Bon alors normalement quand je fais un compte rendu de concert, je m’y mets dès le lendemain, pour me souvenir du plus de choses possibles, et pour être encore dans l’ambiance et l’euphorie du moment.
Mais bon là il s’avère que mon 3ème concert de Raphael, au zénith de Paris, était il y a quelques jours déjà, donc il est fort possible que beaucoup de choses ne me reviennent pas en mémoire !
D’un autre côté, je me dis que ce n’est pas plus mal que j’ai attendu quelques jours avant de l’écrire, quand je vois la mauvaise humeur dans laquelle j’étais, encore même le lendemain ! Je crois que mon compte-rendu se serait transformé en une longue liste des choses (ou plutôt des gens) qui m’ont énervée ce jour là !!
Je crois d’ailleurs que je vais commencer ce compte-rendu en vous parlant de cela, comme ça ce sera fait et on pourra se consacrer à la partie plus intéressante et beaucoup plus réjouissante de la soirée !
Ma mauvaise humeur donc, a commencé dans le métro : une ligne 5 bondée comme pas possible, pour moi qui ne supporte pas la foule je vous raconte pas. En plus, arrivé en gare de l’est, ce cher métro ne redémarre pas, apparemment suite à un problème en gare du Nord. Quand on redémarre enfin, le soulagement est de courte durée puisqu’on se retrouve arrêtés entre deux stations. Avec la chaleur qu’il faisait en ce lundi, c’était vraiment insupportable, il n’y avait vraiment aucun air qui circulait, j’étais à deux doigts de faire un malaise !!
Quand on arrive enfin à Porte de Pantin, c’est la délivrance : de l’air !!
On va ensuite faire la queue, il n’était pas loin de 18h, mais il n’y avait pas trop trop de monde. Ce qui n’était plus le cas 2h après !! Il y avait même tellement de monde que certains se sont créés des files d’attente imaginaires…. Ainsi, je vous raconte pas le bazar au moment où ils ont commencé à nous faire entrer : tout le monde essayait de doubler tout le monde, ce qui a conduit à un gros bouchon et à une file d’attente qui avançait aussi lentement qu’un escargot. De quoi devenir fou, surtout quand on attend depuis 2h et qu’on se fait doubler par des gens arrivés il y a dix minutes… Une fois arrivées dans la salle, on se trouve une petite place dans la fosse (oui je sais, pas très conseillé pour quelqu’un qui n’aime pas la foule, mais bon, qu’est ce qu’on ferait pas pour Raphael hein ?), et au fur et à mesure que la foule se densifie, il fait de plus en plus chaud, et je commence déjà à pas me sentir au mieux ! En plus quelle odeur vient me chatouiller les narines ? Une odeur de cigarette !! Non mais manquait plus que ça !! Apparemment ce lundi au Zénith, plusieurs personnes ne savaient pas lire, autrement comment n’auraient-ils pas vu les divers panneaux immenses « Défense de fumer » ?
