~ Hope In The Darkness ~

Cinéma

Bons baisers de Bruges

le 02/07/2008 à 23h56
Une vraie belle surprise que ce film anglais ! J’y allais en pensant voir un film sympa mais sans plus, et j’ai finalement adoré. C’est l’histoire de deux tueurs à gages qui doivent quitter Londres après que l'un de leur coup ait (très) mal tourné. Ils sont alors envoyés par leur "chef" à… Bruges ! Alors que Ken (Brendan Gleeson), le plus âgé des deux, voit le bon côté des choses, profitant de ce séjour forcé pour visiter la ville, son acolyte, Ray (Colin Farrell), un peu dissipé, ne voit pas les choses de la même façon et passe son temps à râler… Les "vacances" se poursuivent au gré de rencontres improbables (un nain américain raciste et cocainomane qui tourne dans un film hollandais, une jolie belge – Clémence Poésy - qui escroque les touristes avec son ex petit ami - Jérémie Renier), mais Ray est bien vite rattrapé par ses démons, et le séjour prend alors un autre tour…  Faire un résumé de ce film est un peu réducteur, car le scénario n’est finalement pas si important, et d’ailleurs les situations sont parfois un peu abracadabrantesques (effet voulu ?). Mais la vraie force du film, c’est la façon dont ce scénario est traité : l’histoire en soi est (très) dramatique mais il y a de l’humour tout au long du film. Et quel humour ! Totalement british, décalé et noir. Des personnages qui sortent une petite réplique qui tue alors qu’ils sont au bord du gouffre ou sur le point de se faire tirer dessus, c’est exactement le genre d’humour que j’affectionne. Ça apporte tellement d’originalité au film, en le rendant totalement inclassable et assez indescriptible. La réalisation est également impeccable, la ville de Bruges y est magnifiée, les acteurs mis en valeur, et les effets comiques amplifiés. Quant aux acteurs, ils sont brillants ! Que ce soit nos deux héros (Colin Farrell et Brendan Gleeson), ou les rôles secondaires (Ralph Fiennes est assez terrifiant !). Moi qui ne supportait pas Colin Farrell, on peut dire que j’ai totalement retourné ma veste, et plutôt trois fois qu’une ! Son personnage est le plus attachant, un vrai grand gamin, avec ses mimiques boudeuses et ses yeux suppliants. Au départ, j’avais peur qu’il en fasse trop, mais au final j’ai totalement adhéré à son personnage de clown triste, qui lui va comme un gant. Ce qui était très plaisant aussi, c’était d’écouter les différents accents, ça change de l’accent américain : je vous conseille de tout cœur de le regarder en VO, ça vaut le coup !

Non vraiment, je le répète, une vraie belle surprise que ce film où les dialogues croustillants et le sublime jeu des acteurs m’ont fait oublier que je n’aimais pas les films de flingue et de tueurs à gages !


  


Je ne résiste pas à l'envie de vous poster quelques répliques (en anglais, paske c'est mieux ! :p ):

Ray: Bruges is a shithole.
Ken: Bruges *is* not a shithole.
Ray: Bruges *is* a shithole.
Ken: Ray, we only just got off the fucking train! Could we reserve judgement on Bruges until we've seen the fucking place?


Ray: I saw your midget today. Little prick didn't even say hello.
Chloë: Well, he's on a lot of ketamine.
Ray: What's that?
Ray: Um, horse tranquilizer.
Ray: Horse tranquilizer? Where'd he get that?
Chloë: I sold it to him.
Ray: You can't sell horse tranquilizers to a midget!

Ken: Ray, you are about the worst tourist in the whole world.
Ray: Ken, I grew up in Dublin. I love Dublin. If I grew up on a farm, and was retarded, Bruges might impress me but I didn't, so it doesn't.


Harry (on a note): "Number One, why aren't you in when I fucking told you to be in? Number Two, why doesn't this hotel have phones with fucking voicemail and not have to leave messages with the fucking receptionist? Number Three, you better fucking be in tomorrow night when I fucking call again or there'll be fucking hell to pay. I'm fucking telling you - Harry."


