller en Italie sans manger un tiramisu quand même !!  Lorsqu’on a fini de manger, le gérant du Gusto Leo nous apporte une bouteille de Chianti rosé (un vin italien connu) et des gâteaux typiquement italiens. Tout ça gratis pour nous remercier de notre fidélité !! Trop sympa !! Dis donc, si on y était revenus une troisième fois, qu’est ce que ça aurait été ! Moi qui déteste l’alcool, je décide de goûter ce petit chianti si généreusement offert… Et le pire, c’est que je trouve ça super bon ! Pourtant c’est fort, puisque ce n’est pas un chianti tout simple, mais un truc qui selon mon père serait plutôt un apéritif. 16 degré d’alcool quand même ! J’en ai repris plusieurs gorgées et je peux vous dire que ça m’a fait de l’effet !! Autant le matin je n’étais pas trop dans mon assiette, autant l’après midi je pétais la forme !  Et heureusement que j’ai eu ce petit remontant, puisque l’après-midi, nous nous sommes rendus à la galerie des offices. Un musée très célèbre, un des plus grand d’Europe, où se trouve des tableaux d’artistes très célèbres tels que Leonard de Vinci ou Botticelli entre autres, et le guide du routard annonçait que la visite durait environ 4h !! Moi qui ne suis pas fan de musée ou de peintures, forcément au départ ça ne me motivait que moyennement, mais grâce à mon petit remontant, j’ai abordé la chose d’une meilleure façon. La visite s’est vraiment très bien passée (à part mon père qui s’est senti mal tout le long, on a cru qu’il allait nous faire un malaise…). Tout était vraiment magnifique. Des tableaux d’une grande beauté. Heureusement, on avait loué à l’entrée les petits appareils qui nous permettent d’avoir des commentaires sur certains tableaux. Ce fut bien pratique pour comprendre un peu mieux les choses, même si des fois la madame qui parlait dedans était moyennement claire quand elle nous indiquait de quel tableau elle parlait. C’était genre : « mettez vous face à la fenêtre, puis tournez vous de ¾ pour vous retrouvez devant la porte par laquelle vous êtes entées, tournez vous d’1/4 de tour vers la droite et regardez à gauche ». Bon j’exagère un peu les choses, mais ce n’était pas si loin de ça. Alors des fois on restait 5 minutes devant un tableau avant de se rendre compte qu’on ne regardait pas le bon !


Avec mon frère il y a un tableau qui nous a beaucoup plu. Un magnifique tableau en monochrome. Malheureusement on n’a pas réussi à retenir le nom de l’artiste, donc je n’ai pas réussi à retrouver ce tableau sur internet, snif…


On a finalement fait 3h30 de visite, au terme desquelles on en avait plein les pattes, mais également où on en avait pris plein les yeux. C’était vraiment beau. Rassurez-vous, je n’ai quand même pas été atteinte du syndrome de Florence !


Après ça, retour à la gare de bus, où l’on s’est limite engueulés avec une femme chauffeur de bus très peu patiente et peu aimable. On a finalement trouvé le bon bus, mais il n’était pas direct jusqu’au camping, donc on a dû en prendre un autre ensuite, qui lui devait avoir la flemme (enfin le chauffeur, pas le bus…) d’aller jusque dans le camping, puisqu’il nous a déposé un peu en plein milieu de la route. Il avait bien vu qu’on avait un fauteuil roulant, il aurait pu faire un effort, mais bon…

Vendredi 28 Juillet 2006.


Aujourd’hui, c’est journée relâche ! Au départ on avait pensé qu’on irait peut-être à Sienne, qu’on n’avait pas pu visiter Mardi. Mais bon étant tous crevés après ces quelques jours éreintants, on a décidé de profiter tranquillement de notre dernière journée en Italie en se reposant un peu !
Le matin, on a voulu aller faire les boutiques pour ramener quelques souvenirs. Parce que ces derniers jours, on avait visité pleins de villes touristiques remplies de tous pleins de boutiques de souvenirs, mais on avait jamais pris le temps de s’y arrêter. Ce vendredi on s’est donc rendus à Borgo San Lorenzo, une ville toute proche, mais on a rien trouvé d’extra, car ce n’est pas du tout une ville touristique. Finalement on s’est rabattus sur un supermarché pour acheter tout ce qui était huile d’olive, vins italiens, pâtes et fromages à ramener en souvenirs pour nous ou en cadeaux à la famille et aux amis. Moi personnellement, ayant un budget limité, j’ai seulement ramené quelques petits trucs pour ma cousine : de l’huile d’olive, des petits biscuits italiens (ils en font des délicieux !), et des pâtes multicolores que j’avais acheté à Florence la veille. Ma mère avait quant à elle acheté à San Gimignano deux jolis récipients pour l’huile, un pour elle, un pour ma tante, et à Pise, elle avait acheté un bavoir « Italia » pour ma future nièce. Et là elle a acheté de l’huile pour ma tante et pour ma sœur, du vin pour les parents de la copine de mon frère et je crois que c’est tout.
L’aprem, on s’est d’abord reposés tranquillement, puis vers 17h, on est allés au lac se trouvant pas loin du camping. Le paysage y était incroyable. On s’est baignés une vingtaine de minutes, puis ensuite on est rentrés. On ne s’est pas éternisés car il n’y avait rien de très agréable à rester sur les galets, il n’y avait plus assez de soleil pour bronzer, et des odeurs assez nauséabondes, sûrement de la vase.


