~ Hope In The Darkness ~

Mylife.com

Tout avait commencé il y a un peu plus d'un an. Une salle, un jury, un gros stress. Quelques semaines plus tard, une enveloppe bien remplie contenant une réponse positive.

> C'était parti pour un an de formation en métiers du livre à l'IUT de ST-C ! <

Tout a fini aujourd'hui. Une salle, un jury, un gros stress. Et quelques 25 minutes plus tard, cette fichue soutenance était finie et avec elle cette année d'IUT. Et mes années d'étude.

> C'est parti pour la galère de la recherche d'emploi ! ;)  <





[ La soutenance ne s'est pas trop mal passée: ce que j'ai raconté était pourri, mais bon. Ensuite j'ai eu le droit aux questions et au pointage de tout ce qui n'allait pas dans le mémoire. C'est jamais agréable de se voir renvoyer à la tête toutes les conneries qu'on a écrites, mais bon, tout le monde y est passé, et ils ont été plutôt justes. Ce qu'ils ont reproché était vrai, et je le savais. Maintenant un des deux membres du jury m'a quand même un peu soûlée: c'est un mec qui donne des cours de PAO, il doit être infographiste ou un truc du genre, donc n'a rien à voir avec le milieu des bibliothèques, du coup, il a fait des réflexions que j'ai trouvées incohérentes. M'enfin, dans l'ensemble c'était pas si horrible. ça s'est en tous cas mieux passé que pour ma costagiaire qui elle a eu le droit à des remarques peu sympathiques....

Après la soutenance, on pouvait, si on voulait, remplir un questionnaire sur cette formation métiers du livre: je me suis pas gênée pour bien pointer tous les manques ! Du genre, à la question "Qu'avez vous pensé du suivi pédagogique... ?" J'ai coché "peu satisfaisant" et dans "pourquoi ?" J'ai mis: "Quel suivi ??"  Ok, pas très constructif, je vous l'accorde ! Mais j'ai fait mieux à certaines questions, en parlant notamment de l'inutilité de certains cours, du manque de professionnalisation de la formation, ou encore des problèmes de communication au niveau administratif. J'ai été plutôt gentille par rapport à Mat(t?)hieu qui a écrit un truc du genre "vous avez de la chance qu'il n'y ait eu aucune tentative de suicide parmi les étudiants" Héhé, il m'éclate ! ]


(:  Bye bye l'IUT !

Bonjour les vacances !

J'ai encore du mal à réaliser... :)
Stage fini ! Me voilà presque débarrassée de cette année d'IUT, plus que cette fichue soutenance vendredi.

Cette fin de stage aura sans conteste été meilleure que le début. Faut dire que ça n'avait pas très bien commencé, les conditions ayant fait qu'il a été difficile de trouver sa place. Pour moi qui ait déjà du mal en temps normal, c'était pas gagné d'avance ! Je pense pas l'avoir vraiment trouvé au final non plus, mais quand même. Il aura fallu que je creuse mon trou, que j'essaye de dépasser ma timidité (et mon mauvais caractère aussi !), que j'apprenne à maîtriser certaines choses afin de prendre plus confiance, que je m'habitue aux gens, que je relativise, que je fasse fi des "collègues" que j'aimais moyen et que je me concentre sur ceux que j'appréciais, que je supporte ma costagiaire en essayant de pas être trop désagréable même quand j'arrivais à bout. Il aura fallu tout ça - que j'ai plus ou moins réussi à faire - pour me sentir à peu près "chez moi".

Pas mal de points négatifs auront tout de même persisté tout du long: le fait de ne pas être dans le planning qui n'aide pas à se sentir utile et intégré, le fait de ne pas toujours sentir son travail apprécié comme il le devrait, le fait de ne pas avoir appris grand chose, le fait d'avoir du rédiger ce fichu mémoire sans être vraiment encadrée, et le fait de ne pas avoir été beaucoup encadrée tout court durant le stage (même si y'avait Eric, heureusement, on lui a d'ailleurs laissé un petit mot de remerciement dans son casier!).

Y'aura eu des jours avec et des jours sans. Ptet beaucoup plus de jours sans, mais au final ce ne sont pas ceux qui restent. Je serais surtout passée par un peu toutes les phases durant chaque journée ! Un moral qui a joué aux montagnes russes, rien de nouveau sous le soleil en ce qui me concerne.



Mais y'aura eu pleins de bons moments, des petites habitudes aux gros délires, et c'est de ça que je vais tenter de me souvenir.

