~ Hope In The Darkness ~

Bouquins

Matin Brun - Franck Pavloff

le 25/06/2008 à 22h38
0,95 euros, 10 pages, 15 minutes de son temps. Juste ça, et au final un livre poignant,  qui fait réfléchir. Je ne vois pas comment décrire mieux Matin Brun. Ce petit bouquin imagine la montée d'un Etat totalitaire et comment, de petites lâchetés en petites lâchetés, la population laisse faire sans rien dire. Tout ça en 10 pages et seulement à partir d'une discussion entre deux personnages, et d'une histoire plus que banale au départ. Le pire, c'est que cet "Etat Brun" n'est ni localisé, ni daté: il peut être passé (le nazisme ?), présent (y'a qu'à voir la politique de certains pays) ou futur. Et si ça arrivait, ici, à nous ? Brrrr....


Je trouve la chose assez bien résumée, ICI....

[ Y'a pas mal de bouquins dont j'ai envie de vous parler depuis quelques temps, mais ma flemme est souvent plus forte ! J'essaierai de faire ça au compte-goutte ! ]

La bicyclette rouge - Kim Dong Hwa

le 08/05/2008 à 22h17
Résumé
Empruntez les nombreux chemins de campagne à la rencontre des habitants de Yahwari. Vous croiserez sûrement cette bicyclette rouge, celle du facteur, qui circule doucement en harmonie avec la nature.

Mon avis
Pour une fois, je vais vous parler d'un manga. Non pardon, d'un manhwa coréen. Y'avait longtemps que j'avais envie de découvrir un peu l'univers des mangas et compagnies, et une de mes "collègues" de la bibli étant très calée en la matière, elle m'a conseillé certains titres, dont celui-ci, que j'ai dévoré !
On suit un jeune facteur rêveur au cours de ses tournées qui parcourent un village rempli de maisons aux adresses originales et poétiques. Le bouquin est composée de plusieurs histoires courtes (3 ou 4 pages) nous emmenant chacune au coeur de récits tour à tour drôles, insolites, tristes.... Ce facteur peu ordinaire connait chacun des petits chemins, chacune des fleurs, chacun des arbres, chacune des maisons qui marquent ses tournées quotidiennes. Il connait bien les gens aussi, et ce qu'ils ont dans le coeur... Il apporte de la bonne humeur à un vieux monsieur qui ne reçoit jamais de lettres, en lui racontant les nouvelles de la ville, il emmène une jeune fille sur son porte bagage pour lui montrer la beauté de cette contrée, il discute avec une vieille femme qui se morfond de ne plus recevoir de lettres depuis que le portable existe, etc... Des petites tranches de vie, qui  donnent le sourire, et font parfois couler une larme. De bien jolies histoires que l'on dévore d'une traite, on en redemande. Je n'ai d'ailleurs qu'une hâte: lire les deux volumes suivants !

La joueuse de go - Shan Sa

le 07/05/2008 à 21h39
Résumé
~ La Joueuse de go raconte l'histoire d'une jeune collégienne mandchoue de 16 ans qui a pour passion le jeu de go, ainsi que celle d'un jeune officier japonais. L'action se déroule principalement en Mandchourie durant l'invasion japonaise (d'où l'intervention de l'officier). La jeune « joueuse de go » défie et terrasse tous ses adversaires, mais elle ne connaît pas encore celui de demain, un jeune officier japonais muté en Mandchourie, dur comme le métal à peine plus âgé qu'elle, qui lui, est dévoué à l'utopie impérialiste.~



Mon avis

< Une magnifique histoire, dans laquelle on se laisse vite happer et de laquelle on n'a plus envie de sortir... Alors que la Mandchourie est occupée par l'armée japonaise, une histoire d'amour se tisse entre un japonais et une jeune chinoise, qui n'ont rien en commun sauf les parties de jeu de Go auquelles ils s'affrontent, et qui vont les lier à jamais. C'est très bien écrit, c'est simple, avec des phrases et des chapitres courts, qui confèrent un rythme haletant au récit, en contant tour à tour l'histoire des deux personnages, avant que chacune ne se mêlent... C'est poignant, c'est dur, c'est beau, c'est triste. Tout ça à la fois, si si. On en tire une belle philosophie, une belle leçon de vie. >


Citations
"Entre la mort et la lâcheté, choisis sans hésiter la mort !"