Samedi 29 Juillet 2006.


C’est là que prend fin notre très agréable séjour en Italie. On range tout, on charge la voiture, on paye le camping, et on repart pour la France, direction La Clusaz, dans les Alpes.
Le passage du tunnel du Mont Blanc se fait de nouveau sans trop de monde. On a eu de la chance, car il n’est pas rare qu’il y ait près de 2h d’attente !
De retour en France, ça me fait tout bizarre. On retrouve nos panneaux habituels, des panneaux en français. On est de nouveaux chez nous. Si ça me fait bizarre, c’est parce que je m’étais habituée à l’Italie. Voir tout écrit en Italien ne me choquait ni ne me dérangeait même plus. On s’habitue à devoir tout déchiffrer, à devoir sortir son dico de temps en temps, à devoir lutter pour se faire comprendre. On s’habitue à dire « buongiorno », « buonasera », « ciao », « grazie », « prego »,… On s’habitue à entendre parler autour de nous seulement (ou presque) en italien, à écouter des radios où on ne comprend rien à ce que racontent les présentateurs. Au tout début ça casse la tête, et puis finalement on se rend compte que c’est reposant, car on est plus obligés de tout écouter, de tout entendre, de tout comprendre. On ne se sent plus agressés par les pubs à la radio, puisqu’on ne les comprend pas.
Finalement, on se rend compte qu’on avait pris goût à tout ça et que c’est bien dommage que ça se termine si vite !




 



Parc Astérix, bis !

le 17/08/2006 à 18h05

Avant de poster mon compte rendu de ma semaine à Florence (il arrive tout bientôt), je vous poste quelques nouvelles fraiches.


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Tout d'abord, lundi, super journée au parc Asterix avec mon frère, ma cousine, son copain, et mon cousin.  On a eu de la chance, le temps a été plus que clément. On a juste essuyé une mini averse, mais rien comparé à ce que l'on craignait. Et puis ce qui est bien avec un temps aussi indécis, c'est qu'il y a relativement peu de monde ! Et qu'on ne risquait pas de prendre des coups de soleil comme la dernière fois.


Quand nous sommes arrivés, nous avons tout de suite commencé par la trace du Hourra, et on a pas fait plus de 2 minutes de queue, chose très rare ! On a ensuite enchainé sur le tonerre de Zeus, où là on a bien dû poireauter 45 minutes, à croire que tous les gens du parc se trouvaient là ! Mais ça valait le coup, j'adore cette attraction !  Ensuite les garçons ont voulu se faire un petit grand huit, mais comme c'est pas trop le truc de ma cousine, on a été toutes les deux faire le Menhir express. On en est ressorties bien trempées ! On voulait faire le Styx, mais l'attraction est toujours fermée suite au drame qui a eu lieu il y a quelques semaines (un petit garçon qui s'est noyé).


Dans le reste de la journée, on a fait le grand splash, on s'est refait le menhir 2 fois, et une fois la trace du Hourra.


 


Journée bien sympatique donc !!


 

*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*

 


Quant à Mardi, nous sommes allés passer l'aprem chez ma tante, où ma grand mère, ma cousine et son copain, ainsi que mon cousin, sa femme, et mon tit amour de Jason étaient également invités. Aprem très sympathique où l'on s'est encore gavés de gateaux ! on passe notre vie à bouffer dans cette famille.


Jason a encore bien grandi ! Le pauvre petit bout avaient encore ses 4 points de suture résultant d'une mauvaise rencontre avec la porte il y a une semaine. Il ne parle toujours pas, mais il a quand même pas mal progressé dans les sons. Ils dit des choses comme "de l'eau" ou encore "Aïe". Je suis sure que le reste va venir vite !