Le "Tchèk" du (vendredi) matin initié par Eric, le shmurtz de Sophie (qui restera dans mon dico interne pour longtemps je crois !), les délires de Sophie, ceux de Stéphanie (elle nous aura bien éclatées celle la !), les pétages de plomb d'Eric, les blagues pourries de Pierre, le bon appétit de Christine, les dons de Nadine qui m'a lu les lignes de la main (apparemment, j'ai une ligne de tête courte, ce qui ne témoigne pas d'une grande intelligence, hum !), les heures du conte ou les bébés lecteurs, les usagers (très) bizarres comme Fifi le pervers, ou Ferjo le chieur pas drôle et qui cocotte, les pots (miam !), le délire avec la perruque, les repas au CIEP, les orgies de Dragibus, et tout et tout......

En plus, le tout s'est fini sur une note positive. Vendredi, nous avions, ma costagiaire et moi, emmené le dessert pour fêter notre départ. Gâteaux, fraises, bonbons, cidre.... Ce fut bon ! Et les "collègues" s'étaient cotisés pour nous offrir des cadeaux: on a chacune eu le droit à un verre, un mug, et une petite boite. C'était adorable de leur part, et ça fait plaisir ! D'autant qu'on a eu le droit à des compliments, que ce soit ce jour là ou samedi, le jour de notre départ. des remerciements pour notre bon travail (même de la part d' Anne !), pour notre bonne humeur. Un "je t'aurais bien gardé comme collègue" de la part de Carine. Bref, des petits mots touchants qui me rendraient presque triste de quitter l'équipe !

On les retrouve tous (ou presque, Eric sera encore en vacs !) pour un repas au resto le vendredi 4 juillet à midi, ce n'était donc pas des adieux !

Allez, vivement le 27 aprem, que je sois réellement en vacances et puisse faire toutes les petites choses que je n'avais pas le temps de faire durant le stage !

Du vélo, de la guitare, des montages photoshop, du dessin, du scrap, du rangement, de la déco, plus d'articles sur mon blog, écouter de la musique et découvrir pleins de nouveaux artistes, bouquiner et me cultiver sur la littérature jeunesse, regarder pleins de films et de séries tv, dodoter, partir en vacances...

Bref, j'en ai des envies !

Mais faudra aussi que je pense à chercher du boulot

I tossed and I turned
Til I closed my eyes
But the future burned
Through the planet turned a hair gray
As I relived the day
While you were sleeping

Plus qu'une semaine, mes amis ! UNE semaine !


Cette semaine aura été assez longue et difficile car je me suis trainée une bonne crève (merci à mon frère pour les microbes !), avec mal de gorge, quintes de toux incontrôlables et tutti quanti... Pas facile dans ces conditions de se concentrer sur ce foutu mémoire, auquel j'ai quand même réussi à mettre un point final ! Plus que quelques petites modifications à apporter à la mise en page, et il sera paré pour l'impression et la reliure. Ouf !




En bref, la semaine aura été marquée par: de la fatigue; des grèves de transport; un pot où on a bien bouffé (c'était le deuxième en deux semaines, et à chaque fois on remet ça le lendemain avec les restes !); une réunion "bilan de stage" avec la directrice pendant laquelle Eric a dit avoir été content de notre travail et pendant laquelle Anne n'a comme d'hab rien dit à notre attention; des bons moments de bonne humeur grâce notamment à Stéphanie, qui m'éclate avec ses remakes de films à elle toute seule, ses délires divers et variés, etc., des moments moins drôles, avec pour changer, des doutes de ma part: entre ras le bol, sensation de ne pas être à la hauteur, impression de ne pas être appréciée par certains "collègues", enfin bref, mes petites sautes d'humeur habituelles quoi ; un accueil de "bébés lecteurs" par Steph et Carine auquel j'ai assisté; la chanson des crocodiles dans la tête, puis celle du fil; un gros délire avec une perruque choucroutée genre années 60 qu'on a tous foutu sur la tête (même la directrice), ce que Sophie n'a pas manqué de prendre en photo (si j'arrive à les récupérer je vous montrerais - peut-être - de quoi j'ai l'air avec une perruque rousse bouclée sur la tête!); l'achat du sac de mes rêves à 10 € ce matin au marché, les "adieux" à Eric  (il partait en vacances ce soir, donc on ne le verra plus, snif); etc, etc...

Bref, une semaine mitigée mais au final pas si mal que ça....

...Je me sens prête à profiter de la dernière !