"Le bonheur est un combat d’encerclement, un jeu de go. Je tuerai la douleur en l’étreignant."


Extrait
«
Je me suis demandé qui était mon adversaire. Les hommes assis là, à votre place, se confondaient, et seules leurs figures de go se distinguaient les unes des autres. Hier, je vous ai vu pour la première fois sur cette colline. A travers vos yeux,j'ai connu le pays de votre origine : sur une terre recouverte de neige éternelle, les arbres brûlent et les flammes s'épanouissent dans le vent. »

Surfer la nuit - Fiona Capp

le 28/04/2008 à 12h35
Résumé
L'Australie, ses plages de dune. La rencontre de Hannah, qui a quitté le monde clos de l'université pour apprendre à surfer, et Jake, jeune et beau surfeur, dont le rêve est de chevaucher une vague gigantesque en pleine nuit. Leur histoire d'amour sera éphémère.




Mon avis
Un roman simple et plaisant, qui fait rêver à l'Australie et à ses plages. Le fait que le roman soit très accessible pour de "jeunes adultes" (il existe dans une édition pour ados) n'empêche pas un style d'écriture recherché qui nous montre bien que Fiona Capp, auteure australienne, est une véritable écrivaine contemporaine. Il y a une réelle profondeur des personnages, et c'est là la vraie base de l'histoire: les relations humaines sont abordées avec un réalisme étonnant. La difficulté de ces relations surtout, dont les différences de milieu d'origine, de mode de vie, de passions, d'aspirations, sont la cause principale. En outre, le monde des surfeurs est abordé avec une grande sensibilité, bien loin des préjugés habituels.
Un beau roman donc, qui montre une fois de plus que la littérature australienne gagnerait à être plus connue par chez nous !


Extrait
Il est debout près d'elle, et son ombre s'étend sur le corps de la jeune femme. Il aimerait pouvoir toucher son dos parsemé de sel blanc. Son corps bronzé paraît solide. Elle a des jambes d'athlète et ne manque pas d'épaules. Elle n'a rien de ces filles maigres et osseuses qu'il a connues dans les quartiers résidentiels. Ces filles dont la beauté a une sorte de vernis qui le laisse perplexe. Jake ne saurait dire en quoi Hannah lui convient, ce qu'il sait, c'est qu'elle vient d'une autre planète et que, malgré toutes ses connaissances, il y a pleins de choses qu'elle ne sait pas. Ce qui l'étonne le plus, c'est la manière dont elle semble n'avoir aucun projet et pourtant parle de futur comme si elle en avait le contrôle.


Résumé

Georgie Jutland est une femme chancelante. À quarante ans, sa carrière d’infirmière en miettes, elle vit isolée à White Point aux côtés de Jim, un pêcheur de langoustes. Le village est à la fois riche et fruste, aberrant dans le paysage éblouissant. Georgie passe ses nuits à naviguer sur Internet en buvant de la vodka. Un matin, elle aperçoit une ombre sur la plage en contrebas. Luther Fox vient d’entrer dans sa vie. Braconnier des mers, timide et musicien, il est précédé d’une réputation de malheur et de malchance. Leur rencontre improbable, contrariée par la colère des langoustiers, se transforme en odyssée et leur amour fou en road-movie initiatique.






Mon avis

Ce roman de l'auteur australien Tim Winton, nous plonge au coeur d'une Australie aride, où la nature est aussi belle que dangereuse. On s'y croirait tant les descriptions sont précises bien écrites. L'histoire -- la passion entre Georgie et Lu et le passé trouble de certains des protagonistes -- est finalement presque reléguée au second plan, ne servant que de prétexte à un voyage à travers ce sublime pays qu'est l'Australie. Le roman nous transporte, on est avides d'en savoir toujours plus sur le passé de ces personnages torturés, et on est emportés par le suspens de l'odyssée réelle et intérieure qu'ils vivent. J'ai également beaucoup aimé le style original de l'auteur, mais heureusement que je ne l'ai pas lu en anglais, car il utilise un vocabulaire très spécifique lié à l'argot australien, à la la faune et à la flore particulière de ce pays, et également des termes liés à la pêche. Je tire d'ailleurs mon chapeau à la traductrice, qui a fait du beau travail, notamment quand elle a judicieusement choisi de laisser certains mots en anglais (je dirais même en australien !), préférant mettre une note explicative en bas de page plutôt que de le dénaturer en faisant une traduction française approximative.