Seuls Two

le 02/07/2008 à 20h04
On change complètement de registre avec ce film réalisé par Eric et Ramzy. L'histoire ? Gervais (Eric), flic pas très doué, cherche depuis des années à attraper un truand du nom de Curtis (Ramzy). Un jour où il est à deux doigts de lui mettre la main dessus lors d'une poursuite effrénée, tous les gens disparaissent: Paris (et tout le reste du monde, vraisemblablement) est vidée de sa population: il ne reste plus que Gervais et... Curtis!  
Bon, il faut le dire tout de suite: si vous n'aimez pas spécialement Eric et Ramzy, ce n'est pas la peine d'aller voir ce film. Moi, j'adore ce duo complètement loufoque depuis que je suis ado. Ils sont complètement déjantés, et leur humour est - il faut l'avouer - un peu lourdingue. Mais ils sont tellement culottés et ont un tel sens de la répartie, qu'ils m'éclatent. J’adore leurs parties de "ping pong verbal" ! J'avais adoré La tour Montparnasse infernale (avec mon frère ils nous arrivent souvent de sortir des répliques du film !). J’avais détesté Les Daltons, et n'avais même pas eu le courage de tenter Double Zéro ou Steak. Mais les critiques n'étant pas si mauvaise, j'avais bien envie de voir Seuls Two, d'autant que ce sont eux qui l'ont réalisé, ce qui les a laissés libres de leurs mouvements... Et ils s'en sont donnés à cœur joie ! En fait, ce film ressemble à une grosse partie de plaisir qu'ils ont voulu se faire, comme un "kiff géant" ! Moi, j'avoue avoir été un peu déçue. On ne retrouve pas ces répliques qui ont fait la force de La tour Montparnasse. Il manque quelque chose, l'humour tombe un peu à plat. Malgré tout, j’ai accroché à certains passages : en fait, tout simplement, j’ai aimé les scènes où les deux compères étaient réunis (ce qui est finalement plutôt rare dans le film, bizarrement), à croire qu’il faut qu’ils soient tous les deux pour que l’alchimie prenne et pour que leur potentiel comique tourne à plein. En fait, pour être drôle, Eric et Ramzy doivent faire du Eric et Ramzy. Quand Eric joue le gars un peu lent du cerveau, qui écorche les mots, comme il le faisait dans les sketchs des mots ou dans La tour Montparnasse, et ben y’a pas de mystère, ça fonctionne ! Outre le duo, il faut avouer que la vision de Paris vidée de tous ses habitants, c’est quand même impressionnant, et on ne peut que jubiler devant Ramzy roulant à fond dans les rues de Paris au volant d’une Formule 1 ! Sans parler des invités quatre étoiles du film : Elodie Bouchez, Benoit Magimel, Edouard Baer, Omar et Fred, Kristin Scott Thomas…
En résumé : un film à voir si vous êtes fans d’Eric et Ramzy. Pour les autres, ce n’est pas indispensable !

 

Eldorado

le 02/07/2008 à 19h55
Le scénario pourrait tenir sur un post-it : Un homme surprend un cambrioleur en rentrant chez lui, et pris de pitié pour lui, il décide de le raccompagner chez ses parents qui vivent près de la frontière française (le film se déroule en Belgique). Dit comme ça, c’est sûr, ça n’a rien d’attirant. C’est peut être pour ça que personne ne voulait venir le voir avec moi !  Et ben moi, je ne regrette pas d’y être allée (avec mon frère, finalement, comme quoi ça sert un frère). Ce film est un road movie touchant, oscillant entre drame et comédie. Un film « contemplatif » comme disent les critiques ciné. Et moi j’aime ça, les films contemplatifs. Aucun dialogue en trop, beaucoup de choses qui passent grâce à des regards, grâce à la B.O, ou, pour le côté humour, grâce à un comique de situation sans aucune lourdeur. Le jeu des deux acteurs principaux est excellent, tout en sobriété : beaucoup d’émotions passent par les expressions du visage, et Fabrice Adde, qui interprète le jeune cambrioleur ex-toxico un peu lent à la détente, aurait vraiment mérité un prix d’interprétation, quel qu’il soit !  Ce road movie nous entraîne sur les routes d’une Belgique « désertique » et sous-estimée : certes, c’est autre chose que les vastes étendues américaines que l’on voit d’habitude dans ce genre de films, mais qu’est ce que c’est beau quand même ! Sur leur chemin, nos deux héros vont rencontrer des personnages plus déjantés les uns que les autres, notamment un louche collectionneur de voitures cabossées, ou un vieux nudiste flanqué d’un compagnon pot de colle ! Un humour complètement décalé qui donne envie de croire qu’ils sont complètement fous ces belges ! Mais l’émotion reprend aussi bien vite ses droits, et le film nous donne alors la larme à l’œil : nos deux personnages n’ont pas été épargnés par la vie, c’est peut-être ce qui les rend si attachants ? Le lien qui va se tisser entre eux est tellement improbable qu’il en devient irrésistible, mais leur amitié peut-elle durer ?
Eldorado repose donc sur la qualité de la réalisation et (surtout !) sur le jeu des acteurs, c’est un petit bijou que je conseille de tout cœur. Mais si vous êtes plutôt du genre films d’action, passez votre chemin ! 