Vous aurez le droit au bilan de ces 2 mois et demi la semaine prochaine ! ;)
Au secours !

Je dois avoir fini mon mémoire d'ici moins d'un mois, je n'y arriverai jamais !

Ce week end je n'ai pas du tout eu le temps de bosser, entre le concert de Renan samedi soir, la fête de famille de dimanche (où j'étais crevée et de mauvaise humeur, heureusement qu'il y avait Jason pour me coller !), tout ça tout ça. Hier j'ai été à l'IUT histoire de regarder quelques mémoires de stage d'anciens étudiants. ça m'a déprimée plus qu'aidée, quand je vois la somme de travail qu'il me reste à faire et à quel point je n'aurai jamais autant de choses à dire qu'eux. M'enfin.... Durant cette petite visite IUTienne, j'ai eu l'occase de revoir Joseph, le gardien moustachu. On a discuté 5 minutes, c'était sympa. Mais à part ça, et bien que mon stage m'ennuie au plus au point, l'IUT ne me manque pas !

Photobucket

Après ce week end chargé qui est passé à la vitesse de la lumière, la reprise fut difficile aujourd'hui. D'autant plus que je devais partir de chez moi plus tôt que d'habitude. Ma costagiaire et moi nous sommes en effet rendues, avec Elsa, à un comité de lecture sur des bouquins pour la jeunesse, à la Joie Par les Livres (la JPL pour les intimes). J'aurais plutôt dit la Déprime Par les Livres pour ma part ! Les romans qui nous ont été présentés traitaient presque tous, au choix, de: drogue, inceste, viol, fugue, suicide, deuil d'un parent, parfois tout ça à la fois. Ou comment déprimer un ado en l'espace de quelques pages. Je dis pas qu'il faut que les livres parlent tous de bonheur, je sais bien qu'on est pas au pays des Bisounours, mais bon quand même, quelques livres qui font rêver, ça ferait pas de mal dans ce monde merdique !  Bref. Pendant presque 4h (non stop !) nous ont été présentés des centaines de bouquins (BD, poésie, théâtre et romans), sur lesquels il fallait prendre des notes, pour pouvoir ensuite passer commande pour la bibliothèque, ce que nous avons fait avec Elsa l'aprem.

A peine de retour à la médiathèque, notre tutrice de stage (une prof de l'IUT) est venue nous rendre visite, pour voir comment se passait le stage. Elle a fait le point avec Eric et Anne, enfin surtout avec Eric (Anne ayant avoué nous avoir un peu "abandonnées"), elle a posé quelques questions sur la bibliothèque, l'a visitée. Eric lui a montré notre travail, en disant qu'on avait très bien bossé et qu'on était motivées ! Hé hé, je l'aime cet Eric ! En plus monsieur est enfin passé au toilettage, et y'a pas à dire, avec sa barbe plus courte, il gagne 10 ans (maintenant il fait vraiment ses 45 ans !)

J'ai passé le reste de l'aprem en section jeunesse avec Elsa puis Marie-Laure. Y'a pas à dire, j'aime être en section jeunesse. Voir tous ces ptits gamins. Et puis je trouve qu'il y a plus d'ambiance qu'en section adulte. Les gens qui viennent sont souvent plus aimables, et les renseignements qu'ils demandent sont plus à ma portée ! Y'avait des gamines de 13 ans qui cherchaient un bouquin "comme ceux d'Agatha Christie" (je traduis: un bouquin policier), avec des meurtres. Je leur ai proposé les bouquins Cascades Policier, mais elles les trouvaient trop long. Et pour cause, j'ai compris après qu'elles voulaient pomper un bouquin entier, probablement pour rendre à leur prof de français qui a du leur demander d'écrire une histoire policière. C'est du joli ! Sinon, y'avait des ptits bouts trop choux. Ethan, Matis. Et une tite gamine qui était là avec sa nounou et qui a fait une crise quand sa mère est venue la chercher, parce qu'elle voulait pas partir (une future bibliothécaire ?)  Bref, j'aimerais vraiment pouvoir travailler en section jeunesse plus tard, même s'il faut que je me mette sérieusement à la littérature jeunesse. C'est très dense et varié, et je n'y connais malheureusement rien.

Une journée plutôt sympa au final. Surtout que ce matin j'ai pris le bus et le train avec un ami (Corentin, si tu passes par là !), que je n'avais pas vu depuis un sacré bail ! ça fait vraiment plaisir !

Mais tout ça ne me fait pas avancer dans mon mémoire, qui commence sérieusement à me stresser !