21h, la première partie débute, avec des danseurs de capoeira, la même chose que quand j’avais vu Raphael à l’Olympia. Et heureusement que je les avais déjà vu parce que là il s’avère que je ne voyais absolument…. Rien DU TOUT. Les deux personnes devant moi étaient bien plus grandes, et donc du coup impossible de voir la scène ! En plus je me sentais de plus en plus oppressée. Du coup hop, c’est décidé, juste après la 1ère partie, petit décalage vers la gauche. On se retrouve plus loin de la scène mais bon tant pis, au moins on respire, et la vue est dégagée devant moi ! Malheureusement pas pour longtemps puisque dès que Raphael arrive, je me rends compte que j’ai devant moi un grand mec et une dame à la chevelure...disons… frisée et épaisse. Cool… Mais bon, vu que ça bouge bien pendant le concert, j’ai quand même fini par mieux voir, ouf ! Et puis le fait d’être serrés contre les gens et de pas toujours bien voir, c’est les aléas de la fosse, rien de surprenant à ça. Maintenant ce qui m’a bien plus énervée, ce sont les hystériques. Bien sûr il fallait se douter qu’il y en aurait, vu la médiatisation dont a bénéficié Raph depuis un an et son succès sans cesse croissant. Sans oublier son joli minois. Je pense que c’est surtout ce dernier point qui fait que certaines jeunes filles ne parviennent plus à contrôler leurs hormones. On aurait dit que c’était le concours de celle qui crierait le plus fort. Les « Raphou » ou « Raphael je t’aime » ont fusé de toutes part, et surtout dans les moments où on s’en serait bien passé, comme dans les chansons douces dont j’aurais bien eu envie de profiter pleinement, ou encore pendant que Raphael nous racontait des petites anecdotes. Chose tellement rare que j’aurais aimé pouvoir les savourer sans avoir les tympans bousillés par une hystérique profitant du silence attentif de la salle pour faire entendre sa voix. M’enfin, je crois que j’ai fait le tour des choses énervantes de la soirée. Je vous passe les détails de la voiture en panne de ma mère après le concert, qu’il a fallu pousser pour redémarrer. Hey, on a la poisse ou on l’a pas !!
Voilà bon ça c’est fait ! Mais bon zut, mes jérémiades ont été plus longues que ce que je ne l’aurais voulu, tant pis !! Maintenant, c’est parti, passons au concert lui-même !
Raphael est arrivé sur la scène vers 21h30, pour n’en repartir que vers 23h30 !! 2h de concert non-stop, soit une demi-heure de plus que les deux fois précédentes. Possible que cet « allongement » ait été du à la présence des caméras filmant ce jour-là le concert pour le futur DVD Live !
Raphael et ses musiciens ont commencé comme d’habitude par l’instrumental « funambule », pour enchainer ensuite par «La route de nuit ». Après je ne me souviens plus de l’ordre exact des chansons, mais je me rappelle avoir beaucoup apprécié la tracklist, qui fut assez différente de celle des précédents concerts. J’ai juste regretté qu’il n’ait chanté qu’une seule chanson de « Hôtel de l’univers » (« petite annonce », dont la version live est un pur bonheur!!). Par contre le partage entre les chansons des deux autres albums fut équitable ! « Comme un homme à la mer », « Ô Compagnons », « la mémoire des jours », « il y a toujours », « au temps des colonies », « 1900 » (une de mes préférées !), « sur la route » (sans JL Aubert, lui-même en pleine tournée il me semble) et « des mots » pour ce qui est de l’album « La réalité ». « Caravane », « Ne partons pas fâchés », « chanson pour Patrick Dewaere » (j’adore !), « Et dans 150 ans », « les petits bateaux », « la route de nuit », « Schengen », « peut être a-t-il rêvé » et « la ballade du pauvre » pour l’album « Caravane ». Wow, c’est en écrivant ça que je me rends compte qu’il les a toutes faites sauf « c’est bon aujourd’hui » ! (quoique en y réfléchissant bien, il l’a peut être chanté, je sais même plus !!). Et puis ajouter à cela qu’il a fait 3 reprises : la désormais culte reprise de The Clash « Straight to hell », sur la guerre du Vietnam (dommage qu’il n’ait pas fait tous les gestes habituels) ; « The man who sold the world » de son idole David Bowie (ce qui a permis à l’inculte que je suis de découvrir que c’était une chanson de Bowie à l’origine et non de Nirvana, qui en ont seulement fait une reprise !) et enfin une reprise du groupe The Pogues, dont j’ai oublié le titre ! Ha et puis j’ai failli oublier ! Il a également chanté une toute nouvelle chanson (pas la même que les dernières fois), que j’ai trouvé pas mal du tout ! J’ai pas bien entendu toutes les paroles, mais ça avait l’air d’être une chanson d’amour, quoique je me rappelle qu’il parlait aussi de vodka et de bière dedans !! Enfin on verra bien, j’imagine qu’elle figurera sur son prochain album !
