Le concert de Calogero était il y a pile poil 2 semaines. D’habitude je fais des CR quelques jours après, donc là je risque d’oublier pas mal de choses. Tant pis, je vais dire les choses telles qu’elles me reviennent et on verra bien ce que ça donne !
Nous sommes arrivées au Palais Omnisport de Bercy (POPB pour les intimes) avec Maud et Coraline vers 19h40 il me semble. On retrouve Fifi qui nous attendait devant la salle. On entre, et j’entends Virginie qui m’interpelle : elle était juste quelques rangs au-dessus de nous !
Le concert commence bien à l’heure, à 20h, avec la première partie : Philippe Uminski (il a réalisé l’album
Pomme C avec Calo, on le voit d’ailleurs en photo dans la pochette du CD).
De la variété française, avec une voix ressemblant un peu à celle de Calo, mais avec un arrière-goût de Claude François, je vous laisse imaginer le mélange ! Rien de bien folichon quoi, c’est vite oublié.
Un petit entracte d’environ 20-25 minutes, pendant lequel nous mangeons nos sandwichs, nous prenons des photos. Coraline et Fifi en profitent pour aller acheter le programme, dans lequel il y a de magnifiques photos de Calo !
Aux alentours de 21h, les lumières s’éteignent, le public s’affole, c’est l’heure du Caloshow !
Tout commence avec une pomme. Ou plutôt plusieurs pommes, reproduites sur une sorte de rideau-écran. Au son de l’intro de
Mélodies en sous-sol, les écrans s’écartent pour laisser apparaitre les musiciens (Mehdi, Christophe, Olivier, Michel), puis Calo, tout de noir vêtu, avec une veste en cuir (me semble t-il), qu’il enlèvera bien vite quelques chansons plus tard.
Il enchainera pendant tout le show des chansons de ses divers albums, avec bien sûr une majorité de chansons de
Pomme C. Il me semble qu’il les a toutes faites sauf
Sans l’amour et
Je sais (corrigez-moi si je me trompe les filles !). On a bien sûr eu le droit aux incontournables
Prendre racine, Yalla, En apesanteur, Tien an men, Si seulement, Face à la mer,… Sans oublier
Aussi libre que moi et
Le plus beau jour. On a eu le droit également pour mon plus grand plaisir à la chanson
Les électrochocs, chanson qui figurait sur le single de
Si seulement je pouvais lui manquer, que j’avais acheté à l’époque. Et cette chanson je me l’étais passée en boucle tellement je l’adorais ! Je me rappelle même que sur le forum off (la fanzone), certains avaient fait des pétitions pour qu’il la chante en live ! 3 ans après, c’est chose faite !
Ho et j’allais oublier la GENIALE reprise de
Poupée de cire, poupée de son, dans une version très rock ! C’est ça que j’aime avec Calo, il va toujours là où on ne l’attendait pas, comme il l’avait fait avec la reprise de
Du côté de chez Swann dans sa précédente tournée !
Une bonne tracklist donc, mais certaines chansons m'ont bien manquée par rapport à la précédente tournée, genre
Le secret, Prendre l'air, Safe sex, Devant toi, etc... Mais bon, il ne peut malheureusement pas faire un concert de 6h !
Au niveau de l’ambiance générale, j’ai bien senti dès le début que le public allait avoir du mal à se chauffer. C’est le problème des grandes salles, c’était déjà le cas au Zénith, ça l’est d’autant plus à Bercy. A chaque fois que je suis allée voir des concerts dans des petites salles (comme l’Elysée Montmartre par exemple), l’ambiance est tout à fait différente : la proximité avec l’artiste fait qu’on ressent plus une sorte de chaleur humaine, les gens sont plus réceptifs tout de suite, ce qui fait que même l’inconnu qui vient faire la première partie réussit à chauffer la salle sans trop de problème s’il a un minimum de talent.
A Bercy, c’est autre chose ! Mais heureusement, notre Calo est une vraie bête de scène, ce n’était plus à prouver ! Il a suffit de quelques chansons pour que l’ambiance devienne bien meilleure, même jusque dans les gradins, où on a finit le concert debout à se déhancher et à chanter (ou plutôt hurler !). Bercy était en feu ! ;)
Quant à Calo, il a pas fallu longtemps pour se rendre compte qu’il avait acquis une bonne dose d’aisance ! ça avait toujours été le cas quand il chantait, mais il gardait toujours une certaine timidité sur sa précédente tournée quand il s’agissait de communiquer avec le public. Mais là il était beaucoup plus à l’aise : beaucoup moins de discours préparés, et beaucoup plus de spontanéité. Il s’est aussi beaucoup plus lâché avec des petites "danses" à sa façon, des calodanses quoi ;) Il nous a fait des petits tours sur lui-même à la Raphael, des petits déhanchés, des moulinets bizarres avec les bras sur
En apesanteur. Bref, l’était en forme le Calo !