{... In that dream of mine }

Je ne vais pas y aller par quatre chemins: ce stage me pèse. J'ai vraiment hâte d'être au 21 juin. Sauf pour le mémoire et la soutenance...

Grosse démotivation dès le matin, fatigue chronique, irritabilité. ça ressemble à une pub pour les cachets contre le rhume ou un truc du genre. Mais nan, c'est juste moi chaque jour de la semaine.

Les journées se suivent et se ressemblent, je m'ennuie, j'apprends rien, j'ai des envies de meurtres sur ma costagiaire qui me coure sur le haricot. Je me sens pas à ma place. Je me sens démotivée. Je ne veux pas devenir bibliothécaire. Mais qu'est ce que je pourrais bien faire d'autre ?



On a été intégrées dans le planning une semaine. Puis après on existait de nouveau plus. Une fois n'est pas coutume: SOS Eric. Il nous a dit que du coup on pouvait s'intégrer nous même dans le planning. Mais ça fait qu'on est toujours en binôme avec quelqu'un. Comme si on n'était pas aptes à faire quelque chose toutes seules (sauf aujourd'hui où j'étais au prêt toute seule "grâce" à l'absence de Juliette.)

Pour notre étude de cas, là par contre, on a été livrées totalement à nous mêmes. On a tout fait toutes seules alors qu'on a aucune expérience. Eric a lu notre travail. Seulement lui, alors que je rappelle qu'en théorie ce n'est pas lui notre responsable de stage. Il a dit qu'on avait bien bossé. Mais avec mon irritabilité, j'ai moyennement apprécié les quelques remarques. Pourtant constructives et pas du tout méchantes (c'est Eric quoi !). Si même lui en arrive à m'énerver parfois un peu, c'est vous dire mon degré de ras le bol !

Le truc c'est que mon manque de confiance en moi habituel est à son paroxysme en ce moment. Je me sens à la hauteur de rien. Je veux pas le décevoir. Je veux pas LES décevoir. Je prends mal chaque petite remarque, même dite sur un ton blagueur, parce que j'ai peur qu'ils pensent que je ne fais rien. Que je ne fais pas bien. Que je ne sais pas prendre d'initiative. Que je ne sers à rien. Bref.

Et puis la culture, mes amis, la culture. Franchement j'ai des lacunes en tout. Eux ils connaissent tellement de choses. Tellement d'auteurs, tellement de bouquins. On croirait qu'ils ont tout lu. Pareil pour Caroline. Moi j'ai tellement l'impression de passer pour une cruche. J'en suis  réduite à faire semblant de connaitre des trucs.
Pareil pour tout ce qui est de l'ordre de l'actualité, de la politique, des différents conflits. En général chuis larguée dans les conversations. Donc là encore j'essaye de sauver les apparences. Mais y'a jamais une phrase intelligente qui ne sorte de ma bouche.

Vous pouvez pas savoir à quel point je me sens niaise.

C'est pathétique, mais le seul moment de la journée que j'aime bien, c'est le moment où je prends les transports. J'ai toujours bien aimé les transports en commun. En général on me regarde avec de grands yeux quand je dis ça. Mais c'est vrai. J'aime bien cette forme de sociabilité. Voir les mêmes gens tous les jours, ça me crée mes petites habitudes rassurantes. J'aime bien observer les gens, dès fois je leur donne des petits surnoms. Quand je les vois plus je me demande ce qu'ils deviennent. Bref.

Je vous ai dépeint un tableau bien noir, mais tout n'est pas si négatif. Y'a des gens vraiment sympas dans cette bib, à l'instar de Sophie, qui est vraiment adorable et me fait délirer ! Pierre et Christine débordent de gentillesse aussi. Et d'autres. Comme Eric, vous l'aurez compris. Dès fois il pète des durites, j'adore ! Genre ce midi, il était super en colère contre la chef, alors quand il a pressé son pamplemousse dans son verre, il a imaginé que c'était sa tête, et il était là "je t'écrabouille J., je t'écrabouille". Sorti du contexte, c'est naze, mais je peux vous dire que c'était très drôle à voir !

Et je suis désolée de vous décevoir, mais Fifi le pervers n'est pas venu hier. Il a appelé pour dire qu'il ne viendrait pas (genre ça nous intéresse !) parce que.....Je vous le donne en mille.... Il s'est fait "agresser sexuellement" (ce sont ses mots !) en allant acheter Le Figaro dans un bar !! Mais bien sûr ! Il a dû prendre ses rêves pour des réalités, sacré Fifi !

