Je m'excuse d'avance pour cet article pas très joyeux. Mais ça faisait longtemps que j'avais envie de l'écrire, et ce que j'ai appris hier soir m'a décidée à sauter le pas.
/ Vous avez sans doute vous aussi appris la nouvelle de la mort de Thierry Gilardi. Infarctus à 49 ans. Il laisse trois enfants derrière lui. Je n'aime pas le foot, certes, mais il n'empêche que je l'aimais bien ce type. Je lui trouvais l'air sympathique, toujours souriant. Un très bel et émouvant hommage lui a été rendu dans le grand Journal de Canal + ce soir.
Cette nouvelle m'a d'autant plus peinée qu'elle s'inscrit dans ce que j'appellerais une hécatombe. En 2008, on a déjà perdu l'acteur Heath Ledger, l'écrivain Alain Robbe-Grillet, les chanteurs Carlos et Henri Salvador, le comédien Philippe Khorsand, tout récemment le réalisateur anglais Anthony Minghella. J'en oublie sûrement. Honnêtement, tous les matins en allumant la radio ou en ouvrant le journal j'ai peur d'apprendre la nouvelle d'un nouveau décès.
Je pense que d'une certaine façon, le décès de personnes célèbres, qu'on les apprécie ou pas, nous renvoie à nos propres angoisses face à la mort. Je me rends compte toujours plus chaque jour à quel point la vie ne tient qu'à un fil. C'est un triste constat, mais qu'on ait 20 ans ou 90 ans, le pire peut arriver. Récemment, j'ai appris 3 décès survenus pas loin de chez moi. Des jeunes qui n'avaient même pas 20 ans. Des accidents de la route. A chaque fois ça me retourne le coeur.
Je sais qu'il faut essayer de ne pas trop se prendre la tête avec tout ça, sinon on ne vit plus. Mais apprendre des nouvelles comme celles là, ça fait forcément réfléchir. Mes grand-mères qui ne sont plus toutes jeunes, mon père qui mine de rien vieillit aussi, mon petit frère qui va bientôt passer son permis et être confronté à la route et ses dangers, etc. Forcément, tout ça, ça génère des angoisses que j'ai parfois du mal à canaliser, à refouler... \
Ce qui est sûr, c'est que ça fait du bien de le dire.
Je ferais mieux d'aller me regarder un épisode de Six Feet Under ou de Dead Like Me.
Après tout, rire de la mort ne serait-il pas un moyen de moins la craindre ?