En tout cas c'est un vrai petit asticot ! Il bouge dans tous les sens, il saute partout ! On l'a emmené dans le petit square dehors, où il s'est bien dépensé ! Il a joué au ballon, au toboggan, il a monté et descendu les escaliers au moins 100 fois, ... Infatigable je vous dis !!  Après quoi il a fait un petit deal avec 2 mecs qui étaient venus joeur au basket: il a échangé son ballon de foot contre leur ballon de basket. Mais en fait ça allait pas, lui il veut bien prendre le ballon de basket, mais à condition de garder le ballon de foot ! Il arrêtait pas de crier "Non !" quand les 2 gars jouaient avec son ballon. Sacré Jason !

 

 

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Creep

le 13/08/2006 à 16h29

Ma chanson du jour est "Creep" de Radiohead.


 


Je connais encore assez peu le répertoire de ce groupe, dont je ne me suis procurée qu'un seul album à l'heure actuelle. Mais il y a des chansons que l'on ne peut pas ne pas connaître, à l'instar de "Creep", mais aussi de "Karmapolis", entre autres.


 


 


"Creep" est le 1er single du groupe, issu de l'album Pablo Honey, sorti en 1993. Ce titre montre une facette plutôt sombre du chanteur Thom Yorke. Des paroles où il se dénigre, qui donnent l'impression qu'il ne se supporte pas. J'arrive bien à m'identifier à cette chanson, ça doit être pour ça que je l'aime tant, en plus de la musique bien rock qui lui donne toute sa dimension.


 


Ecouter un extrait de "Creep"



Voir le clip



Lire les paroles


 


 


 

En ce 10 juillet 2006, je me suis rendue tranquillement au Zénith de Paris avec ma copine Maud, pour le concert de James Blunt. Ce jour là on avait décidé de ne pas se prendre la tête, de ne pas y aller trop tôt et de rester zen face à toutes les situations énervantes qu’on pourrait rencontrer (grugeages et compagnie). Et on avait également pris la décision d’aller dans les gradins cette fois : pas question de revivre le calvaire d’il y a 3 semaines lors du concert de Raphael ! En plus vu la chaleur dehors, le fait de se retrouver coller à des gens toute la soirée nous inspirait peu.
On arrive donc tranquillement au Zénith vers 18h, il y a déjà pas mal de monde qui attend, on se place dans la file de gauche. Comme les gens de devant, on décide de s’asseoir par terre et d’attendre patiemment l’ouverture des portes, sous un soleil de plomb assez insupportable. A peine 15 minutes plus tard, on voit des vigiles s’affairer avec des barrières et on commence doucement à comprendre qu’une nouvelle file va être ouverte ! Maud et moi ne nous sommes pas précipitées tout de suite, de peur que ce soit une fausse alerte : une fille s’est dirigée d’un pas décidé vers l’un des vigiles et l’on a compris quand celui-ci a fait « oui » de la tête et que la jeune fille s’est dirigée vers la grille, qu’une nouvelle file était bien ouverte, alors on s’est vite rendues dans cette nouvelle file tombée du ciel, et l’on s’est retrouvées à être les premières dans la queue, juste derrière la jeune fille ! La chance qu’on a eu pour une fois, ça nous change d’il y a 3 semaines ! Ensuite on attend patiemment l’ouverture des portes (à l’ombre en plus !!), en discutant avec la fameuse jeune fille de devant, très sympathique d’ailleurs. Ils nous font rentrer vers 18h45, et nous sommes dans les premières à entrer dans la salle ! Du jamais vu ! On s’installe au premier rang des gradins (si on avait voulu aller dans la fosse, on aurait été vraiment tout devant !), on a une vue imprenable sur la scène, et en plus de la place devant nous pour s’étaler un peu et s’installer « confortablement »  (les guillemets c’est parce que c’est impossible d’être installé confortablement au Zénith, avec leurs sièges en plastique ultra inconfortables !!).