Bref, bref, bref. Un stage pas super constructif. Des moments de démotivation intense couplés à une explosion de complexes et de manque de confiance en moi, en mon avenir, en les autres, tout ça tout ça.


Mais mes petites habitudes sont là. Et vous savez comme elles me sont chères.

 Je survivrai, donc.

{...}


Enfin une journée de stage que je pourrais qualifier de plutôt bonne.

{ J'ai failli rater mon bus ce matin, et je déteste courir après les bus ! Heureusement  je n'ai eu qu'à faire 3 pas en courant avant de voir que c'était un chauffeur que je "connaissais", et je savais donc qu'il m'attendrait. Ouf ! Comme d'hab, j'ai dû attendre 10 minutes le train à la gare, mais en lisant ça passe vite. En plus heureusement, pour une fois il n'y avait pas le mec qui pue l'eau de toilette à 10 Km à la ronde et que j'essaye de fuir au maximum tous les matins dans le bus ou à la gare ! Arrivée à la gare de S., j'attends Caro sur un banc au soleil. Il ne fait pas encore trop chaud à cette heure là, donc ce bain de soleil était bien agréable !
La première heure de la matinée, j'étais aux renseignements avec Isa. Comme la veille, je priais pour que personne ne vienne demander de renseignements quand elle n'était pas dans les parages ! Elle en a profité pour me montrer un peu de catalogage de textes lus. L'heure a finalement passé assez vite, celle d'après j'ai pu rédiger un peu mon mémoire pendant que Caro était au prêt. Puis 12h15, l'heure d'aller manger à notre "cantine" habituelle. On a pu manger dehors, sur la terrasse, pour la première fois. J'avais le soleil en pleine face, chuis devenue rouge comme une écrevisse et ce soir j'ai encore mal aux yeux ! A tous les coups je me suis brûlé la rétine :p  Sur le chemin du retour, j'ai discuté un peu avec Juliette de la crevette qu'elle a dans le ventre. Comme j'ai appris que c'est un petit garçon, je lui ai demandé si sa petite Cloé de 4 ans n'est pas trop déçue, elle qui voulait une petite soeur pour jouer ! De retour à la bib, avec Caro on a bossé une demi heure sur notre étude de cas, puis j'étais (pour la première fois !) au prêt, avec Eric. J'ai trop stressé n'empêche quand ça a été à mon tour (Eric m'avait dit qu'il ferait la première demi-heure et moi la deuxième. Mais il a oublié - et moi j'ai oublié de lui rappeler :p - donc je n'ai fait que 10-15 minutes mais, pour cette première fois, ça m'a suffit !) J'avais toujours tellement peur d'oublier un truc que j'ai eu l'impression de faire n'importe quoi ! J'ai oublié de démagnétiser les documents d'une madame, je m'en suis rendue compte plus tard, mais bon elle n'a même pas sonné à l'antivol de l'entrée donc ça va ! Et pis bien sûr les gens ne faisaient jamais qu'emprunter ou rendre un document, ils avaient toujours quelque chose à demander en plus ! Prolonger le prêt d'un livre, savoir combien il leur restait de livres sur la carte, etc. Pis y'en a pleins qui avaient des amendes à payer pour cause de retard, grrrr. 
Et puis bien sûr, avec la chance que j'ai, il a fallu qu'IL choisisse pile mon heure de prêt pour se pointer. LUI. Fifi. Ce fameux pervers dont j'avais tant entendu parler. Dès que je l'ai vu, me suis doutée que c'était lui. J'ai eu un doute quand Eric lui a tapé la discut' comme à un vieil ami. Mais quand j'ai vu qu'il rendait un bouquin sur les porte jarretelles, mes doutes se sont bien vite envolés ! Heureusement, il s'est adressé seulement à Eric, il ne m'a pas parlé, mais bon j'ai quand même bien perçu son regard lubrique malgré ses lunettes teintées. Beurk et rebeurk ! Et pis bonjour la discrétion entre Sophie qui était là-haut, morte de rire et qui me faisait de grands signes pour me dire "c'est lui, c'est Fifi !", et Nadine, qui était à la base venue pour chercher des livres à nettoyer et qui finalement est restée là à côté de moi en me foutant des coups de coude en gloussant ! Et moi j'essayais de pas rire, tout en évitant soigneusement le regard du bizarroïde ! Et pis Eric l'a envoyé aux renseignements parce qu'il avait un problème. Pas de bol, aux renseignements, y'avait que Caro - ma costagiaire - Isa s'étant enfuie quand elle a été prévenue de la présence du pervers (ce genre de nouvelles circulent vite !)  Cette fois c'était Juliette qui faisait des grands signes à Caro pour la prévenir ! Hi hi, quelle histoire ! C'était marrant au final. Enfin... En plus apparemment on y aura le droit tous les mercredis, puisque c'est son jour. génial ! :s
La journée s'est finit sur une heure de rangement et une heure et demi de travail sur l'étude de cas avec Caro. Avec une bonne migraine aussi ! }