Valse avec Bachir

le 29/06/2008 à 22h18
Dans Valse avec Bachir, Ari Folman nous livre, sous la forme d’un film d’animation autobiographique, des images de la première guerre du Liban telle qu’il l’a vécue, ainsi que ses compatriotes de l’armée israélienne, au début des années 1980. Après avoir parlé, un soir, à l’un de ses amis hanté par des cauchemars récurrents liés à cette guerre, Ari décide de partir en quête de ce passé enfoui, dont il n’a plus qu’un souvenir : une vision étrange de lui et deux autres soldats sortant nus de la mer… Il va, à partir de là, effectuer un travail de mémoire, en allant interroger tour à tour différents acteurs ou témoins de cette guerre… Peu à peu, le puzzle se reforme dans son esprit, jusqu’à l’effroyable massacre des camps de Sabra et Chatila, perpétré par les phalanges chrétiennes, sous les yeux de l’armée israélienne...
Ce film indescriptible est une sorte de thérapie personnelle, mais aussi et surtout une violente dénonciation de la guerre et de son inutilité. Le graphisme est magnifique, à la fois riche et dépouillé, les personnages nous apparaissent étrangement réels, à l’instar des chiens du début du film, effrayants et plus vrais que nature… Certaines images sont très fortes et prennent aux tripes, comme celle de la vision d’Ari, qui revient plusieurs fois dans le film. Il y a une vraie tension dans chaque image : grâce aux couleurs particulières, mais aussi (et surtout ?) à la musique, magnifique et omniprésente. Elle rythme le film et contraste avec les gestes lents des personnages, elle nous plonge littéralement dans l’histoire, au point que l’on semble incapable d’en sortir. On est pris dans les mailles, et on découvre les images au fur et à mesure des récits des personnages, au fur et à mesure des réminiscences d'Ari…Tout nous amène inexorablement au jour de ce massacre dans les camps palestiniens, à cette fin bouleversante, presque insoutenable… Je me suis tellement retenue pour pas pleurer que j’ai une énorme boule qui s’est formée dans ma gorge. Je suis ressortie ébranlée par ce film, mais avec l’envie d’en savoir plus sur cette période de l’Histoire. Et avec la sensation d’avoir vu le meilleur film de l’année. Un chef d’œuvre.

      
Deux films que j'ai vus en DVD récemment...


L'étrange Noël de M. Jack

Résumé



Je n'avais encore jamais vu ce film pourtant culte ! J'ai beaucoup aimé, c'est envoûtant et on se laisse bien vite prendre à l'histoire grâce à ses personnages attachants et au scénario signé Tim Burton. Les dessins sont superbes, et j'aime cet univers gothique. C'est un film à la fois macabre et entraînant grâce aux chansons décalées qui le rythment. A voir et à revoir !




Sur la route de Madison





Un film magnifique, décrivant une sublime histoire d'amour. Le scénario très fin ne tombe jamais dans les clichés, et le tout est sublimé par une réalisation parfaite signée M. Clint Eastwood. On ressent les sentiments des personnages, on comprend bien vite l'attirance qui se tisse entre eux, et on ressent au plus profond de soi la difficulté qu'ils ont à résister à leurs sentiments. Puis on vibre avec eux lorsqu'ils se laissent aller à cet amour, et enfin on pleure avec eux lorsqu'ils doivent se séparer. Clint eastwood et Meryl Streep sont excellents dans le rôle de ces deux amants que quatre jours auront lié pour toujours. J'ai vraiment adoré ce film, du romantisme à l'état pur !