Un peu avant 20h, des techniciens commencent à installer tout un tas d’instruments et de matériels divers sur la scène. Ça leur prend pas mal de temps, ce qui fait que le concert commence légèrement en retard, vers 20h15, avec la première partie : le groupe Zero 7 et sa chanteuse Sia. J’ai bien aimé ! Un son bien rock, parsemé d’électro, de petits sons inhabituels et éclectiques. En somme, c’est original et innovant. Et la chanteuse a une voix superbe. Bon ça n’a apparemment pas plu à tout le monde d’après les huées dans le public et l’aspirine dont Maud a eu besoin à l’entracte ! ;)
Vers 20h45, le groupe quitte la scène en nous disant que James Blunt arrive (ben on espère bien !!), puis quelques minutes plus tard une voix venue d’un haut parleur nous annonce que jusqu’à 21h10 un t-shirt est mis aux enchères au profit de Médecins sans frontières et que le plus offrant aura l’accès aux coulisses pour discuter avec James et ses musiciens après le concert. Pas de bol, j’ai pas beaucoup plus de 20 euros sur moi, je doute que ce soit suffisant ! ;)
Vers 21h 20, les musiciens de James débarquent enfin sur scène et commencent à jouer, suivis quelques secondes plus tard par un James vêtu d’un jean, d’un t-shirt et d’une veste en jean. Le show débute par une chanson intitulée « Breathe », que je ne connaissais pas. J’ai d’ailleurs tout d’abord cru qu’il s’agissait d’une reprise, mais j’ai lu ce matin sur un forum qu’il s’agit bien d’une chanson de James, qui ne figure pas sur son album « Back to bedlam ». En tout cas c’était une chouette chanson !
On a eu le droit à toutes les chansons de « Back to bedlam », à des chansons de James n’y figurant pas (« breathe », « I really want you » et une toute nouvelle apparemment : « I can ‘t hear the music ») et à des reprises (« coz I love you » de Slade et la géniale « where is my mind » des Pixies).
J’ai beaucoup aimé la prestation de James, qui a été incroyable ! Il était très en forme ! Son album plutôt doux, prend sur scène une toute autre ampleur : c’est très rock, ça bouge, on ne peut s’empêcher de remuer sur son siège sur des chansons comme « So long Jimmy », « Wisemen » ou « out of my mind » entre autres. Beaucoup d’énergie ce James ! Sur « where is my mind », la foule était en délire, très bonne ambiance ! Sur « Coz I love you », c’était assez drôle de voir James complètement déchainé : il jouait du clavier debout, tout en gigotant la tête d’avant en arrière, et son pianiste faisait exactement la même chose ! Ils formaient un beau duo ces deux là !! ;)
 Mais sur certaines chansons, l’énergie a laissé la place à l’émotion. C’est le cas sur « goodbye my lover » d’abord, où James, seul au piano, colle des frissons à toute la salle. Je sais pas ce qui s’est passé en moi, mais j’étais au bord des larmes, j’avais la chair de poule : malgré la chaleur étouffante et insupportable dans ce Zénith où aucun air ne passe, là j’avais limite froid ! C’était vraiment magnifique, et ça l’était encore plus lorsque James a laissé le public reprendre seul le refrain : un zénith plein à craquer reprenant en chœur « goodbye my lover, goodbye my friend, you have been the one, you have been the one for me… », je peux vous dire que c’est beau… On aurait envie que ça s’arrête jamais. Le deuxième moment d’émotion fut avec la sublime « No Bravery » : James seul au piano une fois encore, et derrière sur l’écran, des images de ce qu’il a filmé pendant qu’il était dans l’armée anglaise au Kosovo. Là je peux vous dire que ces images ajoutées à la beauté de l’interprétation, ça vous prend aux tripes, et c’est le retour des frissons dans tout le corps ! 
Le concert s’est fini sur le tube incontournable, celui qui a lancé la carrière de James : « You’re beautiful » bien sûr ! Il a une fois encore laissé le public reprendre le refrain tout seul : tout le monde était en transe et chantait à tue-tête !!
Entre les chansons, James nous racontait des petits trucs, le tout toujours agrémenté de son légendaire humour anglais bizarre ! ;)  Il a fait beaucoup d’efforts pour parler en français, il était excellent ! Il a encore pas mal de progrès à faire, mais il a un bon accent ! Après nous avoir dit en français « il fait chaude », il a enlevé sa veste et nous a dit que nous aussi on devait tous enlever un vêtement, et qu’il verrait l’avancement au cours du spectacle ;)
Avant l’une des chansons (je ne sais plus laquelle, oups !), il nous a dit qu’il avait une grande surprise pour nous : son pianiste (Paul je crois !) allait rien que pour nous danser pendant la chanson ! Ce que ce cher monsieur a fait…Très sympathique comme petite danse… C’était… Hummm… Disons…. Ben « spécial » comme a dit James en français, avant de nous dire (en anglais) que c’était pas le genre de chose qu’on apprenait dans une école, que c’était une danse qu’il avait appris tout seul (heu oui, on s’en serait douté :p ).
Quand james a entamé la chanson “I really want you”, il a du s’interrompre très rapidement à cause du public !! On applaudissait pas en rythme, alors ça l’a fait rater ! Hi hi, c’est vrai qu’on était pas très doués, mais faut dire aussi que le rythme de la chanson était rapide !
Sinon, ce que j’ai beaucoup apprécié aussi dans ce concert, c’était le « décor » : c’était simple et sans chichis, mais en même temps c’était incroyablement beau, grâce à un éclairage superbe, qui collait parfaitement à chaque chanson. (l'avantage d'être dans les gradins: voir la scène dans son entier et pouvoir profiter de tous les jeux de lumière). Il y avait des petites lumières au dessus de la scène, style guirlandes de Noel, et de jolis effets de lumières, notamment sur les chansons bien rythmées. Et le fait de diffuser des choses sur l’écran derrière, c’était une très bonne idée : hormis les images sur « No bravery » dont j’ai parlé précédemment, il y avait aussi de jolies images tournées sous l’eau qui accompagnaient « you’re beautiful ».
A la fin du concert, James attrape son petit appareil photo et prend une photo du public ! Et une fois que ses musiciens et lui ont quitté la scène, on voit défiler sur l’écran les photos du public dans toutes les villes de la tournée depuis le début de l’année ! On fait une sorte de tour du monde du public : USA, Europe, Australie, Japon, etc… le tout entrecoupé de photos « backstage » très drôles  de James et son équipe ! Un concept très original qui fait finir ce concert génialissime en beauté !