A lire !



Extrait
Il monte à découvert jusqu'au périmètre du terrain de Buckridge. A un jet de pierre de la pelouse, il se tapit au sol et regarde les fenêtres palpiter sous la lueur de la télévision. Dans le noir, le village émet des sons assez bienveillants: musique, rires, portes qui claquent. Il frotte ses jambes pour soulager ses crampes. Finalement, la maison se trouve plongée dans l'obscurité et le silence.
En chemin vers le robinet du jardin, il flaire de la viande sur le barbecue. Il détache les côtelettes noircies de la plaque de cuisson et s'accroupit sur la pelouse pour déchirer la viande brulée à belles dents avant de boire goulûment au jet.
Il pense à Georgie couchée dans cette maison. Au bout de ces marches, tout près. Il voit la silhouette de la pelle contre le mur. La saisit tout en gravissant les marches de la terrasse. La baie vitrée coulissante n'est pas verrouillée. Et Jim Buckridge dort dans son lit. Mais ses gamins aussi.
Il dépose un baiser sur la vitre et s'éclipse.

~ Résumé~

// Kafka Tamura, quinze ans, s'enfuit de sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. De l'autre côté de l'archipel, Nakata, un vieil homme amnésique décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s'entremêlent pour devenir le miroir l'une de l'autre tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d'un murmure enchanteur. Les forêts se peuplent de soldats échappés de la dernière guerre, les poissons tombent du ciel et les prostituées se mettent à lire Hegel. Conte initiatique du XXIe siècle, Kafka sur le rivage nous plonge dans une odyssée moderne et onirique au coeur du Japon contemporain. //




~Mon avis~

{ Voilà un roman qui, si vous acceptez de vous laissez emporter, vous entrainera avec plaisir dans son univers étrange, onirique, qui oscille entre rêve et réalité. Dès les premières pages, on ne sait pas où l'on va, mais on y va. Des questions se succèdent alors, pendant que l'on suit l'itinéraire, le voyage initiatique, de ces deux personnages qui ne se connaissent pas et dont on se demande si les destins finiront par se croiser. L'écriture est fluide, c'est la première fois que je lis un roman japonais (et même un roman asiatique tout court), mais il m'a semblé retrouver l'univers des films d'animation japonais: un univers poétique, onirique, bizarre aussi... Une atmosphère assez zen, où de la sagesse semble sortir de chacune des paroles des personnages. C'est un roman qui est aussi cru et sensuel, et qui semble sonder l'âme humaine dans ses moindres recoins... C'est enfin un roman qui laisse travailler l'imagination, et qui j'en suis sure, apporte des découvertes et des émotions nouvelles à chaque relecture... }



~Extrait~

" Du fond d'un autre tiroir, je sors une photo de moi et de ma soeur aînée quand nous étions petits. Nous sommes sur une plage, souriants, l'air heureux. Ma soeur est tournée de côté, une moitié de visage dans l'ombre. Son sourire ainsi coupé au milieu lui donne l'air d'exprimer deux sentiments opposés, comme sur ces masques de tragédie grecque qui ornent certains livres de classe. Ombre et lumière. Espoir et désespoir. Rire et tristesse. Confiance et solitude. Quant à moi, je regarde droit vers l'objectif, sans la moindre hésitation. Nous sommes seuls sur la plage, en tenue de bain ; ma soeur porte un maillot une pièce rouge à fleurs, et moi je flotte dans un caleçon bleu informe. Je tiens à la main une espèce de bâton en plastique. L'écume blanche des vagues vient lécher nos pieds.
Qui a pris cette photo, quand, sur quelle plage ? Pourquoi ai-je l'air aussi heureux ? Comment est-il possible que j'aie l'air aussi heureux ? Pourquoi est-ce la seule photo de famille que mon père ait gardée ? Tout cela est bien énigmatique. Je dois avoir trois ans, sur ce cliché, et ma soeur neuf. Je m'entendais donc si bien avec elle ? Je n'ai aucun souvenir de vacances au bord de la mer. Je n'ai aucun souvenir de vacances où que ce soit. En tout cas, je n'ai pas envie de laisser cette photo à mon père. Je la glisse dans mon portefeuille. Il n'y a aucune photo de ma mère. Apparemment, mon père a jeté toutes celles où elle figurait. "