Phénomènes - M. Night Shyamalan

le 24/06/2008 à 13h33
Je vous dresse le tableau : Central Park, New York. Deux jeunes filles discutent sur un banc, quand tout à coup le temps semble s’arrêter. Une des deux jeunes filles se transperce la jugulaire avec le stylo qu’elle avait dans la main. Ceci marque le début d’une épidémie de suicides tous plus glauques les uns que les autres, qui se met à toucher tout le Nord-est des Etats-Unis, et des groupes de personnes de plus en plus réduits… La cause de tout cela ? J’ai pas tout bien compris à l’explication scientifique, mais ce serait dû à une toxine qui bloquerait certains capteurs du cerveau, ceux qui donnent à l’homme son instinct de survie. Le responsable ? Le gouvernement suspecte les terroristes d’avoir balancé un gaz…. Mais lorsqu’apparaît à l’écran le héros (joué par le miam miam Mark Wahlberg), prof de sciences donnant un cours à ses élèves, les interrogeant sur les disparitions inexpliquées des abeilles, on comprend bien vite que le film veut plutôt nous donner une leçon d’écologie… Ces phénomènes inexpliqués ne seraient-ils pas dus à une revanche de la nature ? Je n’en dirai pas plus….
Le film est assez prenant, on entre vite dans l’histoire qui est glauque sans être trop gore. C’est assez haletant, on passe un bon moment, et je pense que les amateurs de ce genre de films ne pourront que se régaler. Mais bon, ce n’est pas non plus le film du siècle : il se veut être un film à message, mais c’est un peu raté, et niveau réalisation, on s’attend à 100 fois mieux de la part du réalisateur du génial Sixième sens ! Et le film aurait été bien meilleur sans certains dialogues niais (c’était ptet dû à la VF ?), et surtout sans cette fin ! Je ne la dévoilerai pas, je vous laisse juger !

En bref : sympa, mais sans plus. A aller voir entre amis, pendant la fête du ciné la semaine prochaine, pourquoi pas !  

Un Conte de Noel

le 08/06/2008 à 19h17
Résumé
À l'origine, Abel et Junon eurent deux enfants, Joseph et Elizabeth. Atteint d'une maladie génétique rare, le petit Joseph devait recevoir une greffe de moelle osseuse. Elizabeth n'était pas compatible, ses parents conçurent alors un troisième enfant dans l'espoir de sauver Joseph. Mais Henri qui allait bientôt naître, lui non plus, ne pouvait rien pour son frère - et Joseph mourut à l'âge de sept ans. Après la naissance d'un petit dernier, Ivan, la famille Vuillard se remet doucement de la mort du premier-né. Les années ont passé, Elizabeth est devenue écrivain de théâtre à Paris. Henri court de bonnes affaires en faillites frauduleuses, et Ivan, l'adolescent au bord du gouffre, est devenu le père presque raisonnable de deux garçons étranges. Un jour fatal, Elizabeth, excédée par les abus de son mauvais frère, a "banni" Henri, solennellement. Plus personne ne sait exactement ce qui s'est passé, ni pourquoi. Henri a disparu, et la famille semble aujourd'hui dissoute. Seul Simon, le neveu de Junon, recueilli par sa tante à la mort de ses parents, maintient difficilement le semblant d'un lien entre les parents provinciaux, la soeur vertueuse, le frère incertain et le frère honni...