Jour férié bien mérité demain !
{ La fin de semaine n'a pas été plus palpitante que le début. Toujours la même chose. Mais, Oh miracle ! Anne nous a donné notre planning de la semaine prochaine (mais elle n'a pas été très bavarde, fallait pas en attendre trop non plus.), et devinez quoi ? On va faire un peu autre chose que cette fichue étude de cas !  Chaque jour de la semaine on va découvrir un peu chaque section (historique, budget, fonctionnement, tout ça tout ça). Il semblerait que l'on va enfin apprendre des choses. Well, I hope.



Il faudra par contre attendre la semaine suivante pour être initiées au prêt/ retour/ rangement/ inscription/ etc. En même temps, une des collègues ne nous a pas donné très envie de rencontrer le public en nous parlant du pervers qui vient très souvent à la médiathèque, qui emprunte toujours le même livre sur les porte jarretelles, qui voulait savoir s'ils n'avaient pas de vidéos coquines, et qui une fois a confié à l'une des employées qu'à 50 ans il n'avait jamais été avec aucune fille.
La collègue nous a sorti: "Comme vous êtes des nouvelles têtes, c'est sur qu'il va venir vous voir !" Hmmm j'en frétille d'impatience... }

Voilà voilà pour les nouvelles de la semaine !


Le nouveau single
de Coldplay sur les
 ondes dès Mardi ! :)

Début de semaine chiant à mourir.

Avec Caro, on continue à s'autogérer. On a toujours rien vu d'autre que notre travail sur la salle d'études, alors que tous nos compatriotes de l'IUT font du prêt, du rangement, de l'équipement. Toutes les choses normales qu'on fait en bibliothèque. Toutes les choses qui font qu'on se sent utile sur son lieu de stage.

Nous on fait limite tapisserie. Pas facile pour l'intégration.

Je pense que certaines personnes pensent qu'on ne fait pas grand chose. C'était vrai hier, où l'on a passé le plus clair de notre temps à bavarder et à râler. Nous n'avions plus rien à faire, et aucune directive. Et pour cause, Anne, qui je le rappelle est notre "maitre de stage" - et qui est la personne qui nous a "recrutées" - n'a pas daigné nous accorder cinq minutes de son temps. On devait avoir un "rendez-vous" avec elle mardi aprem pour faire un point sur l'avancée de notre travail, mais madame était archi-méga-overbookée (Caro l'a vu rêvasser au rayon philo, mais bon, passons), elle nous a dit qu'on "prendrait un autre rendez vous plus tard". C'était limite "prenez contact avec ma secrétaire pour un rendez vous". Ouais c'est ça Madame la Ministre.



Autant dire que j'ai parfois des envies de meurtre, et que ça s'arrange pas quand une autre "collègue" que j'ai du mal à piffrer, passe son temps à nous appeler "les stagiaires". "Bonjour les stagiaires", "Alors vous faites quoi les stagiaires ?"

- On a des prénoms, pétasse.

Hier donc, on s'ennuyait pire que des rats morts. On a fait 36 000 photocopies de bouquins qui pourraient nous servir pour notre mémoire, en prenant bien notre temps. Le photocopillage tue le livre le temps. On écrivait le titre dessus, ça devenait limite de la calligraphie tellement on prenait notre temps pour bien faire chaque lettre. Bref, on essayait de tout faire pour avoir quelque chose à faire. Ce fut l'une des journées les plus longues de ma vie, à égalité avec la JAPD (les beaux militaires en moins).

Heureusement, aujourd'hui, Eric revenait de ses quatre jours de congé. Avec Caro on lui a limite sauté dessus comme des petits chiens jappant au retour de leur maître. Il a tout de suite pris le temps de faire un point avec nous. J'ai pas pu m'empêcher de lui dire qu'on s'était fait chier hier. Je me suis retenue de lui dire tout le bien que je pensais de sa chère collègue. Du coup on a trouvé quoi faire pour la journée, toujours à propos de notre travail sur la salle d'études. On a pas osé lui demander de changer le planning pour qu'on puisse enfin commencer à voir autre chose.