Sinon, un Raphael très en forme, pas trop stressé, en phase avec son public, qui a pas mal bougé. Par contre je ne sais pas si c’était à cause de la présence des caméras, mais je l’ai parfois trouvé moins spontané dans ses attitudes. D’habitude il y a toujours un moment où il se prend les pieds dans les fils et doit être sauvé in extremis par un technicien, ou où il fait tombé son micro. Et puis j’aime bien quand il tourne sur lui-même en même temps qu’il joue de la guitare, mais là il ne l’a pas trop fait, snif ! ;) Bon il y a quand même eu des petits moments marrants, comme lorsque le batteur avait disparu de la scène et que Raph le cherchait partout, ou quand il a semblé avoir un petit problème de pantalon au niveau de son entre-jambe !
Sinon, un son comme d’habitude bien rock et des musiciens comme d’habitude géniaux (Ma p’tite préférence va à Matthieu Rabaté, le batteur !). Il a aussi fait venir sur scène des musiciens « invités » comme un guitariste africain, une pianiste asiatique, etc… Il y avait aussi le musicien avec lequel on le voit souvent sur les plateaux télés, qui joue d’une espèce de toute petite guitare (je ne m’y connais pas du tout en instrument de musique, donc je n’ai aucune idée de comment ça s’appelle !) que j’ai toujours trouvée intrigante !
Les moments que j’ai trouvé bien sympathiques sont les deux moments où il nous a fait un « petit » speech ! C’est tellement rare de l’entendre parler, et c’est bien dommage, car il s’exprime toujours bien, même lorsqu’il s’emmêle les pinceaux ! Pour introduire la sublime « Au temps des colonies », il a commencé par nous dire que quand il était petit, il était vraiment insupportable, un vrai chieur, et que ses parents faisaient de leur mieux pour le supporter. Mais un jour, ils l’ont abandonné comme on abandonnerait un chien à la frontière sur le bord de l’autoroute, en l’attirant hors de la voiture avec un os et en repartant vite en le laissant là. Sauf que ses parents ont utilisé une méthode « à peine plus civilisée » (pour reprendre ses mots !) : ils l’ont envoyé en colonies de vacances !! (je vois que la colonie lui a autant plu qu’à moi !). Et ben du coup pendant la colo, il est resté assis comme on reste assis sur un parking (« je sais pas comment on est assis sur un parking, mais en tout cas j’étais assis comme ça ») et n’a participé à aucune activité sociale ! D’ailleurs quand il a dit ça, il a été étonné que le public applaudisse (« dans les autres villes on me hue quand je dis ça ! »). Enfin en tout cas le public a peut-être applaudit, mais la dame frisée devant moi réprouvait visiblement ce comportement !
L’autre petite anecdote, c’est quand il était plus jeune et qu’il a commencé à jouer de la musique (« j’étais un amateur ») dans des toutes petites salles (« y’avait que 6 personnes, on m’a dit que c’était pour des raisons de sécurité »). Il a dit qu’à cette époque, il avait pas encore compris que dans des concerts, il faut jouer le tube à la fin et non au tout début, parce que sinon, une fois la chanson que tout le monde connaît et attendait est passée, et ben tout le monde s’endort ! (« c’est là que j’ai compris le sens de l’expression bâiller à s’en décrocher la mâchoire »). Ha nan mais je vous jure, des petites anecdotes comme ça de la bouche de Raphael, moi j’en voudrais tous les jours !
Voilà voilà, je crois que j’ai fait le tour de ce concert que j’ai trouvé vraiment très très chouette ! Je ne pense pas retourner voir Raphael sur cette tournée, donc je n’ai qu’une hâte, c’est que le DVD sorte, afin de pouvoir me passer en boucle mes chansons préférées, qui prennent tout leur sens et une toute autre dimension en live, avec un Raph qui devient de plus en plus bon sur scène, et qui, malgré sa timidité, arrive à gérer comme un chef des grandes salles et à mettre le public dans sa poche !