A long way down - Nick Hornby

le 12/01/2008 à 20h49
J'avais déjà parlé d'un bouquin de Nick Hornby, High Fidelity, il y a quelques temps (LA).

Cette fois j'ai lu, toujours en anglais, A long way down (le titre français étant Vous descendez ?).


Résumé: La veille du nouvel an, à Londres, quatre individus se retrouvent, par coïncidence, sur le toit d'un immeuble de quatorze étages, tous avec la ferme intention de sauter pour mettre un terme à une vie devenue intolérable. D'abord Martin, présentateur vedette de la télévision, dont la carrière et la famille ont été brisées par un scandale sordide et retentissant ; Maureen, fervente catholique néanmoins prête à commettre le plus grand des péchés, car elle n'en peut plus de s'occuper d'un fils handicapé ; Jess, 18 ans, souffrant d'une grosse peine de coeur, pleine d'amertume (et d'alcool) ; et enfin J. J, jeune Américain dont les rêves de devenir rock star ont disparu, et qui se trouve anéanti par une situation précaire de livreur de pizzas. Ce quatuor n'a en commun que le désespoir.



Mon avis : L’histoire peut sembler glauque, mais il n’en est rien, car l’auteur traite du thème du suicide (ou du moins de la tentative de suicide) avec légèreté, tout en ne négligeant pas l’aspect dramatique de la chose.

L’originalité du bouquin, c’est que l’on a le point de vue des 4 personnages, le narrateur étant tour à tour Jess, Maureen, J.J et Martin. L’auteur passe d’un personnage à un autre avec une facilité déconcertante, alors que ceux-ci ne se ressemblent pas, et ont une façon de s’exprimer totalement différente.
Après avoir décidé de ne pas sauter du haut du toit, les 4 personnages vont continuer à se côtoyer, liés par ce qui leur est arrivé. On prend plaisir à suivre les aventures de cet improbable quatuor, qui se retrouve régulièrement pour faire le point sur la situation de chacun, allant même jusqu’à partir en vacances ensemble alors qu’ils n’ont rien en commun et ne s’apprécient pas vraiment.  Leurs mésententes et leurs débats incessants, souvent hilarants, constituent le cœur du bouquin.

J’aime beaucoup le style de l’auteur, à la fois léger, drôle et "vivant". Sa façon de raconter (beaucoup de dialogue, du rythme,…) fait en effet penser à un scénario de cinéma, et on imagine tout à fait les personnages s’adressant à la caméra plutôt qu’au lecteur. Une adaptation cinématographique est d’ailleurs prévue, Johnny Depp ( <3 ) ayant racheté les droits pour la produire !

Enfin, j’ai beaucoup aimé la fin, qui en évitant un happy-end trop convenu, reste tout à fait dans l’esprit du bouquin : léger et grave, drôle et touchant, tout ça à la fois !


< *~*~*>
Pour relever le niveau après le précédent article (!), je vous présente un petit bouquin que j'avais promis de vous commenter depuis un certain temps déjà. Il s'agit de La chaussure sur le toit de Vincent Delecroix, qui est sorti il y a quelques mois.

J'ai adoré ce bouquin, qui nous raconte 10 petites histoires, se recoupant ou non, tournant toutes autour d'une chaussure abandonnée sur le toit d'un vieil immeuble parisien. Chaque histoire est écrite très différemment de la précédente, aborde des thèmes très différents. On passe d'un registre à un autre, mais le tout est très cohérent grâce à la patte de l'auteur et à son imagination débordante. A partir d'une simple chaussure sur un toit, il nous fait voyager à travers des histoires toutes aussi plaisantes et surprenantes les unes que les autres. On ne s'ennuie pas une seconde, ça se dévore tant on meurt d'envie de savoir comment ça va se finir, où l'auteur veut en venir, quelle est la vraie histoire, pourquoi cette chaussure ? Avec une telle attente, la fin est du coup un peu décevante, mais elle n'enlève rien au charme de ce roman que je vous conseille de tout coeur !