Le tryptique de l'asphyxie

le 30/06/2006 à 16h26

Le tryptique de l'asphyxie.... Mais qu'est ce qui peut donc bien se cacher derrière un titre si mystérieux ? C'est ce que j'ai cherché à savoir après avoir entendu parler de ce bouquin d'Antoine Bueno dans "Ubik" sur France 5.


 


 


Résumé:



Un taré réunit, au fond d'une cave, un public de femmes pour leur délivrer un message messianique à l'occasion d'un one-man-show très spécial...Une jeune chercheuse veut prouver dans sa thèse que la BD des Schtroumpfs présente une société totalitaire achevée empreinte de stalinisme et de nazisme... Une émission providentielle permet aux candidats au suicide de venir s'exécuter devant des millions de téléspectateurs... Et le triptyque de l'asphyxie est constitué. Une asphyxie résultant de notre incapacité à regarder la mort en face. Une asphyxie qui nous conduit inéluctablement à l'avènement d'une nouvelle utopie. Puisque nous voici voués à l'immortalité, ne sommes-nous pas déjà des petits hommes bleus ?


 


 


 


Livre vraiment très surprenant, qui ne ressemble à rien de ce que j'avais pu lire avant ! Trois histoires qui semblent au départ n'avoir aucun rapport sont racontées en parallèle, ce qui fait de cet ouvrage un roman aux multiples facettes. On y trouve une critique de la télé-réalité qui ne sait plus où se trouve ses limites, mais aussi de notre société et de notre peur de la mort. La partie qui nous démontre que l'on trouve chez les schtroumpfs à la fois du nazisme et du stalinisme est brillante et bluffante tellement elle résulte de recherches poussées ! Croyez moi après avoir lu ce livre vous ne verrez plus les schtroumpfs comme avant ! Ni la mort d'ailleurs....

Parc Asterix

le 21/06/2006 à 15h06

Comme d'hab je suis bien en retard dans la mise à jour de ce blog ! Flemmingite aigue quand tu nous tiens !


 


Je voulais quand même aborder ma journée de Dimanche au Parc Astérix, avec ma copine Maud, ma cousine Emilie et son copain Nicolas. Ce fut une chouette journée, très chaude et ensoleillée: mes épaules rouges écrevisses peuvent en témoigner. Ben oui j'avais pas pensé à la crème solaire, faut dire que je pouvais pas penser à tout: toute ma concentration était dirigée sur le fait que cette fois, il ne fallait surtout pas que j'oublie de m'attacher les cheveux, pour ne pas répéter la même erreur qu'il y a 2 ans, qui m'avait valu le très glorieux surnom de Dragon Ball Z ( Voir). Donc bon ben dans ce contexte, la crème solaire m'est totalement sortie de l'esprit.