Mon avis
Ce film est comment dire.... assez... indescriptible ! Je trouve qu'aucun résumé ne saurait être assez bon pour le décrire, il n'en serait forcément que réducteur et masquerait toutes les subtilités de ce film OVNI. C'est une famille très atypique, mais dans laquelle toutes les familles peuvent se retrouver malgré tout. Tous ses membres sont un peu étranges, "un peu" névrosés. Personne ne semble réellement tenir à personne, tous s'envoient des piques, disent les choses "cash", se moquent les uns des autres. L'ambiance est très froide et rien ne semble toucher ce petit monde. La réalisation est assez spéciale: gros plans, acteurs qui parlent à la caméra, où qui font des monologues comme s'ils étaient chez le psy. Y'a aussi cette scène, où Henri envoie une lettre à sa soeur, et quand celle ci la lit, on voit en fait Henri assis sur un tabouret dans un décor bleu déclamer cette lettre comme un monologue de théâtre... C'est cette réalisation qui donne tout son rythme au film: le décor ne change pas beaucoup, il ne se passe finalement pas tant de choses, mais on ne s'ennuie pas une seconde, car on est sans cesse sur le qui vive, on a toujours l'impression qu'il va se passer quelque chose. L'ambiance froide rajoute un malaise: on a sans cesse l'impression que ça va exploser, qu'il  va se passer un truc grave. Et au final, ce qui importe le plus dans ce film, ce ne sont pas les réponses aux questions (de toutes façons on en a pas !), mais les questions en elles-même. Et des questions il y en a ! Pourquoi Elizabeth en veut autant à son frère ? Pourquoi surtout est-elle persuadée qu'il est la maladie qui risque de gangréner la famille ? Pourquoi Junon n'apprécie t-elle pas sa belle-fille ? Et surtout comment et pourquoi cette famille part elle ainsi à la dérive ? Ce qui frappe aussi, c'est cette alternance entre des situations dramatiques et des situations "comiques", et aussi toutes ces scènes dont on ne comprend pas forcément le sens, ces paroles qui semblent sorties du contexte.... Il faut dire que le film a un côté "intello" pas déplaisant mais pas toujours facile à suivre ! Déjà, il est clair que la narration fait penser à un roman: le film est divisé en chapitres, les dialogues font très "littéraires" et les personnages ont un côté romanesque. Et il y a beaucoup de références et de citations littéraires ou philosophiques, comme ce passage où Abel, le père, lit un extrait de Nietszche à sa fille quand elle lui demande pourquoi elle est tout le temps triste et ce qu'elle a perdu de son enfance: « Nous restons nécessairement étrangers à nous-mêmes, nous ne nous comprenons pas. Pour nous, vaut, de toute éternité, la formule : "Chacun est à soi-même le plus lointain." »
Enfin, on ne peut être qu'ébloui par le casting cinq étoiles: Catherine Deneuve, JP Roussillon, Anne Consigny, Matthieu Almaric, Chiara Mastroiani, Melvil Poupaud (miam !), Hippolyte Girardot, etc...  Trop de pointures dans un même film, ça ne fonctionne pas toujours, mais là en l'occurrence, c'est réussi ! Ils sont tous absolument EXCELLENTS et font de ce film une véritable merveille, que je vous conseille de tout coeur.

Quelques films que j'ai vus récemment, que ce soit en DVD, en Divx ou au ciné !



Trainspotting
Danny Boyle, 1996

(Résumé)




Un film culte,  complètement psychédélique et délirant, dur aussi. Le thème de la drogue y est traité sans tabou ni jugement, avec un humour noir à souhait. Trash, drôle, intelligent, ce film est en plus servi par un casting excellent, le génial Ewan McGregor en tête (mais aussi Robert Carlyle), et par une BO du tonnerre,  tour à tour rageuse ou planante (Blur, Iggy Pop, Lou Reed, etc.). A voir, définitivement !





The Usual Suspects     
Bryan Singer, 1994

(Résumé)


 

Là aussi, y'a pas à dire, on est en présence d'un film culte ! Un bijou de film policier, où le suspens nous tient en haleine jusqu'au dénouement final, assez inattendu. En effet, au fil du film, nos certitudes se dérobent, on croit savoir et finalement on ne sait plus. Qui est ce mystérieux Keyser Söze, que tout le monde craint tant mais qu'on ne voit jamais ? Existe t-il vraiment ou n'est ce qu'une légende comme le croient certains des protagonistes ? Un film réalisé avec brio, et interprété par une belle brochette d'acteurs, dont un Kevin Spacey comme à son habitude magistral !