Résumé: Au centre du roman, une chaussure abandonnée sur un toit parisien. Tous les personnages du livre fréquentent le même immeuble, à proximité des rails de la gare du Nord. On rencontrera un enfant rêveur, un cambrioleur amoureux, trois malfrats déjantés, un unijambiste, un présentateur vedette de la télévision soudain foudroyé par l'évidence de sa propre médiocrité, un chien mélancolique, un immigré sans papiers, une vieille excentrique, un artiste (très) contemporain, un narrateur au bord du suicide... et une chaussure pleine de ressources romanesques.
L'imbrication des histoires les unes dans les autres à l'intérieur du roman permet à Vincent Delecroix d'aborder des registres très différents, du délire philosophique à la complainte élégiaque en passant par la satire de mœurs et par la peinture drolatique de la solitude – thème de prédilection de l'auteur.
(source: Amazon)

The collector - John Fowles

le 22/09/2007 à 23h12

Je viens de finir de lire ce bouquin en anglais (il existe aussi en français, le titre c'est "l'obsédé" je crois, ça le fait tout de suite moins !), et je l'ai vraiment trouvé extra.


John Fowles est un écrivain anglais, né en 1926 et décédé en 2005, qui appartenait au courant post moderniste. Ses oeuvres les plus connues sont "Le mage" et "sarah et le lieutenant français".

"The Collector" a été écrit en 1963.

 


"The collector" raconte l'histoire du kidnapping de Miranda, une jeune fille d'une vingtaine d'années par Frederick, un jeune homme du même âge environ. La première partie du bouquin est racontée du point de vue du kidnappeur, la 2ème du point de vue de la jeune fille, par le biais d'un journal qu'elle tient durant sa captivité....


Pas d'inquiétude, le but du bouquin n'est pas d'être glauque ou traumatisant, mais de cerner psychologiquement ces 2 personnages, qui ne sont pas du même monde et vont être amenés à essayer de se comprendre mutuellement, chose bien difficile bien sûr dans de telles conditions.


L'ouvrage est vraiment superbement bien écrit, et j'aime la façon dont sont décrits les personnages... Cette ambiguité dans le personnage de Frederick que l'on plaint et que l'on déteste tour à tour, que l'on essaye de comprendre nous aussi. On ressent la même chose - dans une moindre mesure - avec le personnage de Miranda, avec qui l'on compatit et l'on partage les angoisses, mais qui peut aussi énerver, avec son caractère parfois hautain et méprisant...


Ce livre se dévore, jetez vous dessus si vous ne savez pas quoi lire en ce moment !

J'ai fini le 7ème et dernier volet des aventures du petit sorcier samedi dernier.

Pas de panique, je ne ferai absolument aucune révélation dans cet article, pour ceux qui ne l'ont pas encore lu.

 


Je dirais juste que j'ai vraiment adoré, et que j'ai eu du mal à le lacher, surtout les 50 dernières pages. Comme d'habitude, JK Rowling sait préserver un suspens haletant jusqu'à la fin.

Pleins de questions viennent titiller notre cerveau tout au long de la lecture de ce bouquin, au gré des aventures de nos 3 héros préférés. On est balladés au gré de craintes, de fausses pistes, de faux espoirs, mais il faut attendre la fin pour avoir toutes les réponses.

Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est que l'on voit bien à quel point toute la saga HP était maitrisée, et que rien n'a été laissé au hasard: tout trouve son sens dans ce dernier volet. Toutes les questions restées en suspens au fil des précédents "épisodes" trouvent ici leur explication. Beaucoup de choses s'éclairent enfin. La boucle est bouclée.

Seuls bémols: quelques évènements que j'ai trouvé un peu tirés par les cheveux vers la fin.


Sinon, tout était parfait, et à la fin, on est encore plus triste de tourner la toute derniere page du tout dernier chapitre du tout dernier bouquin de cette saga géniale et magique qu'est Harry Potter. Snif...

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