 


 


Autant dire que vu la chaleur, les attractions d'eau ont été des plus agréables et plus que les bienvenues ! un petit coup d'arrosage dans le styx, quelques gouttes d'eau dans le grand splash et une bonne douche rafraichissante dans le Menhir Express ( Voir ) !  Autant dire également que pendant le spectacle des dauphins, on avait qu'une envie: sauter dans l'eau bien bleue et rejoindre ces belles bêtes ! ( Voir )


 


En ce dimanche ensoleillé, comme on pouvait s'en douter, il y avait énormément de monde et de longues files d'attente: il fallait prendre son courage à deux mains et poireauter pour deux petites minutes à peine d'attraction...  Autant ça valait le coup pour les attractions d'eau ainsi que pour la Trace Du Hourra et le Grand Huit, autant certaines attractions ne méritaient pas autant de souffrance à endurer !! La queue pour le Transdemonium (un train fantôme désespérant dans lequel on avait eu la chance de tomber en panne en plein milieu des squelettes il y a deux ans) fut un vrai calvaire !! Je vous plante le décor: la file d'attente se trouve en intérieur, dans des couloirs très étroits déconseillés aux claustrophobes, et il y a une ambiance censée "faire peur": il y fait noir, ya des petits bruits bizarres, des yeux qui s'allument, etc.... Hé ben je peux vous assurer qu'une telle ambiance (à moins que ce soit le soleil ??) ça ramollit le cerveau des gens !! Nous avons en effet eu la chance de faire la queue entre un groupe de pseudo punk gothiques à peine sortis de l'adolescence, et un groupe de racailles grande gueule et pas bien futés. Que ce soit l'un ou l'autre des deux groupes, ils poussaient des cris stridents censés coller à l'ambiance "maison hantée". Ben tout ce que ça a réussi à faire, c'est nous prendre la tête et nous faire réfléchir sur la connerie humaine ! D'autant plus que l'attente fut interminable à cause de trois incidents techniques consécutifs... De quoi s'arracher les cheveux moi je vous dis.


 


 


Pour finir une journée aussi éreintante, rien de tel qu'une petite ballade tranquille en bateau à travers le village gaulois pour reposer nos jambes endolories !

Concert Raphael - 19 juin 2006

le 20/06/2006 à 21h48
Bon alors normalement quand je fais un compte rendu de concert, je m’y mets dès le lendemain, pour me souvenir du plus de choses possibles, et pour être encore dans l’ambiance et l’euphorie du moment.

Mais bon là il s’avère que mon 3ème concert de Raphael, au zénith de Paris, était il y a quelques jours déjà, donc il est fort possible que beaucoup de choses ne me reviennent pas en mémoire !


D’un autre côté, je me dis que ce n’est pas plus mal que j’ai attendu quelques jours avant de l’écrire, quand je vois la mauvaise humeur dans laquelle j’étais, encore même le lendemain ! Je crois que mon compte-rendu se serait transformé en une longue liste des choses (ou plutôt des gens) qui m’ont énervée ce jour là !!


Je crois d’ailleurs que je vais commencer ce compte-rendu en vous parlant de cela, comme ça ce sera fait et on pourra se consacrer à la partie plus intéressante et beaucoup plus réjouissante de la soirée !


 


Ma mauvaise humeur donc, a commencé dans le métro : une ligne 5 bondée comme pas possible, pour moi qui ne supporte pas la foule je vous raconte pas. En plus, arrivé en gare de l’est, ce cher métro ne redémarre pas, apparemment suite à un problème en gare du Nord. Quand on redémarre enfin, le soulagement est de courte durée puisqu’on se retrouve arrêtés entre deux stations. Avec la chaleur qu’il faisait en ce lundi, c’était vraiment insupportable, il n’y avait vraiment aucun air qui circulait, j’étais à deux doigts de faire un malaise !!


Quand on arrive enfin à Porte de Pantin, c’est la délivrance : de l’air !!


On va ensuite faire la queue, il n’était pas loin de 18h, mais il n’y avait pas trop trop de monde. Ce qui n’était plus le cas 2h après !! Il y avait même tellement de monde que certains se sont créés des files d’attente imaginaires…. Ainsi, je vous raconte pas le bazar au moment où ils ont commencé à nous faire entrer : tout le monde essayait de doubler tout le monde, ce qui a conduit à un gros bouchon et à une file d’attente qui avançait aussi lentement qu’un escargot. De quoi devenir fou, surtout quand on attend depuis 2h et qu’on se fait doubler par des gens arrivés il y a dix minutes… Une fois arrivées dans la salle, on se trouve une petite place dans la fosse (oui je sais, pas très conseillé pour quelqu’un qui n’aime pas la foule, mais bon, qu’est ce qu’on ferait pas pour Raphael hein ?), et au fur et à mesure que la foule se densifie, il fait de plus en plus chaud, et je commence déjà à pas me sentir au mieux ! En plus quelle odeur vient me chatouiller les narines ? Une odeur de cigarette !! Non mais manquait plus que ça !! Apparemment ce lundi au Zénith, plusieurs personnes ne savaient pas lire, autrement comment n’auraient-ils pas vu les divers panneaux immenses « Défense de fumer » ?