Là je sature vraiment. J'en suis à un point où j'aimerais bien passer mes journées à faire du catalogage, à couvrir des bouquins, à faire le ménage, à chasser les poux du livre et les petites vrillettes, tout, tout pour faire autre chose. Pour voir autre chose. Pour avoir l'impression de servir à quelque chose. D'ailleurs quand Eric nous a demandé si on voulait aider à démonter l'expo mardi prochain, j'ai pas pu m'empêcher de  crier un "Avec plaisir !" dans une explosion de joie. Je crois qu'on m'aurait proposer d'aller à un concert d'Oasis, ma réponse n'aurait pas sonné plus enthousiaste !

C'est pathétique tout ça. Mais je vais survivre.

Plus que 8 semaines et 2 jours !


Une semaine de passée. Plus que 9 !

Cette première semaine de stage n'a pour être honnête pas été des plus palpitantes. Je vous entends d'ici vous dire "Ayé, elle va encore se plaindre", "elle est jamais contente", "la chieuse, le retour", ou autres expressions plus imagées. Vous n'avez ptet pas tort !





Je vais expliciter tout ça.
Mardi matin, premier jour du stage, j'arrive à la gare de S. super en avance (pas le choix à cause des bus). J'attends Caro et on se rend à la bib, où on arrivera pile en même temps que la directrice. Notre "maitre de stage" est normalement Anne, mais comme elle n'est pas là ce jour là, c'est Eric qui nous fait la visite de la bib et nous montre diverses choses. Haaaa Eric, notre maître Yoda à nous. Un homme pas tout jeune, bien barbu, et surtout très très gentil. La bienveillance incarnée. Il a un côté un peu à l'ouest, mais il est adorable. Ce qui était bien, c'est qu'on a vu que notre arrivée avait été préparée. Il nous a donné un organigramme avec les photos du personnel, un planning, et une fiche expliquant en quoi consistera notre étude thématique. Voilà où se situe le principal problème, cette étude thématique...

J'explique:
On devra rendre à l'issue des deux mois et des poussières de stage un "mémoire de stage": une partie purement descriptive type rapport de stage classique, et une partie plus "réfléchie" on va dire, une étude thématique donc, sur un des aspects du stage. En général, les bibliothèques habituées aux stagiaires ont déjà des idées de thèmes qui pourraient leur être utiles. Du genre "réactualiser le fonds de sciences sociales" ou "passer de la CDU à la classification Dewey" (miam, passionnant !). La médiathèque où Caro et moi faisons notre stage nous a mis sur le même sujet: analyser la salle d'études et proposer des solutions pour la rendre plus attractive. La salle d'études est un petit espace de la médiathèque où il y a des tables pour bosser et des ouvrages de références, des usuels, etc. (c'est surtout un gros fourre-tout si vous voulez mon avis !). Bref.

Où est le problème me demanderez vous ?
Déjà, le fait qu'on soit toutes les deux sur le même sujet est un premier problème. Il va nous falloir bosser ensemble mais trouver deux problématiques différentes pour ne pas pondre un mémoire identique.
Le deuxième problème, c'est le planning qui prévoit que les deux premières semaines du stage, on ne bosse que sur cette salle d'études. Rien d'autre. Pas d'accueil du public, pas de découverte des diverses activités de la bib, pas de catalogage, d'équipement, de recherche documentaire, etc etc.

Concrètement:
Notre première semaine a surtout consisté à passer le plus clair de notre temps dans cette salle d'études à regarder un par un les quelques 1800 bouquins qui s'y trouvent. Voir quand ils ont été édités, leur état, s'ils sont bien à leur place dans cette salle, etc. Voilà pourquoi j'étais courbaturée le premier jour, après 5 heures passées à prendre un par un des livres pas légers légers (ben ouais, ce sont des usuels, pas des livres de poche !), à me baisser, à me relever. Bref, que du bonheur ! Je vous rassure, nous n'avons pas fait que cela de toute la semaine. Quoique pas loin, parce qu'il y avait de quoi faire ! C'était un peu le bazar dans cette salle, et surtout que de vieilleries ! Beaucoup de livres des années 1970 et même d'avant les années 1960 (y'a un bouquin de 1889 !). On a réfléchi à nos problématiques, qu'on a pas trouvées, même si diverses pistes nous sont venues à l'esprit. On a aussi établi un mini questionnaire (reusement que quelques uns de mes souvenirs du cours de "construction d'enquête" de 2ème année de socio me sont revenus à l'esprit !), qu'on a fait passé à une dizaine de personnes fréquentant la salle d'études. D'ailleurs j'étais plutôt contente de moi car j'ai réussi à aborder les gens sans trop de craintes (comme quoi ma timidité est parfois contrôlable). Donc avec tout ça, on a fait des tableaux excel et des camemberts pour montrer combien de livres de telle ou telle décennie il y a pour chaque domaine (46% de livres des années 70 pour tout ce qui psycho/philo !), et on a fait un petit bilan des résultats de l'enquête par questionnaire (pas très concluant avec 16 réponses !).