Je ne me souviens malheureusement pas de tout ce qu’il nous a raconté dans ses petits papotages. Juste avant Yalla, il a rendu hommage à Sœur Emmanuelle qui venait de fêter ses 99 ans, et il a parlé d’un garçon de 12 ans qu’il avait rencontré dans les loges juste avant le concert, qui lui avait dit qu’il était très heureux car il était amoureux d’une certaine Hélène. Si c’est pas mignon ça ! ;)
Le reste j’ai un peu zappé, donc si jamais Coco ou Vivi ont plus de souvenirs que moi, leurs anecdotes sont les bienvenues ! ;)
Pour ce qui est du show en lui-même, y’a eu des moyens d’investis !! C’était vraiment magnifique, du grand show, avec des écrans géants, des lumières de partout, WOW, on en a pris pleins les yeux ! Le plus impressionnant étant ces lumières vertes qui venaient de partout, comme des lasers, sur
Game over, puis sur
En apesanteur. Toujours côté lumière, Calo a pris plaisir à faire se refléter une lumière blanche sur sa basse, afin que celle-ci éclaire le public.
L’écran géant quant à lui a servi tantôt à passer des images préalablement enregistrées, comme des petits clips, et tantôt à diffuser des images de ce qui se passait sur la scène. C’était bien pratique car d’où on était, il était bien impossible de distinguer les expressions de son visage ! En plus cet écran il était magique, puisqu’à un moment il s’est divisé en trois écrans ! Sur
Si seulement… c’était magnifique car l’écran de gauche montrait le visage de Calo, celui de droite montrait le visage de Mehdi(iiiii), tous deux au piano, pendant que celui du centre s’abaissait lentement à l’horizontal au dessus de Calo, l’éclairant ainsi d’une lumière rouge…
Calo nous a ainsi joué plusieurs chansons au piano, petit moment de douceur dans ce show bien rock. Pendant
Danser encore et
Drôle d'animal, Christophe a joué d’un instrument iranien (un santour je crois), ça donne une jolie sonorité, qu’on peut d’ailleurs entendre dans l’album. D’ailleurs je viens de me rappeler que Calo a fait une blague à ce propos, en disant en riant, tout fier de lui, que c’était lui qui jouait du santour sur l’album. Avant de rétablir la vérité :
"Ce sont Mehdi et Christophe qui ont appris à jouer du santour pour l’album".
Pendant
Si seulement, une fois de plus j'ai eu la chair de poule.... A chaque fois elle me fait une effet celle-là, surtout en live, elle me met les larmes aux yeux !
J’ai oublié de préciser que pendant
Face à la mer, Passi était présent ! Comme d’hab il a bien mis le feu à la salle, et ça fait plaisir de revoir cette complicité Calo/Passi ! Y’a eu un petit plantage sur le début de la chanson, mais que serait un caloconcert sans un caloplantage hein ? ;) En fait à priori, plutôt que de se diviser la chanson comme d’hab (Passi les couplets, Calo les refrains), je crois qu’ils ont voulu se partager un peu plus la tâche, ce qui nous a valu un petit calorap, et je pense que ce nouveau partage ne devait pas être tout à fait au point ! :p
Passi a quitté la scène comme à son habitude en nous scandant des
"Calo, calo, calo", repris en chœur par le public, puis il est revenu pour saluer avec Calo et sa bande, puisque c’était la dernière chanson avant les rappels.
Ce que j’ai le plus aimé dans ce concert, c’est que quand le show était à son paroxysme avec un son ultra rock et des lumières dans tous les sens, Calo passait sans prévenir à quelque chose de beaucoup plus dépouillé. Une alternance entre rock et acoustique qui lui correspond bien je trouve. Outre les quelques chansons au piano qui nous accordaient une petite pause douceur, on a eu le droit à une bonne partie de
Yalla en acoustique. Juste calo et sa caloguitare, dans une superbe version. Puis sur la fin, il récupère sa calobasse et ses musiciens, et c’est parti pour un Yalla endiablé comme on l’aime !
Pendant le concert, il nous a joué
Pomme C dans une version bien rock, c’est pourquoi on a tous été surpris quand on a entendu les premiers accords de cette même chanson lors du tout dernier rappel : il nous l’a refaite, juste lui et sa guitare, dans une version superbe où il a laissé le public chanter le refrain tout seul, c’était vraiment beau.
Cette version sans artifice, toute simple et toute belle, créant une vraie communion entre lui et son public, j’ai trouvé que c’était le meilleur moyen de finir ce concert grandiose.
Ce furent vraiment 2h de folie, comme à chaque concert de Calo. On le dira jamais assez mais ce gars est une vraie bête de scène !
Alors une fois encore,
MERCI Calo, merci les zicos, et à la prochaine !!
Je vous met quelques vidéos, en attendant d'uploader les autres:
Le petit montage que je vous ai déjà montré (avec
Mélodies en sous-sol,
prendre racine, les électrochocs, Hypocondriaque et
Tien an Men qui coupe avant la fin):
Tien An Men

Drôle d'animal

Si seulement je pouvais lui manquer