21h, la première partie débute, avec des danseurs de capoeira, la même chose que quand j’avais vu Raphael à l’Olympia. Et heureusement que je les avais déjà vu parce que là il s’avère que je ne voyais absolument…. Rien DU TOUT. Les deux personnes devant moi étaient bien plus grandes, et donc du coup impossible de voir la scène ! En plus je me sentais de plus en plus oppressée. Du coup hop, c’est décidé, juste après la 1ère partie, petit décalage vers la gauche. On se retrouve plus loin de la scène mais bon tant pis, au moins on respire, et la vue est dégagée devant moi ! Malheureusement pas pour longtemps puisque dès que Raphael arrive, je me rends compte que j’ai devant moi un grand mec et une dame à la chevelure...disons… frisée et épaisse. Cool… Mais bon, vu que ça bouge bien pendant le concert, j’ai quand même fini par mieux voir, ouf !  Et puis le fait d’être serrés contre les gens et de pas toujours bien voir, c’est les aléas de la fosse, rien de surprenant à ça.  Maintenant ce qui m’a bien plus énervée, ce sont les hystériques. Bien sûr il fallait se douter qu’il y en aurait, vu la médiatisation dont a bénéficié Raph depuis un an et son succès sans cesse croissant. Sans oublier son joli minois. Je pense que c’est surtout ce dernier point qui fait que certaines jeunes filles ne parviennent plus à contrôler leurs hormones.  On aurait dit que c’était le concours de celle qui crierait le plus fort. Les « Raphou » ou « Raphael je t’aime » ont fusé de toutes part, et surtout dans les moments où on s’en serait bien passé, comme dans les chansons douces dont j’aurais bien eu envie de profiter pleinement, ou encore pendant que Raphael nous racontait des petites anecdotes. Chose tellement rare que j’aurais aimé pouvoir les savourer sans avoir les tympans bousillés par une hystérique profitant du silence attentif de la salle pour faire entendre sa voix. M’enfin, je crois que j’ai fait le tour des choses énervantes de la soirée. Je vous passe les détails de la voiture en panne de ma mère après le concert,  qu’il a fallu pousser pour redémarrer. Hey, on a la poisse ou on l’a pas !!


 


 


 


Voilà bon ça c’est fait ! Mais bon zut, mes jérémiades ont été plus longues que ce que je ne l’aurais voulu, tant pis !! Maintenant, c’est parti, passons au concert lui-même !


Raphael est arrivé sur la scène vers 21h30, pour n’en repartir que vers 23h30 !! 2h de concert non-stop, soit une demi-heure de plus que les deux fois précédentes. Possible que cet « allongement » ait été du à la présence des caméras filmant ce jour-là le concert pour le futur DVD Live !


Raphael et ses musiciens ont commencé comme d’habitude par l’instrumental « funambule », pour enchainer ensuite par «La route de nuit ». Après je ne me souviens plus de l’ordre exact des chansons, mais je me rappelle avoir beaucoup apprécié la tracklist, qui fut assez différente de celle des précédents concerts. J’ai juste regretté qu’il n’ait chanté qu’une seule chanson de « Hôtel de l’univers » (« petite annonce », dont la version live est un pur bonheur!!). Par contre le partage entre les chansons des deux autres albums fut équitable ! « Comme un homme à la mer », « Ô Compagnons », « la mémoire des jours », « il y a toujours », « au temps des colonies », « 1900 » (une de mes préférées !), « sur la route » (sans JL Aubert, lui-même en pleine tournée il me semble) et « des mots » pour ce qui est de l’album « La réalité ». « Caravane », « Ne partons pas fâchés », « chanson pour Patrick Dewaere » (j’adore !), « Et dans 150 ans », « les petits bateaux », « la route de nuit », « Schengen », « peut être a-t-il rêvé » et « la ballade du pauvre » pour l’album « Caravane ». Wow, c’est en écrivant ça que je me rends compte qu’il les a toutes faites sauf « c’est bon aujourd’hui » ! (quoique en y réfléchissant bien, il l’a peut être chanté, je sais même plus !!).  Et puis ajouter à cela qu’il a fait 3 reprises : la désormais culte reprise de The Clash « Straight to hell », sur la guerre du Vietnam (dommage qu’il n’ait pas fait tous les gestes habituels) ; « The man who sold the world » de son idole David Bowie (ce qui a permis à l’inculte que je suis de découvrir que c’était une chanson de Bowie à l’origine et non de Nirvana, qui en ont seulement fait une reprise !) et enfin une reprise du groupe The Pogues, dont j’ai oublié le titre !  Ha et puis j’ai failli oublier ! Il a également chanté une toute nouvelle chanson (pas la même que les dernières fois), que j’ai trouvé pas mal du tout ! J’ai pas bien entendu toutes les paroles, mais ça avait l’air d’être une chanson d’amour, quoique je me rappelle qu’il parlait aussi de vodka et de bière dedans !! Enfin on verra bien, j’imagine qu’elle figurera sur son prochain album !