Et le reste du personnel ?
On a été vraiment livrées à nous mêmes, à nous démerder sans vraiment savoir quoi faire avec toutes ces données et quelles sont leurs attentes précises. Ce n'était pas de leur faute, car on est arrivées en pleine semaine des marchés publics, c'est-à-dire la semaine où ils devaient tous boucler des dossiers avec leurs choix de fournisseurs et pleins de trucs compliqués de ce style, c'était un peu le rush. Donc pas beaucoup de temps pour nous. Reusement qu'Eric était là pour nous rendre visite et s'assurer que nous n'avions pas dépéri dans notre salle d'études ! Anne - qui est notre "maitre de stage", c'est marqué sur les conventions - ne nous a pas adressé 3 mots de la  semaine, ça promet !
Ce qui est surtout embêtant dans cette situation, c'est que ce n'est pas facile de faire son trou dans ces conditions. Pas beaucoup de contact ni avec le personnel ni avec le public ne permet pas de se sentir "chez soi". J'aurais préféré qu'on soit intégrées dans le planning comme le reste du personnel. Y'a que comme ça qu'on apprend. Et là j'ai peur qu'on apprenne pas grand chose. Et en plus de tout ça, parano comme je suis, j'ai toujours peur que les "collègues" nous jugent, comme s'ils pensaient qu'on ne faisait rien parce qu'ils ne nous voient pas ou presque de la journée. Et puis qu'ils se disent que je suis pas intéressante, parce que je parle pas beaucoup. Et puis tant d'autres choses encore...

La suite du planning
Après ces 2 semaines consacrées exclusivement à notre étude thématique, on devrait enfin découvrir les différentes sections la 3ème semaine, grâce à des présentations l'après midi. Ce n'est qu'au bout de la 4ème semaine qu'on aura enfin le droit de faire de l'accueil, du prêt, tout ça ! Vivement !
Mais l'autre problème qui m'embête, c'est qu'avec Caro on a toujours exactement le même planning, et ça me plait moyen. Elle est très gentille, et à l'IUT on s'entendait très bien. Mais on était pas dans le même groupe, donc on ne se voyait pas tout le temps... et ça me suffisait ! Là après 5 jours à passer près de 9h non-stop avec elle par jour, je sature un peu...  Et en plus on va avoir exactement les mêmes choses à écrire dans notre mémoire...

Les points positifs
Parce que oui, il y en a, ouf !  Déjà, et malgré tout ce que j'ai pu dire avant, heureusement qu'on est deux pour cette étude thématique, parce qu'il y a du boulot et que si j'avais été seule à le faire j'aurais sérieusement déprimé !
Et puis, le personnel est quand même bien sympathique, il y a l'air d'y avoir globalement une bonne ambiance ! Le cadre et la bib sont chouettes. Le midi on mange à une cantine, un vrai repas, ça me change des sandwichs quotidiens de l'IUT ! Et puis il y a Eric. Et puis si ça se trouve le reste du stage sera plus palpitant. Et puis deux mois et demi ça passe vite !


Et puis demain, c'est lundi, et le lundi, pas de bibli !


Merci pour vos différents messages de soutien !



Je fais un article rapide qui disparaitra surement, trop la flemme d'écrire quelque chose de construit, chuis explosée et courbaturée comme une grand-mère ! (hey, qui a dit que c'était reposant de bosser dans une bibliothèque ! )

Cette 1ère journée de stage s'est bien passée. Les gens ont tous (ou presque !) l'air sympa.

Je vous donnerai plus de détails d'ici quelques jours, parce que là en une journée j'ai pas vraiment pu me faire une opinion: trop de têtes et de noms à retenir, des choses encore un peu floues sur le contenu du stage, et faut que je me fasse un peu au rythme !

Mais globalement c'est plutôt positif.

Je serai plus bavarde d'ici la fin de semaine, promis !

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