Funny Games US
Michael Haneke, 2008

(Résumé)





Je le dis tout de suite, âmes sensibles, s'abstenir ! Non, il n'y a pas d'effusion de sang à outrance ni de boyaux qui sortent de partout. Nous sommes en présence d'un film d'horreur intelligent, qui mise tout sur l'aspect psychologique. Mais est ce que ce n'est pas pire finalement ? Le film met vraiment mal à l'aise, car le spectateur est mis en position de voyeur, parce que la souffrance des protagonistes, merveilleusement bien jouée et filmée est difficilement supportable, parce qu'il y a  un enfant dans l'histoire, et pour pleins d'autres raisons encore. Et que dire des deux méchants ? Deux têtes d'ange (interprétées par Michael Pitt et Brady Corbet, tout deux épatants) aux joues bien rondes et roses, toujours très (trop) polis, mais qui se révèlent bien vite être de vrais monstres, qui commettent les pires atrocités en gardant toujours (ou presque !) cette passivité et cette politesse qui les caractérisent. La réalisation rajoute au malaise que l'on ressent avec ses gros plans, ses longs plan-séquences, le silence... Ce n'est que quelques temps après la séance, quand on s'est remis de ses émotions, que l'on prend conscience du génie du film, de son réalisateur et de ses acteurs.
Michael Haneke avait tourné le premier Funny games en 1997. Funny games US est le remake plan par plan de ce premier film, et il a pour but de dénoncer l'extrême violence au USA.
Je ne suis pas sure que le message passe clairement, mais ce qui est sûr, c'est qu'après avoir vu ce film, vous y réfléchirez à deux fois avant de prêter des oeufs à vos voisins !



Les noces funèbres de Tim Burton
Mike Johnson, Tim Burton, 2005

(Résumé)



J'aime beaucoup Tim Burton, et je n'avais pourtant jamais eu l'occasion de voir ce film d'animation. C'est un petit bijou où l'on retrouve bien l'univers et le style de ce réalisateur hors pair. C'est un vrai conte à la fois onirique, poétique, drôle et touchant. L'esthétique est magnifique, gothique à souhait, j'aime ! Les voix de Johnny Depp et d'Helena Bonham Carter entre autres sont un petit plus non négligeable, qui me pousse à vous conseiller de le voir en VO si ce n'est pas déjà fait !



Il y a longtemps que je t'aime
Philippe Claudel, 2008

(Résumé)




Il y a longtemps qu'un film français ne m'avait pas autant plu et bouleversée ! L'histoire est touchante, les personnages sont attachants avec leurs défauts et leurs fêlures qui les rendent si réels, et les acteurs sont excellents, des premiers rôles (Kristin Scott Thomas époustouflante, Elsa Zylberstein vraiment touchante) aux seconds rôles qui donnent la petite touche humoristique au film (le mari bien à l'ouest, les gamines fraîches, spontanées, à croquer, etc...)  Le film est vraiment triste et poignant (surtout le dernier quart d'heure, très intense !), mais il ne tombe jamais dans le pathos et le larmoyant. Rien n'est surjoué, tout est dans la sobriété et la pudeur. Un très beau film, vraiment...

Why Can't We Just Rewind ?

le 21/03/2008 à 23h44

Bienvenue chez les ch'tis


Résumé




# J’ai trouvé ce film sympathique ! Bon, ça ne casse pas des briques, j’ai déjà vu des comédies plus marrantes et entendu des répliques plus percutantes. Mais honnêtement on passe un moment vraiment agréable, avec des acteurs qui respirent la gentillesse. Parce que finalement c’est ça que j’ai le plus aimé dans ce film : le côté bon enfant, des personnages très simples (dans le bon sens du terme) et une jolie histoire d’amitié. On sent l’envie de faire un film sans prétention, simplement pour donner du bonheur aux gens.

Alors bon, certes, ce film ne va pas révolutionner le cinéma, mais le fait qu’il ait eu tant de succès et permis d’augmenter la cote de popularité des gens du nord, c’est déjà beaucoup je crois ! #



Soyez sympas, rembobinez
(Be Kind, Rewind)