Sinon, un Raphael très en forme, pas trop stressé, en phase avec son public, qui a pas mal bougé. Par contre je ne sais pas si c’était à cause de la présence des caméras, mais je l’ai parfois trouvé moins spontané dans ses attitudes. D’habitude il y a toujours un moment où il se prend les pieds dans les fils et doit être sauvé in extremis par un technicien, ou où il fait tombé son micro. Et puis j’aime bien quand il tourne sur lui-même en même temps qu’il joue de la guitare, mais là il ne l’a pas trop fait, snif ! ;)  Bon il y a quand même eu des petits moments marrants, comme lorsque le batteur avait disparu de la scène et que Raph le cherchait partout, ou quand il a semblé avoir un petit problème de pantalon au niveau de son entre-jambe !


Sinon,  un son comme d’habitude bien rock et des musiciens comme d’habitude géniaux (Ma p’tite préférence va à Matthieu Rabaté, le batteur !). Il a aussi fait venir sur scène des musiciens « invités » comme un guitariste africain, une pianiste asiatique, etc… Il y avait aussi le musicien avec lequel on le voit souvent sur les plateaux télés, qui joue d’une espèce de toute petite guitare (je ne m’y connais pas du tout en instrument de musique, donc je n’ai aucune idée de comment ça s’appelle !) que j’ai toujours trouvée intrigante !


Les moments que j’ai trouvé bien sympathiques sont les deux moments où il nous a fait un « petit » speech ! C’est tellement rare de l’entendre parler, et c’est bien dommage, car il s’exprime toujours bien, même lorsqu’il s’emmêle les pinceaux ! Pour introduire la sublime « Au temps des colonies », il a commencé par nous dire que quand il était petit, il était vraiment insupportable, un vrai chieur, et que ses parents faisaient de leur mieux pour le supporter. Mais un jour, ils l’ont abandonné comme on abandonnerait un chien à la frontière sur le bord de l’autoroute, en l’attirant hors de la voiture avec un os et en repartant vite en le laissant là. Sauf que ses parents ont utilisé une méthode « à peine plus civilisée » (pour reprendre ses mots !) : ils l’ont envoyé en colonies de vacances !! (je vois que la colonie lui a autant plu qu’à moi !). Et ben du coup pendant la colo, il est resté assis comme on reste assis sur un parking (« je sais pas comment on est assis sur un parking, mais en tout cas j’étais assis comme ça ») et n’a participé à aucune activité sociale ! D’ailleurs quand il a dit ça, il a été étonné que le public applaudisse (« dans les autres villes on me hue quand je dis ça ! »). Enfin en tout cas le public a peut-être applaudit, mais la dame frisée devant moi réprouvait visiblement ce comportement !


L’autre petite anecdote, c’est quand il était plus jeune et qu’il a commencé à jouer de la musique (« j’étais un amateur ») dans des toutes petites salles (« y’avait que 6 personnes, on m’a dit que c’était pour des raisons de sécurité »). Il a dit qu’à cette époque, il avait pas encore compris que dans des concerts, il faut jouer le tube à la fin et non au tout début, parce que sinon, une fois la chanson que tout le monde connaît et attendait est passée, et ben tout le monde s’endort ! (« c’est là que j’ai compris le sens de l’expression bâiller à s’en décrocher la mâchoire »). Ha nan mais je vous jure, des petites anecdotes comme ça de la bouche de Raphael, moi j’en voudrais tous les jours !


 


Voilà voilà, je crois que j’ai fait le tour de ce concert que j’ai trouvé vraiment très très chouette ! Je ne pense pas retourner voir Raphael sur cette tournée, donc je n’ai qu’une hâte, c’est que le DVD sorte, afin de pouvoir me passer en boucle mes chansons préférées, qui prennent tout leur sens et une toute autre dimension en live, avec un Raph qui devient de plus en plus bon sur scène, et qui, malgré sa timidité, arrive à gérer comme un chef des grandes salles et à mettre le public dans sa poche !

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