Résumé





# Complètement déjanté ce film ! Après les excellents Eternal Sunshine of the Spotless Mind et La science des rêves, on pouvait s’attendre à tout de la part de Michel Gondry ! ça ne m’a pas empêchée de douter un peu en lisant l’histoire qui semble sortir tout droit d’un mauvais film de série B ("Un homme dont le cerveau devient magnétique efface involontairement toutes les cassettes du vidéoclub dans lequel l'un de ses amis travaille (…) : les deux hommes décident alors de réaliser les remakes des films effacés"). Mais c’est Gondry, et la bande-annonce était très alléchante, donc j’y suis allée… et je ne le regrette pas ! On passe vraiment un excellent moment, avec deux acteurs que tout semble opposer (un Jack Black aussi surexcité qu’à son habitude et un Mos Def plus dans la sensibilité) mais qui finalement font tout à fait la paire. Le film est vraiment très drôle (même si l'humour est un peu potache, on aime ou on aime pas !) et les deux personnages rivalisent d’ingéniosité pour réaliser ces remakes (Ghost Buster, Rush Hour 2, etc.) avec trois fois rien : du carton, des tuyaux, du matériel de récup, une pizza en guise de marre de sang, et le tour est joué ! On assiste à un vrai hommage aux cinéastes en herbe qui aiment faire des films entre potes, et surtout à un réel hommage au 7ème art, la morale du film pouvant se résumer ainsi : ce qui compte pour faire un bon film, c’est de faire un film qui a du cœur.

Film indépendant réalisé avec relativement peu de moyens, film à la fois drôle, intelligent, touchant, et complètement déjanté, Be Kind Rewind, est un film OVNI, que je vous conseille vivement !  #


"He is the cheese to my macaroni"

le 14/03/2008 à 23h58
Paris


{ J’avais très envie de voir  ce film, car sur le papier, il avait tout pour me plaire : un Paris de carte postale, une belle brochette d’acteurs, une histoire touchante, et puis en général j’aime bien le genre "film chorale", où plusieurs histoires sont racontées en parallèle. J’aime bien aussi les films qui n’ont pas vraiment d’histoire, ni beaucoup de dialogue, mais où tout se joue sur l’émotion, les non-dits, des regards, un jeu toute en finesse. Malheureusement, je n’ai pas la sensation d’avoir retrouvé tout ça dans Paris. Je n’ai pas compris où le film voulait en venir, quel était le but de cette juxtaposition d’histoires pas toujours très prenantes. Certaines scènes sont chouettes, certes. Les acteurs sont en majorité très bons, certes. Les images de Paris sont magnifiques, certes. Mais le film traîne en longueur, y’a des moments où je me suis ennuyée ferme. Je n’ai pas compris l’utilité de certaines scènes. Bref, malgré quelques qualités, j’ai été déçue. Je m’attendais à être émue, touchée, à rêver, mais au final je n’ai pas ressenti grand-chose. Aux vues de pas mal de bonnes critiques que j’ai lues ou entendues, de gens qui ont été vraiment conquis par ce film, je me demande si je ne suis pas passée à côté, s’il n’y a pas quelque chose que j’ai raté. Je pense que je donnerai une deuxième chance à Paris, pour voir si ma première impression se confirme ou non. }


Juno

Résumé




{ Quelle bouffée d’oxygène que ce petit film indépendant ! L’histoire en elle-même parait toute simple, et on pourrait craindre que ça tombe dans le "plan-plan" ou dans trop de bons sentiments à l’américaine, mais je vous rassure tout de suite, il n’en est rien ! L’histoire est très bien menée, traitée d’une façon juste, touchante et drôle. On rit, on pleure… On rit surtout ! C’est que la petite Juno, elle a une répartie d’enfer, et que quand elle ouvre la bouche, c’est la réplique hilarante assurée !  Ellen Page est la vraie révélation du film. Haute comme trois pommes, moue boudeuse et voix grave, elle est fraîche et craquante ! Le reste du casting n’est pas en reste, il n’y a pas une seule erreur dans la distribution, chacun tire son épingle du jeu, avec des personnages à la fois haut en couleur et attachants, Bleeker et ses belles gambettes en tête !  Et puis il faut dire que ça fait du bien de voir un film sur l’adolescence avec de vrais ados, qui parlent comme des ados ! Les traits sont parfois un peu forcés, mais cela sert la comédie, et on ne tombe jamais dans la parodie grotesque.
Ajoutez à tout cela une sublime bande originale, avec notamment le Anyone else but you des Moldy Peaches.

Courez vite voir Juno, vous ressortirez avec un sourire énorme sur le visage et avec la tête remplie de répliques déjà cultes !  }

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